L'Angleterre a toujours ses "hooligans"

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Les clubs londoniens de West Ham et de Millwall, ennemis depuis toujours, se sont affrontés pour la première fois depuis quatre ans, ce mardi, lors du "derby le plus violent d’Angleterre". Bilan : dix supporteurs interpellés, un blessé à l’arme blanche et la pelouse d’Upton Park envahie à trois reprises. Deux supporteurs de West Ham expliquent pourquoi tout ceci n’est pas de leur faute.

Plusieurs échauffourées ont ponctué la rencontre entre les deux clubs du East End londonien lors du deuxième tour de la Carling Cup. Autour du stade de Upton Park, fief de West Ham, des groupes de supporteurs se sont mesurés aux policiers anti-émeutes avant, pendant et après le match. Un homme de 44 ans a été poignardé et des incendies ont été allumés. Pendant ce temps, à l’intérieur du stade, les supporteurs des Hammers (West Ham) ont envahi la pelouse à chacun des trois buts de leur équipe, qui a fini par remporter la rencontre sur le score de 3 buts à 1.

Alors que la Fédération anglaise de football, la FA, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les violences, des associations de supporteurs ont déjà appelé les autorités sportives à éviter les "réactions hystériques".

Contributeurs

Les échauffourées avant la rencontre

Les violences ont éclaté alors que les supporteurs se dirigeaient vers le stade depuis la station de métro de Upton Park, dans l’est de Londres. Vidéo postée "irock920".

Première irruption des supporteurs sur la pelouse

West Ham a égalisé à la 86e minute, donnant lieu à la première irruption des supporteurs sur le terrain. Les Hammers finiront par marquer à deux reprises dans les arrêts de jeu pour remporter la rencontre sur le score de 3 buts à 1. Vidéo postée par "Jahan26".

"Tout était prévu dès l’annonce du tirage au sort"

Steve (nom d’emprunt) est un ancien "West Ham Boy" du East End de Londres. S’il reste un supporteur dévoué, il assure ne plus participer aux violences. 

Dès l’annonce du tirage au sort, les supporteurs des deux clubs savaient qu’ils auraient enfin l’occasion de se livrer à une bonne bagarre. Ceux de la vieille garde des "West Ham boys" qui ont, pour la plupart, passé la quarantaine, ont appelé leurs anciens camarades pour organiser le rendez-vous. 'C’est bon chef, on sera là pour la bagarre. On se retrouve au pub, à telle heure…'. C’est exactement comme il y a 20 ans. Nous nous connaissons tous depuis les années 1980.

Plusieurs personnes impliquées dans les violences n’avaient même pas l’intention d’aller au match. Elles se sont rendues aux abords du stade juste pour la bagarre. C’était un carnage. Outre la vieille garde, il y avait aussi de nouveaux supporteurs.

En plus, le match ayant lieu le soir. La visibilité était réduite et on ne comprenait pas bien ce qu’il se passait. Les policiers étaient complètement débordés. Sans doute qu’ils ne s’attendaient pas à autant de problèmes, car ce genre d'affrontements ne se produit plus très souvent dans le football." 

Portrait de Steve.

Steve.

  • United Kingdom
  • West Ham fan

“Les responsables sont les chefs de la police et de la Fédération de football”

Carl (nom d’emprunt), la trentaine avancée, est un supporteur de West Ham.

La rivalité entre les deux clubs remonte à l’époque où l’est de Londres était encore dominé par les docks, les activités portuaires. Millwall se trouve sur la rive sud de la Tamise, en face de West Ham. Dans les années 1920, les deux rives du fleuve se sont opposées lors de grandes grèves des dockers. Depuis, elles se détestent. Il y a même eu des meurtres. C’est presque une affaire tribale.

La dernière rencontre entre les deux clubs remontaient à 2005. À l’époque, 1 800 policiers avaient été mobilisés. En plus, le match avait eu lieu un dimanche matin, ce qui est plus facile à surveiller car la police sait exactement par quels trains les supporteurs vont se trouver.

Le soir au contraire, les hooligans savent comment s’y prendre. Un premier groupe d’une soixantaine d'individus se pointe dans un pub dès 9h du matin. Un deuxième groupe les rejoints à midi, puis un troisième dans l’après-midi et ainsi de suite. La police ne peut plus contrôler le flux.

Les responsables sont donc les chefs de la police et de la Fédération de football. Quelqu’un a pris une décision et c’était la mauvaise. Les supporteurs des deux clubs ont dû se frotter les mains à l’annonce de l’affiche !"

Portrait de Carl

Carl

  • United Kingdom
  • West Ham affiliate

Commentaires

du pipi de chat comparer a

du pipi de chat comparer a nos racailles immigrees de banlieue

Utilisateur non inscrit

t'es fou toi les hools sont

t'es fou toi les hools sont bien plus taré que tes losers des banlieus !!!

Utilisateur non inscrit

reve pas c'est des gentils

reve pas c'est des gentils garcons comparer a nos taches de banlieue
et puis ils ont pas les juges incompetent pour eux

Utilisateur non inscrit

C'est donc la faute des

C'est donc la faute des policiers si des andouilles se frappent entre eux?
Ce ne serait pas plutot aux gens eux même d'être tenu responsable de leur acte?

Utilisateur non inscrit

la police responsable

j'adore le titre
tout en nuance

Utilisateur non inscrit