En janvier, j'ai été recruté par Microsoft pour un poste qui, je
l'ai vite compris, ne m'intéresserait pas. J'ai donc décidé de laisser
courir la période d'essai et de chercher du boulot pendant ce temps-là.
J'avais un seul objectif : trouver un job avant le mois de mai. Et je
savais que je devais trouver une idée originale pour y arriver.
J'ai posté mon CV-vidéo sur Internet l'été dernier, que j'ai ensuite mis en ligne sur une
page Facebook "Un job pour Yu-yan !". J'ai aussi contacté des blogueurs et j'ai eu un
bon retour. Ils ont trouvé ma démarche sympa. Je me suis retrouvé sur des sites de divertissement. Résultat : j'ai été un des premiers CV-vidéos à faire du buzz. C'est ce que je voulais en fait, je voulais
montrer que j'étais capable de faire du buzz.
Didier
Lahely est à la recherche
d'un emploi depuis deux ans. Directeur artistique français, il utilise tous
les sites connus de son milieu professionnel... sans succès pour l'instant. Les
entreprises françaises ne sont pas encore familiarisées avec cet
outil...
J’utilise les sites connus de mon milieu
professionnel, comme Twitter, Doyoubuzz , VisualCV, Facebook, Viadeo et mon blog
pour faire mon auto-promotion et ainsi accroître ma
visibilité auprès d’éventuels recruteurs, de chefs d’entreprise... Être sur
ces sites ne constitue pas une finalité, c'est juste un
moyen.
Bien sûr, il ne s'agit pas de
seulement déposer son CV sur ces sites, il faut également tisser des liens, avoir
des contacts auxquels envoyer vos liens et contribuer en écrivant des articles... Bref, se faire remarquer. Sinon votre CV sur Twitter ou autre ne servira à
rien. Personnellement, je passe douze heures par jour sur Internet.
Mais je voudrais préciser que,
étant donné mon domaine (publicité, communication, édition, design, Internet),
je me dois d’être au goût du jour et donc d’utiliser des outils comme
Internet, les réseaux sociaux ainsi que d'autres possibilités. Mais j’imagine que pour un
poste de comptable, c'est beaucoup moins judicieux d'employer les mêmes
techniques...
Il y a cependant plusieurs bémols à ce genre de sites... Twitter est majoritairement utilisé par des profils anglophones ; il n'a été "découvert" que récemment en France, notamment avec un reportage sur France 2... Moi, je l'utilise depuis plusieurs années. Je crains que les chefs d'entreprises français ne connaissent absolument pas cet outil, beaucoup moins qu’aux Etats-Unis. Déjà aux Etats-Unis, 25 jeunes sur 101 connaissent Twitter, c’est ce que j’ai vu dans un reportage qui se passe sur un campus américain .
Mais Twitter ne fonctionne pas en France... Pas encore, du moins. Seuls les "geeks" connaissent ce genre d'outils et l'utilisent. Je ne reçois donc aucune sollicitation. En France, le mode de recrutement reste très traditionnel : envoi de lettres créées sous Word, recommandations... Mais je recherche à l’international, donc je poursuis ma démarche, bon gré mal gré."
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