Dimanche 22 novembre 2009

"Je ne veux pas dire à mes potes que je me suis fait virer"

Xiao Peng a été licencié fin novembre 2008. Il était le principal soutien financier de ses parents. Il préfère garder son anonymat, pour ne pas que ses meilleurs amis le reconnaissent. Ils ne savent pas qu'il est au chômage.

Contributeurs
Xiao Peng a perdu son boulot il y a cinq mois. Ce jeune Chinois, assistant en informatique à Pekin, travaillait depuis un an et demi dans une entreprise indienne de 20 employés.

Un jour, le patron nous a dit qu'à cause de la crise, il devait se séparer de trois personnes ... et moi, j'en faisais partie. Je n'aimais pas particulièrement mon travail, mais je gagnais 4 000 yuan [440 euros] chaque moi, ce qui était suffisant pour soutenir ma famille.

J'habite chez mes parents dans la banlieue ouest de Pékin. Au début, je ne leur ai pas dit que je m'étais fait virer, je ne voulais pas leur faire de peine. Mais un jour, en nettoyant ma chambre, ma mère est tombée sur ma lettre de licenciement. J'ai dû tout leur expliquer et ils ont continué de me soutenir, même si ça leur fait peur. En fait, j'étais le principal soutien de ma famille : ma mère gagne 2 000 yuan [200 euros] mensuels et mon père, qui est à la retraite, a juste une petite pension. En plus, ils ont tous les deux des problèmes de santé. En Chine, la plupart des médicaments ne sont ni pris en charge, ni remboursés par l'État. Mon salaire servait à couvrir les frais médicaux ainsi que la voiture de mon père.

La situation en Chine n'est pas pire que dans d'autres pays. Celui qui veut trouver du travail, il en trouve. À Pekin, tu en trouves seulement dans les magasins. Moi, je ne veux pas être vendeur, j'aurais trop honte. Je ne pourrais pas raconter ça à mes potes. D'ailleurs, je ne leur ai pas dit que je me suis fait licencier. Mes deux meilleurs amis ont mon âge, ils ont déjà leur propre entreprise et, tous les mois, ils se font à peu près 10 000 yuan [1 100 euros]. Si je compare leur parcours au mien... En ce moment, je les vois très peu, mais dès qu'ils me parlent de mon travail, je réponds brièvement et change de sujet.

J'aimerais bien devenir dessinateur web. Je suis plutôt bon mais je n'ai pas suivi de formation spécifique donc c'est plus dur de trouver un travail dans le domaine. Pour l'instant, comme j'ai du temps libre, j'ai acheté des actions en bourse, ce qui me permet de gagner environ 2 000 yuan [220 euros] par mois, mais il faut être constamment attentif.

Mon rêve : gagner 8 000 yuan [883 euros] par mois, trouver une fille et me marier. J'ai 27 ans et toujours pas de copine. Nous les jeunes Chinois subissons pas mal de pression avec le mariage. En plus, à Pékin les filles sont très exigeantes : elles veulent un garçon avec de l'argent, un bon poste, une grosse voiture et une maison. Moi j'ai rien de tout ça."

Portrait de Xiao Peng

Xiao Peng

  • China
  • Working for a job

Commentaires

je suis un chinois de 54ans

je suis un chinois de 54ans donc je (vivre) en chine depuis 54an.
dans cet artlcle il y a 2 points au moins que je vois pas reasonnables
1. la plus part de medicaments ne sont pas ......etc, ce n'est pas correct, ce n'est pas le cas real.
2. son pere a une voiture, ce n'est pas logique. une famille avec les recettes quelque milles de yuan n'arrive pas a acheter et maintenir une voiture familliale.
croyez moi

Utilisateur non inscrit

google video upload

Je ne peux plus uploader mes reportages de trois heures sur google vidéo :((, Je considère que je suis viré ou vas falloir plus de place sur mon serveur bouhhhh, quel tristesse cette architecture lors de l'arrivée de la seconde vague technologique.

ALT

Portrait de Antoine Leroyer

Utilisateur non inscrit

Mouai ...

Je suppose que vous faites un article sur un chinois dont tout le monde se moque totalement (n'allez pas dire le contraire, l'hypocrisie ça va un peu mais à force c'est lourd) pour présenter les drames engrangés par la crise ?

Si c'est le cas il faudra m'expliquer pourquoi un chinois et pas un français ou un anglais, ou un état-uniens, logiquement votre site est principalement visité par des occidentaux, donc la présentation d'un cas auquel ils peuvent directement s'identifier serait plus parlant. (Après on se moque autant d'eux que d'un chinois bien sûr.)

(Enfin pour être honnête je dois dire que je trouve ce genre d'article totalement inutile, on le sait qu'il y a des personnes virées, il suffit de regarder les titres de la section "Economie" de votre site, c'est d'ailleurs même plus "choc" vu que ça parle toujours de milliers de personnes perdant leurs emplois.)

Utilisateur non inscrit

exemple

La crise et le chaumage en France on en parle tout le jours (même sans crise).
Je pense que cette exemple c'est pour nous montrer que même en Chine (qui a toujours (en gros) un taux de croissance à +6% )il y a du licenciement.
Personne n'est épargné.
C'est aussi pour montrer qu'en chine aussi, perdre son emploie c'est un petit traumatisme, comme partout ailleurs.
Les Travailleurs du monde ne sont pas si différent.

Utilisateur non inscrit

je regrette

bon, dans mon avis je crois que cela n´est pas la fin du monde, n´est ce pas?
tout ce que je lui dire est d´avoir courage. je suis sur et certain que vous allez trouver a nouveau votre boulot et que vous gagnez plus

Utilisateur non inscrit

en france c'est pareil vaut

en france c'est pareil
vaut mieux pas dire qu on est au chomage

de toute facons les pauvres n'ont pas d'amis c'est bien connu

Utilisateur non inscrit

c'est un problème assez banal...

Guy Muyembe Nkomesha
Lubumbashi
R.D.congo
http://arteblog.over-blog.org
En ce temps de crise ceci est un problème assez banal.
Je remarque que malgré cette perte d'emploi xiao a la possibilité d'envisager l'avenir ailleurs.Ce qui n'est pas du tout le cas pour les millions de nouveaux chômeurs enregistrés en Afrique.Le cas que je connais c'est celui de mon pays le Congo où des drames silencieux naissent depuis le début de la crise.

Portrait de mercide

mercide

  • Congo (Kinshasa)
  • étudiant