
"L’Ukraine n’est pas un bordel", tel est leur slogan. Leurs armes : se déshabiller en public le jour de la fête de l’indépendance, ou jeter des gâteaux sur les "sexistes".
Le coût de la vie en Ukraine est presque aussi élevé qu’en Europe de l’Ouest. Et pourtant, le salaire moyen n’y est que de 300 euros par mois. La pauvreté et la législation particulièrement souple du pays en matière de visas expliquent en partie pourquoi ce pays est devenu la première destination d’Europe pour le tourisme sexuel. Bien qu’elle soit illégale en Ukraine, la prostitution y est pourtant omniprésente, notamment sur Internet. Des sites décrivent les prestations avec précision et expliquent que les prostituées ukrainiennes sont "ouvertes à toutes les formes de sexe".
L'association Femen lutte contre l’hypocrisie de la société, et surtout du gouvernement ukrainien, sur ce sujet. Leurs méthodes sont radicales… Pensez-vous qu’elles puissent être efficaces ? Réagissez.
Anna Hutsol a fondé Femen en 1998.

Si l'on nous compare à nos voisins, nous offrons des conditions très favorables au tourisme sexuel : des visas gratuits pour les ressortissants de l’Union européenne et des États-Unis, des infrastructures développées, des prix abordables pour les vols et les hôtels. Il y a aussi un mythe autour de la femme ukrainienne, qui serait sexy et adorerait les étrangers.
Mais la faute incombe aussi au gouvernement qui ne fait rien pour lutter contre ce fléau. L’industrie du sexe n’est jamais punie. L’amende pour avoir eu une relation sexuelle monnayée est de cinq euros ! Et les maquereaux ne risquent que trois à huit ans de prison. Ils ne sont de toute façon jamais arrêtés car ils versent des pots-de-vin à la police.
Officiellement, il y a 12 000 prostituées en Ukraine. En réalité, il y en a beaucoup plus. Ce chiffre n’inclut pas toutes celles qui n'ont jamais été interpellées par la police. Le plus effrayant est que 70 % des filles connues des services de police ont moins de 18 ans.
Avec Femen, nous avons inventé une façon unique de nous exprimer, basée sur la créativité, le courage, l’humour, l’efficacité, sans hésiter à choquer. Les gens ne s’intéresseraient pas à notre message si nous n’étions pas habillées de cette façon. Pour la cause, nous n’avons pas peur de nous mettre seins nus ou de porter des bikinis.
Boycottage de la fête de l’indépendance, le 24 août 2009.
Une des filles habillée en Marianne ukrainienne. 24 août 2009.
Les filles patrouillent dans la principale rue de Kiev, disant leurs quatre vérités aux hommes. "Touristes étrangers et visiteurs de notre pays : beaucoup de vos compatriotes pensent que nous sommes des prostituées. Merci de nous voir autrement."
Alexandra, membre de Femen, jette un gâteau à la crème sur Oles Buzina, célèbre pour son livre "Femmes, retournez au harem" et pour ses prises de position contre le droit des femmes à dire non aux rapports sexuels. Avril 2009.
Anna et DJ Hell, un supporter allemand de l’association, lors d’une manifestation sur la place centrale de Kiev, le 23 mai 2009.
Toutes ces photos sont postées sur la page MySpace de Femen.
Commentaires
Complément à mon précédent message
Submitted by sloboda on lun, 31/08/2009 - 13:49.Je voulais rajouter que le libre choix de la prostitution doit être réservé aux femmes majeures
Complément à mon précédent message
Submitted by sloboda on lun, 31/08/2009 - 13:49.Je voulez rajouter que le libre choix de la prostitution doit être réservée aux femmes majeures
sexisme toujours et encore
Submitted by sloboda on lun, 31/08/2009 - 13:19.Si ces femmes choisissent librement la prostitution, je ne vois pas où est le problème sinon de les informer sur les risques de ce métier.
Les féministes persistent dans leur sexisme d'un autre âge qui présente l'homme comme un être sale et dépravé.
Que disent elles de ces femmes qui partent en Afrique ou aux Antilles pour trouver un peu de compagnie avec de ''beaux mâles''?
En toute logique c'est aussi du tourisme sexuel mais là les féministes expliqueront sans doute que ce n'est pas la même chose ou pire arriveront à rendre l'homme coupable...
Et puis autre argument choc, le tourisme sexuel féminin est marginal comme si c'était le sexe ratio de ce ''pseudo-vice'' qui avait de l'importance.
Arrêtons ce combat des sexes, nous ne sommes pas dans un pays musulman ou du tiers monde les femmes peuvent décider et assumer leur choix, il faut juste exercer une répression impitoyable sur les proxénètes et les réseau de prostitution et là encore même si ce sont des femmes qui les dirigent.
Dernière choses Madame Hustol n'est une femme qui est l'égérie de votre révolution et femme politique majeure encore aujourd'hui ? En plus Ioulia Timochenko est superbe et joue de son charme pour arriver à ses fins !!!!
prostitution
Submitted by etudiant (non vérifié) on sam, 29/08/2009 - 23:51.ahhhhhhhhhhhhhhh
elles sont trop bonnes!!!!!!!!!!!!
c'est très excitant
je ferais un tour en Ukraine
pour ca il faudrait que tu en ai les moyens
Submitted by ivan grozniy on dim, 30/08/2009 - 06:08.Pour ceux qui croient que la prostition est très bon marché,renseignez vous avant...
A Kiev,les prix commencent à 50 euros de l'heure mais elles sont pas exeptionelles.A 80 euros ca commence à être beaucoup mieus.
Il faut compter qu'une fille ne se déplace pas pour une heure mais 2 au minimum.Ca ferait un budget par jour de minimum 100 euros pour les prostituées,plus 50 euros minimum par jour pour un appartement ou une chambre d'hotel.Sans compter qu'il faut se nourrir...
Donc je ne sais pas si ton budget d'étudiant peut te permettre de faire le touriste sexuelle.
Je rencontre beaucoup de touristes "sexuelles" ici,le plus drôle c'est que laplupart se retrouvent sans le sous au bout du premier ou du deuxième jours.
Un petit conseil pour les touristes,évitez les villes comme Kiev,Yalta,Odessa vous n'en avez pas les moyens.Rabattez vous plus sur des villes comme Xerson,Nikolaev,Mariupol,Lugansk,...Les prix y sont beuacoup plus comfortables.
Voici quelques sites avec les indices de prix:
[effacé]
Vous pouvez donnez des
Submitted by Team Observers on lun, 31/08/2009 - 08:08.Vous pouvez donnez des informations sur le sujet, mais ne proposez pas vos services sur ce site. Merci.
oui?
Submitted by ivan grozniy on lun, 31/08/2009 - 11:06.Je ne proposais pas mes service,je donnais seulement des infos.
Dites moi quelles informations souhaitez vous exactement?
Je me trouves actuellement a Republique Moldave de Trandniestrie jusqu au 20 septembre apres je rentre au Luxembourg.
Donc dites moi en quoi puis je vous aider.
Quand je disais qu'en
Submitted by gautier on dim, 30/08/2009 - 07:50.Quand je disais qu'en Ukraine la prostitution me semblait être un business comme un autre socialement bien accepté, je ne demandais pas un démonstration de mon propos!
Ivan, Femen est CONTRE la prostitution, et là vous nous vantez le marché...
Je me demande comment les modérateurs de France24 vont considérer votre commentaire. C'est limite limite...
c'est la vie...
Submitted by ivan grozniy on dim, 30/08/2009 - 11:08.Je ne dis que la véritée...
Je n'appellerai pas cela de la prostitution mais plutôt des femmes de compagnie.Ca nous évite d'entretenir des maitresses qui nous couterais bien plus chères.
Quand nous appelons des prostituées,nous passons en général la soirée avec elles.Ce n'est pas comme en France ou vous prenez une fille dans la rue et aller dans une voiture.
Pour moi ces FEMEN perdent leur temps.Elles devraient plutôt lutter contre le commerce de filles ukrainiennes qui partent travailler à l'étranger comme la Turquie,Chypre,l'Espagne,Israel;Liban...
Dans ces pays,les filles sont traitées comme des esclaves et sont souvent revendues à d'autres par la suite.
Les filles se retrouvent souvent dans ces pays par ignorance et ce sont en général des filles de la campagne et non des villes.
Comme je l'ai déjà dit,les plus gros consommateurs de filles ukrainiennes sont les ukrainien,les étrangers sont une petite minauritée qui ne sont là que par saison.
Ce que vous dites est
Submitted by gautier on mar, 01/09/2009 - 10:15.Ce que vous dites est intéressante, non pas votre position vis-à-vis des femmes considérées comme des marchandises, cher ou pas chere, ce qui est assé répugnant, mais par la démonstration du décalage culturel que j'ai déjà mentionné qui vous fait considérer la prostitution comme un business comme un autre. Mais il s'agit d'être humains, pas de saucisses, et le fait que les conditions des prostitués expatriées soient pires ne saurais justifier ce qui n'est jamais qu'un cache misère pour la plupart de ces femmes.
J'ai du respect pour toute les cultures, quelques amis russes et ukrainiens, mais je ne pense pas que la facette de cette culture que vous montrez ici reflette le meilleur de l'âme slave.