À Madagascar, la crise est-elle vraiment terminée ?

Lors de l'arrestation mercredi du Premier ministre "légaliste". Posté sur Sobika.

Depuis la prise de pouvoir par Andry Rajoelina, Madagascar ne fait plus les gros titres des médias. Pourtant la crise reste ouverte et les partisans du président déchu, Marc Ravalomanana, continuent de manifester. L'un de nos Observateurs sur place nous raconte comment s'y prend le nouveau gouvernement pour tenter de mettre un terme aux débordements.

Le président évincé, Marc Ravalomanana, avait nommé, de son exil au Swaziland, un Premier ministre "légal", Manandafy Rakotonirina. Ce dernier avait installé son QG dans l'un des deux grands hôtels de la capitale et il s'apprêtait à nommer un gouvernement. Il a été arrêté mercredi dans la soirée, avec d'autres figures du mouvement de Marc Ravalomanana. Une mesure qui vise à stopper le mouvement de protestation que continuent d'entretenir les "légalistes" et qui avait encore donné lieu la semaine dernière à de violents affrontements avec les forces de l'ordre.

Vidéo postée sur Topmada.

Contributeurs

"Nous sommes à Madagascar et tout peut changer très rapidement"

Pascal Kryl travaille dans la publicité à Antananarivo, à Madagascar.

Aujourd'hui tout est calme, je me suis baladé en ville et il n'y a pas de rassemblement. Les 'légalistes' ne peuvent de toute façon plus manifester. L'armée bloque l'accès à la Place de la démocratie, où ils se réunissaient habituellement. Le nouveau gouvernement a déclaré que désormais il n'autoriserait plus les manifestations qui ne disposent pas d'une autorisation. C'est bien sûr assez ironique sachant que les partisans d'Andry Rajoelina ont organisé des rassemblements non autorisés pendant des mois avant de prendre le pouvoir.

Avec cette interdiction de manifester, et l'arrestation du Premier ministre de Marc Ravalomanana, on pourrait croire que la crise est terminée. Mais attention, nous sommes à Madagascar et tout peut changer très rapidement. Rappelons-nous qu'une semaine avant la prise de pouvoir par Andry Rajoelina, on pensait qu'il avait perdu... Le président déchu a encore des soutiens dans l'armée, même si celle-ci tente aujourd'hui d'afficher son unité, il n'est donc pas à exclure qu'il revienne au pouvoir à la faveur d'un retournement d'alliance."

Autres photos de l’arrestation du Premier ministre "légaliste"

Posté sur Sobika. 

Commentaires

« Les élections suffiront encore ? »

Noue

En l’état actuel de la crise et notamment de son aspect “militaire”, ces exactions, ces arrestations arbitraires, ces violences disproportionnées (l’usage de mitrailleuse à bipied pour la dispersion de manifestants)…, ces pillages (non plus, des black monday mais à l’exemple du Hummer pris de force chez les Raveloson…), je doute qu’une élection présidentielle suffirait pour résoudre cette crise.

Ce sont d’ailleurs les méfaits de l’armée, ou plutôt de cette faction en mutinerie qui posent problème et qui constitueraient inévitablement un frein dans la résolution de cette crise. Une crise politique où seuls les politiciens interviennent pourrait se résoudre par les négociations qui déboucheraient normalement à un accord “politique”. Mais en l’état actuellement des choses, et compte tenu de la participation de l’armée, l’élection présidentielle ne ramènera pas la paix sociale. D’abord la mutinerie en soi, devra-t-on la laisser impunie au nom de la réconciliation nationale? Si oui, nous avons donc décidé d’ouvrir la boîte de Pandores et de ne pas la refermer au risque de se retrouver d’ici quelques mois ou quelques années avec de nouvelles mutineries et les violences et les exactions qui viennent avec. C’est laisser Madagascar suivre l’exemple de l’Afrique des années 80 et 90 avec quelques décennies de retard, un exemple d’une Armée qui intervient dans le champ politique.

Faudra-t-il laisser impunis les violences et les vols commis par les mutins? Qui remplaceront les véhicules pris de force par l’armée auprès de civils? Les victimes des violences ne bénéficieront-elles pas de la moindre justice au nom de la paix civile. C’est de nouveau ouvrir la voie à la revanche et à la vengeance. Tout citoyen, quel qu’il soit, doit savoir qu’il y a des droits et des obligations et que le simple fait d’être doté d’une arme ne donne nullement une quelconque autorité.

Une question m’arrive souvent : et si l’ancienne majorité présidentielle remporte les élections? Naturellement et honnêtement, personne ne peut les empêcher de participer aux scrutins et encore moins de gagner. D’autant plus que la mouvance TGV manque d’assise populaire. Les mutins accepteraient-ils de rentrer dans le rang au risque de s’exposer aux sanctions, somme toute normales ? Nous en douterions objectivement. D’ailleurs, quelques chroniqueurs se demandent si l’armée souhaite vraiment une sortie de crise, tellement elle nourrit bien le bidasse.

Alors, je vous assure et battons-nous, la Communauté internationale a tort (mais elle ne s’en soucie pas) de se contenter d’organiser les élections présidentielles. Il faut absolument régler la question “militaire”, désarmer les mutins et sanctionner fermement les auteurs du Coup d’État afin que l’exemple soit rédhibitoire, aussi bien la mutinerie que l’accession au pouvoir par une voie autre que les élections.

Résolution du Parlement européen sur la situation à Madagascar

En esperant que plus jamais aucun pays n'accepte ce coup d'état de TGV

ADOPTEE

Résolution du Parlement européen sur la situation à Madagascar
Le Parlement européen,

– vu les déclarations faites les 17 et 20 mars 2009 au nom de l’UE par la présidence du Conseil,

– vu la prise du pouvoir par les militaires, en Mauritanie et en Guinée-Conakry, ainsi que les sanctions infligées à la suite de celle-ci par la communauté internationale,

– vu la réunion inaugurale du groupe de contact international sur Madagascar qui a eu lieu le 30 avril 2009 à Addis-Abeba,

– vu l’article 115, paragraphe 5, de son règlement,

A. considérant qu’au terme de deux mois d’un âpre combat, M. Andry Rajoelina, ancien maire de Madagascar a réalisé, avec le soutien de l’armée, un coup d’état à Madagascar le 17 mars 2009,

B. considérant que la Haute Autorité de transition, autoproclamée, présidée par M. Rajoelina, a suspendu l’Assemblée nationale et le Sénat et que, sous la pression des rebelles, le Président élu démocratiquement, M. Marc Ravalomanana, a été contraint de quitter Madagascar,

C. considérant que M. Rajoelina, élu maire d’Antananarivo en décembre 2007, avait été révoqué de force par l’ancien gouvernement en février 2009,

D. considérant que le mécontentement de la population a été exacerbé par un projet de l’ancien régime tendant à louer un million d’acres, dans le sud du pays, à une entreprise coréenne, à affecter à la pratique de l’agriculture intensive,

E. considérant que ce changement de régime contraire à la constitution constitue un nouveau revers préoccupant pour le processus de démocratisation en cours sur le continent, lequel renforce la crainte de voir reprendre la vague de coups d’état en Afrique, crainte exprimée lors de la douzième réunion ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine qui s’est tenue à Addis-Abeba du 1er au 4 février 2009,

F. eu égard à l’arrestation arbitraire du Premier ministre Manadofi-Rakotonirina, nommé par le Président élu, ainsi que d’un autre membre de son gouvernement,

G. considérant que le Conseil de sécurité des Nations unies et les organisations internationales dont Madagascar fait partie ne reconnaissent pas le régime qui s’est établi de fait et appellent au rétablissement du régime constitutionnel,

H. considérant que Madagascar est suspendu des groupements régionaux – Union africaine, SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) – ainsi que de l’Organisation internationale des pays francophones et de l’Union interparlementaire, et que l’Union européenne, les États-Unis d’Amérique, la Norvège et la France ont condamné la violation de l’état de droit et de l’ordre constitutionnel et suspendu leur assistance,

I. considérant que dans le cadre du dialogue Afrique-UE, la 12e réunion ministérielle des troïkas africaine et de l’UE a eu lieu à Luxembourg le 28 avril 2009 et a réclamé la tenue rapide d’élections nationales et le rétablissement de l’ordre constitutionnel,

J. considérant que le jour où M. Rajoelina s’est installé à la tête de l’État, des manifestations pacifiques regroupant des dizaines de milliers de personnes se sont poursuivies dans la capitale mais ont été réprimées dans la violence par les forces militaires,

K. considérant que le rétablissement de l’ordre constitutionnel devrait reposer sur les objectifs et principes suivants: un calendrier clair pour la tenue d’élections libres, loyales et transparentes; la participation de tous les acteurs politiques et sociaux du pays, y compris le Président Ravalomanana et les autres personnalités nationales; la promotion d’un consensus entre les parties; le respect de la Constitution nationale; le respect des instruments pertinents de l’Union africaine ainsi que des engagements internationaux de Madagascar;

L. considérant que la réunion inaugurale du groupe de contact international sur Madagascar qui s’est tenue le 30 avril 2009 à Addis-Abeba a regroupé, à côté des Nations unies, de l’Union africaine et de l’UE, de nombreuses organisations et pays de la région dans le but de coordonner les efforts de la communauté internationale visant à promouvoir le rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel à Madagascar;

M. considérant que les Nations unies ont lancé un appel en faveur d’une aide humanitaire de 35,7 millions de dollars pour le pays, anticipant sur la pénurie de denrées alimentaires qui est à craindre dans un proche avenir comme suite aux perturbations engendrées par la crise politique;

N. considérant que la majeure partie de la population dispose de moins de 1 dollar par jour et que les revenus limités permettent difficilement à la plupart des ménages d’avoir accès aux denrées alimentaires, à l’eau et aux services d’hygiène, à la santé et à l’éducation;

O. considérant que le pays a été victime de trois années consécutives de sécheresse et de récoltes insuffisantes, de hausse des prix des denrées alimentaires et d’une insécurité alimentaire chronique ainsi que de cyclones;

1. condamne énergiquement le coup d’état et toutes les tentatives visant à s’emparer du pouvoir par des voies non démocratiques;
2. demande le rétablissement immédiat de l’ordre légal et constitutionnel dans le pays et invite les parties en présence à Madagascar à respecter sans réserve les dispositions de la Constitution de Madagascar dans la résolution de la crise;
3. regrette la suspension de l’Assemblée nationale et du Sénat et demande leur rétablissement rapide, et insiste pour que les mandats et les immunités des parlementaires soient respectés, dans l’attente de nouvelles élections parlementaires démocratiques;
4. invite la communauté internationale à redoubler d’efforts pour mettre fin aux violences politiques à Madagascar;
5. considère que la stabilité, la prospérité et les libertés démocratiques ne peuvent être garanties que moyennant un dialogue consensuel et général abordant les causes profondes des nombreux problèmes auxquels le pays est en proie – qu’ils soient économiques, sociaux, politiques ou environnementaux –, dialogue qui serait accepté par toutes les parties et devrait déboucher sur une consultation directe du peuple malgache;
6. invite l’ensemble des acteurs politiques à faire de la bonne gouvernance et de la lutte contre la pauvreté la priorité de leurs efforts, en vue d’améliorer le partage des richesses et le niveau de vie de la population, ce qui suppose la mise en place d’une politique de développement durable dans les domaines des soins de santé fondamentaux, de l’éducation, de la création d’emplois etc.;
7. appuie les initiatives prises par les organisations régionales ainsi que la décision de l’Union africaine de doter le groupe de contact sur Madagascar d’une branche opérationnelle à Antananarivo, présidée par l’envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine, M. Ablassé Ouedraogo;
8. demande à l’envoyé spécial de l’Union africaine pour Madagascar, en collaboration avec les représentants de la communauté internationale à Antananarivo et à la lumière des discussions entamées sous la houlette de l’Union africaine et des Nations unies, de prendre contact avec les parties en présence à Madagascar pour convenir avec celles-ci des moyens de rétablir rapidement l’ordre constitutionnel;
9. souligne que la détérioration de la situation humanitaire dans le pays a été aggravée par les événements politiques récents et demande instamment à la communauté internationale, et en particulier à l’UE, de fournir une assistance humanitaire accrue pour alléger les souffrances de la population malgache;
10. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission ainsi qu’aux États membres, aux autorités légitimes de la République de Madagascar, à la Haute Autorité de transition, au Secrétaire général des Nations unies, à l’Union africaine, à la SADC, à l’ECHO, au CERF et au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies.

« Crimes contre l’Humanité » à Madagascar

Noue

Liste des enlèvements et tortures
Grave insulte, à la Démocratie, aux Droits de l’Homme, au Peuple Malgache

Le Professeur Manandafy Rakotonirina, Premier Ministre du Gouvernement Ravalomanana, âgé de 70 ans, d’origine Betsileo, leader du mouvement MFM, un homme civil d’ouverture et de dialogue a été enlevé et torturé par des militaires CAPSAT du régime HAT de Andry Rajoelina le 29 avril 2009, comme de nombreux parlementaires, militaires et civils (voir ci-dessous la liste non exhaustive).

Conformément au Droit international humanitaire et au Droit international des Droits de l’homme, le Comité RRM-Europe demande à tous les Gouvernements et à toutes les Institutions du monde entier de cesser tout dialogue avec les “preneurs d’otages” et de condamner fermement les “Crimes contre l’humanité” perpétrés par le régime “putschiste”, et les actes ignobles de la HAT qui bafouent les Droits de l’Homme et des citoyens malgaches.

Le Comité signale que le 24 avril dernier, l’Union Internationale des Parlementaires, a déjà condamné sévèrement les actes ignobles perpétrés aux parlementaires malgaches, qui sont formellement interdits dans les Conventions de Genève et par les Lois internationales.

L’UIP a prévenu, par ailleurs, que ces actes ne resteront pas impunis et des sanctions exemplaires seront prises à l’encontre du régime dictatorial, assassin et preneur d’otage représenté par Andry Rajoelina.

Le Comité demande une enquête internationale et la libération immédiate des otages, et réitère son appel à toutes les Forces vives de la Nation et les Organisations Internationales, qui ont d’ores et déjà condamné ce régime, à sanctionner ce régime sanguinaire pour l’accomplissement de la JUSTICE et le respect des DROITS HUMAINS.

Le Comité réitère son appel à la SADC pour assurer rapidement une “Sécurité humaine” pour le retour à l’Ordre Constitutionnel et le retour du Président légitime SEM Marc RAVALOMANANA, afin que les Droits internationaux et les Conventions de Genève soient respectés à Madagascar.

Le Comité appelle tous les Corps Diplomatiques présents à Madagascar à requérir de la situation de ces enlevés et disparus et d’informer le public par tous moyens qu’ils jugent utiles.

En conséquence, le Comité RRM-Europe condamne fermement ces enlèvements et ces tortures, et tient à apporter son soutien aux familles de toutes les victimes.

Au nom du Comité de Soutien de la Démocratie, de la Constitution et de la République Malgache – RRM Europe.

N.B. : « Crimes contre l’Humanité » :

Liste « non exhaustive » des derniers assassinats, enlèvements et tortures à Madagascar
29 avril 2009 : Enlèvement commandité par la HAT et mené par le commandant Charles Randrianasoavina de Capsat

Premier Ministre : le Professeur Manandafy RAKOTONIRINA

Secrétaire Générale du Teza : Madame Ihanta Randriamandranto

Colonel Théophile RAMANANDRAIBE, et quatre gardes de corps civils

Colonel Jacques HARIJAONA

Colonel DENIS

28 avril 2009 : Enlèvement commandité par la HAT et exécuté par des éléments de Capsat

Colonel Andrianandraina RALITERA, Chef de la sécurité de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) et ses collaborateurs

Garçon de 9 ans : tentative d’enlèvement, un des mutins a été chargé de faire une piqûre à la victime (Tentative de vols d’Organes humains ?)

24 avril 2009 : Action commanditée par la HAT et par des éléments de Capsat

Assassinat délibéré de Madame Haja, vendeuse de livres à la place de la démocratie à Ambohijatovo, sa tête a été fracassée par une balle réelle

Arrestations de plusieurs jeunes manifestants (es) : Disparus (es)

23 avril 2009 : Action commanditée par la HAT et par des éléments de Capsat

Arrestations abusifs et sans fondement de 6 étudiants (es) : Disparus (es)

23 avril 2009 : Enlèvement commandité par la HAT et mené par le commandant Charles Randrianasoavina de Capsat

Le Sénateur de Madagascar : Lanto RABENATOANDRO

Le Député de Betafo : JOELISON

Le Député de Mandoto : Raymond RAKOTOZANDRY

Le Député d’Ambatolampy : Mdrosoa RAKOTOMANDIMBINDRAIBE

Le Député de Faratsiho : Henri RANDRIANJATOVO

20 avril 2009 : Action commanditée par la HAT et par des éléments de Capsat

Assassinat de deux manifestants et une trentaine de blessés par balle

10 avril 2009 : Action commanditée par la HAT et par des éléments de Capsat

Tentative d’arrestation échouée du chef d’Etat-major, ancien CEMGAM Edmond RASOLOMAHANDRY, opération d’enlèvement menée par le Commandant Charles Randrianasoavina et le Commandant de la gendarmerie Lylison

28 mars 2009 : Action commanditée par la HAT et par des éléments de Capsat

Le Député de Analamanga : William René RAKOTO MAHEFARINORO : Disparu

Le Député de Fort-Dauphin : Yves Aimé RAKOTOARISOA, assassiné par un jet de grenade

17 mars 2009 : Action commanditée par la HAT et par des éléments de Capsat

Enlèvement du pasteur président de la FJKM et des 3 généraux à qui Ravalomanana a donné l’ordre de diriger le directoire militaire. Tous les quatre ont été libérés après avoir été torturés :

Pasteur Lala RASENDRAHASINA

Vice-amiral Hyppolite Raharison RAMAROSON

Général de division Lanto RABARISOA

Général de division Rivo RAZAFINDRALAMBO

17 mars 2009 : Action commanditée par la HAT et par des éléments de Capsat

Assassinat de gardes de corps : éléments de la Garde Présidentielle du Palais présidentiel d’IAVOLOHA.

17 mars 2009 : Action commanditée par la HAT et par des éléments de Capsat

Menace de mort perpétré par les mutins de la CAPSAT envers le Président de la République de Madagascar Marc RAVALOMANANA, l’obligeant à quitter le pouvoir.

11 mars 2009 : Action commanditée par la HAT et par des éléments de Capsat

Le Vice-amiral Mamy Solofoniaina RANAIVONIARIVO, Ministre de la défense a été forcé à démissionner sous menace d’armes par les mutins de la CAPSAT

Autres arrestations arbitraires et disparitions
Nous dénombrons jusqu’à ce jour quelques 300 adultes et enfants disparus dans tout Madagascar : Action commanditée par la HAT et par des éléments de Capsat

Dont :

69 enfants enlevés, en majorité des adolescentes : « Viols et vols d’organes humains ?»
Mahavonjiniaina ANDRIAMAHAVONJY : un fonctionnaire, arrêté, torturé et enlevé pour avoir dit : « ne tuez pas les malgaches »
RAZILY, « le porteur du Drapeau Malagasy » : Arrêté, torturé, et enlevé
SONIA, « l’animatrice de la télévision MBS » : Arrêtée, torturée, et enlevée
Plusieurs cas d’arrestations arbitraires, de disparitions et d’exactions sont perpétrés en provinces et à Antananarivo, mais sont non répertoriés ; les familles des victimes sont intimidés par les mutins et ont peur de porter plainte ; beaucoup de corps assassinés de civils lors des opérations de représailles ont été subtilisés dans les hôpitaux par les mutins ; des preuves par photos et vidéos existent.

Il faut noter que ces pratiques de la HAT sont fermement condamnées par les Nations Unies: “Nul ne sera soumis a la torture, ni a des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants” “Nul ne peut être arbitrairement arrêté »: article 5 et l’article 9 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

La participation engagée de la République de Madagascar dans le concert des Nations et faisant siennes, et selon la Constitution, la HAT est condamnable pour avoir enfreins :

la Charte Internationale des droits de l’homme
la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples
les Conventions relatives aux droits de la femme et de l’enfant
De facto, la proposition de la HAT pour une organisation des élections en 2009 n’est ni légitime ni crédible selon les conventions internationales.

Le 21ème siècle est l’ère des Droits de l’Homme et de la Justice internationale, et c’est pourquoi les Malgaches et toute la Communauté internationale condamnent fortement le coup d’Etat, le « génocide » et les « Crimes contre l’humanité » du gouvernement fantoche « HAT » de Andry Rajoelina et consorts.

Le retour rapide du Président de la République Malgache SEM Marc RAVALOMANANA avec l’armée de la SADC et le retour rapide à l’Ordre constitutionnel sont les seules solutions crédibles et constitutionnelles pour une garantie de la restauration de la Paix civile et de la Sécurité à Madagascar.

Alerte à la violation des droits fondamentaux: les Nations Unies

Nia

Insultes, violence, traitements dégradants, … de bien faibles mots pour qualifier la manière dont les militaires ont capturé hier certains meneurs du mouvement légaliste à l’hôtel Carlton sous les yeux des journalistes et des photographes.

Ces pratiques sont fermement condamnées par les Nations Unies : « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. » « Nul ne peut être arbitrairement arrêté » : article 5 et l’article 9 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. S’y ajoutent « Tout individu à droit à la liberté d’opinion et d’expression », ainsi qu’à la « liberté de réunion » (articles 19 et 20)

Ces préceptes proclamés par les Nations Unies ne seraient-ils que démagogie ? Devant ces violations flagrantes et répétées des droits fondamentaux de l’homme perpétrées par la Haute autorité de transition (HAT) les Nations Unies avanceront-elles encore dans la reconnaissance de cette structure anticonstitutionnelle ? En effet, elles auraient envoyé une invitation à Andry Rajoelina, président de la HAT, pour assister à une conférence internationale à New York en début juin. Aussitôt l’invitation reçue, ce dernier s’est empressé d’annoncer en conférence de presse sa première « future sortie » sans risque de se faire rejeter ou humilier. Une invitation des Nations Unies qui suscite une véritable consternation, si elle est réelle. La communauté internationale, elle, a fermement et officiellement condamné les agissements de la HAT.

Manandafy Rakotonirina, avant cette arrestation d’hier, a avancé que cette invitation, comme la précédente ne peut être réelle vu que la veille même de la proclamation de cette nouvelle, la communauté internationale s’est prononcée contre -voire condamné- les actions de répression perpétrées par la HAT. S’y ajoutent d’autres violations de la déclaration universelle des droits de l’homme proclamée par les Nations Unies comme l’usage de la violence, le non-respect des droits de réunion et d’association, ainsi que des droits à la liberté d’opinion et d’expression qui vont a l’encontre des libertés fondamentales promues par les Nations Unies.

Et pire, hier soir, des têtes du mouvement légaliste ont été arbitrairement et violemment capturées au Carlton, a l’issue d’une attaque militaire a l’assaut de ce grand hôtel. Une scène consternante alimentée d’insultes et de coups bas de la part des militaires menés par le commandant Charles sous l’œil des journalistes et des photographes venus nombreux.

Devant de tels faits, l’invitation des Nations Unies va-t-elle être maintenue si elle a réellement été émise ? Les Nations Unies vont-elles renier les valeurs fondamentales qu’elles protègent ?

Autres arrestations arbitraires et disparitions

Autres arrestations arbitraires et disparitions

Quelques 300 adultes et enfants disparus dans tout Madagascar : Action commanditée par la HAT et par des éléments de Capsat

* 69 enfants enlevés, en majorité des adolescentes : « Viols et vols d’organes humains ?»
* Mahavonjiniaina ANDRIAMAHAVONJY : un fonctionnaire, arrêté, torturé et enlevé pour avoir dit : « ne tuez pas les malgaches »
* RAZILY, « le porteur du Drapeau Malagasy » : Arrêté, torturé, et enlevé
* SONIA, « l’animatrice de la télévision MBS » : Arrêtée, torturée, et enlevée

Plusieurs cas d’arrestations arbitraires, de disparitions et d’exactions sont perpétrés en provinces et à Antananarivo, mais sont non répertoriés ; les familles des victimes sont intimidés par les mutins et ont peur de porter plainte ; beaucoup de corps assassinés de civils lors des opérations de représailles ont été subtilisés dans les hôpitaux par les mutins ; des preuves par photos et vidéos existent.

France 24 h, nous voulons que vous en parlez de tout cela! La situation est grave!!!!!

pendant la reine de Rvalomanana

Tous ce que tu as dit est bien vrai, mais ce n'est pas la HAT ou Andry Rajoelina qui a perpetré tous ça mais c'est Ravalo et son equipe sadique. Imaginez un peu: le vol d'organe humaine et la disparition des humains, ça n'a jamais existé que pendant Ravalomanana au pouvoir. Tous le monde,sait que Marc Ravalomanana faisait des choses abominable quand il etait au pouvoir et c'est pour ça que le peuple malgache tout entier s'est reuni pour la chasser: trafic de drogue utilisant vedette rapide entre Port de Tamatave et Afrique du Sud (ils y embarquent tous organe humaine, homme vivant, drogue). Ce n'est etonnant que il se permette de mener une vie de nabab au Swaziland avec tous ces complice. Aussi il y tous ces bois precieux saisi sur des pauvres gens en milliers de tonnes qui il exporte regulierement. J'habite à toamasina et les gens ici n'aiment Ravalo. Il se premet de tous, il est audessus de loi. Heureusement qui'il y avait andry Rajoelina pour delivrer le peuple malgache de ce belzebuba Ravalo. Mais son fantome continue encore de hanter le peuple malgache parce que c'est esprit malefique, il repande sur son passage son venin malefique, il voulait meme transformer Madagascar en champ de bataille comme au Rwanda. Mais il existe Dieu tout puissant.

Réponse à celui qui a écrit "pendant la reine de Rvalomanana"

Ma réponse est simple: Celui ou celle qui a écrit ce commentaire est atteint de "PARANOMIA", comme la plupart de tous les membres de la HAT et ses complices, y compris son soit disant président ainsi que les militaires mutins. Il faudrait donc qu'ils consultent tous des psychiatres car ils sont gravement atteints. Seuls ces psychiatres peuvent décider s'il faut les interner ou pas, par mesure de précaution, pour éviter éventuellement une pandémie. Bob.

Comment peut on encore

Comment peut on encore defendre quelqu'un capable de faire ces ignonimies les preuvent sont là il n'y meme pas besoin de commenter et vous osez encore defendre de telles barbaries!!!!!dites aussi que c'est ravalo qui a commandite ces arrestations arretez de vous voiler la face TGV est le pire dictateur que Madagascar ait connu!

Le Rwanda est avec le HAT et

Le Rwanda est avec le HAT et le CAPSAT. Madagascar était pacifique avec Ravalomanana et la croissance de notre PIB était au 7% au 2008. Maintenant nous sommes dans la misere avec vos fous DJ Rajoelina babakoto et les rambos.

Encore des mensonges.

Encore des mensonges. Visitez Top Mada pour lire la vérité et les communiqués des organismes internationaux.



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