Manu Chao à deux doigts de se faire expulser du Mexique

Manu Chao a, encore une fois, enfilé sa casquette d'activiste altermondialiste lors d'un concert à Guadalajara, au Mexique. En prenant position contre le "terrorisme d'État", il a provoqué l'agacement des autorités.

Le résumé de cette affaire, et les photos qui l'accompagnent, nous ont été envoyés par l'un de nos Observateurs au Mexique,  Gabriel Infante.

Image : Gabriel Infante

Lors d'une conférence de presse au Festival international du film de Guadalajara, le chanteur a évoqué une intervention très controversée effectuée par la police, le 4 mai 2006. Deux mille agents étaient intervenus à San Salvator Atenco, une ville de la banlieue de Mexico, pour déloger des manifestants anticapitalistes qui dénonçaient l'installation d'un hypermarché "Wallmart" et avaient séquestré 11 policiers. Durant l'intervention, plus de 200 personnes avaient été violemment tabassées et, d'après la Commission nationale des droits de l'homme, une vingtaine de femmes auraient été violées par des agents.

Lors de sa conférence de presse, Manu Chao a déclaré : "Ce qui s'est passé à Atenco, d'une certaine façon, est un terrorisme d'État. [Les autorités] disent : que personne ne dise rien quand nous viendrons prendre les terres, parce que, attention, il va vous arriver la même chose que ce qui s'est passé à Atenco."

Jeudi dernier, le ministre mexicain de l'Intérieur a dit aux journalistes qu'une enquête allait être ouverte sur les propos du chanteur, qui ne s'est d'ailleurs pas rendu à son concert le lendemain. Des rumeurs annonçaient aussi l'expulsion de Manu Chao, mais elles ont été démenties par les autorités. L'article 33 de la Constitution mexicaine interdit aux étrangers "d'interférer avec les affaires internes du pays" et stipule que les contrevenants peuvent être expulsés sur le champ et sans procès.

Les médias locaux ont vivement critiqué le ministre de l'Intérieur, se demandant s'il n'avait pas des "affaires plus urgentes à traiter". Une journaliste radio locale, Denise Maerker, a même expliqué que la déclaration du ministre lui rappelait celles d'Hugo Chavez, le président vénézuélien. Cet incident a déclenché une vive polémique au Mexique. Voici le commentaire d'un internaute sur le site du quotidien "Milenio Diario" : "Manu a raison. Le problème, c'est qu'en tant qu'étranger, il n'a pas le droit de donner son avis sur Atenco. Si j'avais dit la même chose, je n'aurais eu aucun problème."

Contributeurs

Vidéos de l’incident d’Atenco

Vidéo postée par "bonham", le 7 mai 2006.

Manu Chao lors de son concert à Guadalajara, dans le cadre du Festival international du film de la ville

 

Vidéo Postée par "DjRaLiUgA", le 23 mars 2009.

Commentaires

Bon on résume : ils

Bon on résume : ils séquestrent 11 policiers et il aurait fallu leur dire merci, et leur demander poliment devant un thé leur libération. 200 personnes AURAIENT été tabassé et 20 femmes violées.--""AURAIENT"" Ca se mouille toujours pas dans les temps de conjugaison, non ou plutôt, ça mouille dés qu'on veut enfoncer les autorités. Hein...? c'est ça...? non ?
Cet internaute déclare : (cité sur le masque).
""Milenio DIARIO”” a dit je cite: "Manu a raison. Le problème, c'est qu'en tant qu'étranger, il n'a pas le droit de donner son avis sur Atenco. Si j'avais dit la même chose, je n'aurais eu aucun problème.""---
Pas d'accord, il a le droit mais dans son pays. On ne va pas chez les autres pour voir la propreté de leur sanitaires et leur dire qu'ils devraient manger plus de légumes...non ? pas d'accord ...? Eh bien là c'est pareil, et c'est normal. Je vais m'inviter chez lui pour critiquer sa maison, et dire par exemple qu'elle est sale et qu'il devraient quand même se doucher et se brosser les dents une fois de temps en temps. Il ferait quoi à votre avis ? Eh bien il me virerait. Eh bien là c'est encore pareil, il est à deux doigts de l'expulsion et je persiste à dire que C'EST NOR-MAL. A force de lancer des casseroles, il se prend le retour du manche, qu'il s'en prenne qu'à lui même.
Mais c'est d'une logique implacable, voyons, allons...!!! Réfléchissez, soyez mature et honnête avec vous même, bon sang !!!
Dans certains pays, au début, les étrangers n'avaient donné qu'un avis, et quelques temps après, c'est eux qui faisaient la loi. Ils sont arrivé jusque là en se servant de la crédulité des plus faibles de caractère et d'esprit, et ceux-là les suivaient les yeux fermés, bien naïvement, tel un outil de promotion en forme de chien-chien, de bouffon ou de bon petit soldat docile. Et plus tard, c'était devenu l'invasion, voir ensuite l'impérialisme, et ils ont viré tout le monde.

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le mexique n'est pas une

le mexique n'est pas une democratie

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Manu Chao et le Méxique

Le Méxique est une démocratie en construction. L'article 33 est un outil défensif propre d'une ancienne colonie qui depuis son indépendence a été soumis à des pressions plus ou moins poussées des puissances (une tentative de reconquete d'Espagne, deux invasions de la France, une invasion des Etats Unis qui a couté la moitié du territoire). Même les vieilles puissances comme la France ont du mal à ne pas vouloir faire pression sur des pays plus faibles (vu recemment avec le cas de Florence Cassez), donc on voit que ces outils défensifs continuent à etre nécessaires.

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en construction lol alors il

en construction lol
alors il n'en sont qu'a creusé les fondations lol

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