Ça swingue dans les meetings politiques suisses

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Qui a dit que la politique suisse était ennuyeuse ? Si, en France, les meetings politiques s’inspirent de plus en plus des shows à l’américaine, les partis genevois vont, eux, encore plus loin. Plus fortes que le one-woman show de Ségolène Royal au Zénith, les revues organisées en Suisse mettent en scène des élus et des militants n'hésitant pas à chanter et à danser devant le public. C’est ainsi que des candidats et des militants du Parti démocrate chrétien (PDC), en campagne pour les élections cantonales du 11 octobre, se sont produits devant 500 personnes, à Meyrin, dans le canton de Genève. Un cadre du parti et un politologue suisse nous donnent leurs points de vue sur cette drôle de tradition helvétique.

Les vidéos de la revue du Parti démocrate chrétien (PDC)

 

Vidéos postées par jfmabut

"On n'a pas peur de faire de l'autodérision"

Sonia Gatti est secrétaire générale du PDC-Genève. Elle est candidate aux prochaines élections cantonales.

La revue du PDC est organisée tous les quatre ans, à l’occasion des élections cantonales. Il s’agit d’un phénomène genevois propre à la culture politique de la ville. Même le parti concurrent au mien, le Parti libéral, organise des revues. C’est un événement où l’on n’a pas peur de faire de l’autodérision. Tout le monde participe au spectacle, des élus, des candidats et des militants. A la fin du spectacle, on fait passer un chapeau, les spectateurs peuvent faire un don, la somme récoltée sert à financer la campagne. C’est aussi un moyen de médiatiser la campagne, même si, en général, le retentissement reste très limité. Selon la presse locale, il s’agit du meilleur spectacle de ces dernières années.

Portrait de Sonia Gatti

Sonia Gatti

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"Même si c'est rigolo, ça reste pathétique"

Pascal Sciarini est directeur du département de sciences politiques de l’université de Genève, où il enseigne la politique suisse et comparée.

Cet vieille tradition pourrait s’expliquer par le caractère conflictuel de la scène politique de Genève. Les partis locaux sont à couteaux tirés, donc on peut imaginer qu’ils ont besoin d’un peu de légèreté et d’humour de temps en temps pour détendre l’atmosphère. Cependant, même si c’est rigolo, ça reste pathétique. On peut en effet se demander quel est le retour sur investissement d’un tel spectacle auprès des électeurs. Par contre, si l’objectif consiste à souder le parti et à mobiliser les militants, ça peut fonctionner.

Portrait de Pascal Sciarini

Pascal Sciarini

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Commentaires

pas mal!!

très drôle...j'imagine le prochain congrès du PS avec Aubry, Royal entre de chanter la chanson des parapluies de Cherbourg

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