"La boîte a coulé, mais pouce /On va se la couler douce / La pilule, on va… se la dorer / J’ai le parachute… chut ! doré." Les paroles de la chanson "Parachute doré" du Français Alain Souchon, sortie en 2008, reviennent régulièrement sur le devant de la scène, portée par l'actualité. Cette fois-ci, la polémique sur les bonus des patrons est relancée par les 3,26 millions d'euros d'indemnités que l'ex-PDG de Valeo Thierry Morin devrait toucher alors que l'équipementier automobile annonce une réduction de 10 % de ses effectifs.
Alors que le président Nicolas Sarkozy refuse pour l'instant de légiférer sur le sujet, il appelle à la "moralisation du capitalisme". Il évoque toutefois un projet de loi "à l'automne" sur le partage des profits des entreprises, dans le cas où les partenaires sociaux n'avanceraient pas le dossier d'ici l'été.
B. Jambe est un informaticien français sans-emploi depuis août 2008.
Je trouve les
parachutes dorés scandaleux et injustes. Et cela pour deux raisons : d'abord
parce que ça contribue à creuser un fossé entre les pauvres et les riches.
Puis, parce que les personnes qui touchent ces parachutes dorés ne le méritent
pas forcément. Je ne suis ni convaincu par leurs compétences ni par leur
fonction, surtout que certaines d'entre elles mettent en faillite leur
entreprise.
Pour moi, les parachutes dorés ou les stock-options, c'est à peu près la même chose. C'est une autre formule mais au final, c'est le même résultat : ça crée des disparités de salaires énormes qui ne sont pas justifiées.
Quand Sarkozy parle d'un éventuel projet de loi contre les parachutes dorés à l'automne, c'est un coup de com'. Il n'a pas été élu pour cela et ce n'est pas dans son intérêt de le faire. En revanche, Obama a été élu pour mettre en œuvre ce genre de politique. Il l'a annoncé et il semble se donner les moyens de le faire. Je le trouve globalement plus crédible face à la crise, et surtout moins moralisateur que Sarkozy. De plus, dans le contexte d'une économie mondialisée, il est difficile pour un Etat d'agir de façon isolée sur des sujets tels que la rémunération des dirigeants ou la répartitions des bénéfices.
Concernant une éventuelle législation, je pense que les entreprises devraient plus communiquer et afficher plus de transparence sur les salaires, les parachutes dorés, les stock-options, etc. Ce n'est pas suffisant mais ce serait déjà un pas. Pour l'instant, les entreprises ont l'obligation de publier les comptes de résultat mais certaines préfèrent ne pas les rendre public pour éviter d'être surveillées, quitte à payer une amende. Aujourd'hui, les rémunérations des cadres dirigeants restent un sujet délicat voire tabou au sein des entreprises."
Jeb B., franco-américain économiste de formation, a perdu son poste de consultant cette année. Il a déjà témoigné dans notre série dédiée au chômage.
Je n'inviterai pas
quelqu'un comme Thierry Morin [PDG de l'équipementier automobile Valeo qui doit toucher 3,26 millions d'euros d'indemnités de départ] à ma table ! Être PDG d'une entreprise qui licencie et avoir un parachute doré, c'est honteux. Je comprends la colère des Français. Aux Etats-Unis, certains PDG ont décidé, en temps de crise, de réduire leur salaire à 1 euro symbolique. C'est un très bel exemple de solidarité envers leurs salariés.
Mais je pense qu'il faut faire le distingo entre les parachutes dorés et les stock-options. Je suis pour les stock-options s'ils sont démocratisés. Dans ce cas, cela peut être un outil formidable car c'est une espèce de pari qu'on partage au sein d'une équipe, qui permet d'attirer de nouveaux talents et de travailler sur de nouveaux marchés. C'est ce qui permet de motiver toute une équipe.
En revanche, j'ai du mal à imaginer que l'État va légiférer sur ce sujet. L'État n'a pas à interférer. Je dis bravo à Sarkozy qui en a parlé. Il était obligé... Mais je pense le gouvernement n'a pas intérêt à s'imiscer dans les négociations. Mais il y a un risque : si la rémunération est limitée, les meilleurs managers vont chercher à partir en quête de nouveaux challenges pour une meilleure rémunération.
J'estime que chaque entreprise doit décider elle-même mais les sociétés doivent jouer le jeu de la transparence. Les sociétés doivent augmenter leur transparence au sens moral. Il existe déjà une transparence sur les plus grandes fortunes de France, du monde. On peut encore aller plus loin."
Commentaires
soit on gagne soit on perd
Soumis par senegaloruskov (non vérifié) le mar, 07/04/2009 - 13:29.bonjour,j'ai lu les commentaire de cet article et j'ai constaté que tout personne se prend pour un intello d economiste.seulement je dirai que ce soit stock option ou parachute dorée mais tout depend du risque des patrons un risque elevé merite un revenu elevé c'est ça le capitalisme.en tant qu'AFRICAIN je vous dirai C'EST LE TRAVAIL QUI PAIE.donc bouger vous au lieu de rester sur le net a parler pour rien,juste pour dramatiser cette mini crise venez en afrique et vous sorrez la vraie crise(pas financiere....noo c rien ça mais une crise alimentaire et sanitaire et encors d autres)
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Les Parachutes dorés et les Salaires des Footballeurs
Soumis par Utilisateur non inscrit (non vérifié) le jeu, 02/04/2009 - 01:11.Des Patrons avec des gros salaires, pourquoi pas,si l'entreprise gagne de l'argent,mais les footballeurs qui ne roulent que pour eux ? avec des salaires inadmissibles et qui placent leur argent à l'étranger, une honte et de plus ils trouvent un Député Socialiste pour les défendre.Votez Socialiste pour de meilleurs revenus...???
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MORALISATION DU CAPITALISME = FABLE
Soumis par Utilisateur non inscrit (non vérifié) le mer, 25/03/2009 - 19:52.A nouveau on nous a resservi la fable de la "moralisation du capitalisme".
Si demain vous relégalisez les bobinards il ne faudra pas vous étonner que si vous lâchez 30 sous mariniers qui sortent de trois mois d’immersion océanique, vous n’allez pas les retrouver en train de jouer au rami ou à la crapette. Cela ne se produira pas, parce que la situation est armée et qu’elle va fonctionner conformément à son concept si je puis dire. Et cela ne sera pas la peine d’en appeler à un geste d’éthique ou à un sursaut de vertu.
Si demain vous légalisez à nouveau le travail des enfants, il ne faudra pas venir pleurnicher que les petits ne vont plus à l’école et cela ne sera pas la peine de morigéner les parents.
Si vous voulez faire disparaitre certains comportements, ce n’est pas la peine d’en appeler au sursaut éthique des individus: çà c’est pisser dans un violon. Ce qu’il faut faire c’est modifier les structures (encadrer par la voie législative) qui déterminent les agents à se comporter ainsi.
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jeux de dupe
Soumis par Utilisateur non inscrit (non vérifié) le mer, 25/03/2009 - 19:01."Je suis pour les stock-options s'ils sont démocratisés."
moi je ne suis pas d'accord les stocks options pour des employes ce n'est ni plus ni moins que de la monnaie de singe.
ce n'est pas parce que les employés fourniront des efforts que leur stock option leur rapportera la grande finance mondiale est bien trop opaque et remplie d'escroc en tous genres
cf l'effondrement du cours des actions alors que les analystes conseillaient a tous va a l'achat juste avant l'effondrement comme par hazard
bref c'est un véritable jeux de dupe où les petits seront toujours perdants et les grands patrons toujours gagnants
il est vitale de légiférér sur ce point et les employés doivent etre payés avec un vrai salaire et non pas avec des papiers sans valeurs.
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Les folies des cadres
Soumis par Irikié Irikié Jean Jacques (non vérifié) le sam, 28/03/2009 - 21:46.Personne n'est contre la distribution que cela soit des bonus, des stocks options et d'autre. Cela regarde les règles que les entreprises se sont fixées; mais en cas d'échecs de ces firmes, la question est la suivante: d'où elles pourront puiser des fonds pour honorer leur engagement quelconque?
Actuellement cela est inacceptables sur une vue d'ensemble de récompenser ceux qui sont à l'origine des ennuis, c'est le monde à l'envers. surtout demander de l'aide à l'état pour en distribuer une partie comme les stocks options.
Aucun jugement n'approuve ceci, soyons réaliste.
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