"Quand vous quitterez cette salle, vous ne retournerez pas à votre bureau"

Crise, licenciements, chômage, plans de relance… Difficile de passer à côté de ces mots qui se font écho dans la plupart des pays depuis plusieurs mois. Pour mieux comprendre l'impact de cette crise sur notre quotidien, Les Observateurs de FRANCE 24 donnent la parole à un panel de personnes de nationalités et de profils différents, mais qui ont tous en commun d'être confrontés au chômage, ou sont menacés de l’être.

Sophie, une Française travaillant à Londres, a été licenciée si brutalement qu'elle n'a même pas pu retourner à son bureau pour aller chercher ses affaires. Aux Etats-Unis, Don Godfrey, ouvrier chez Ford, a lui été remercié le même jour que sa femme, mais il se sent "privilégié" car le couple touche le chômage. Emilio, qui vit en Espagne, doit se reposer sur le salaire de son épouse (500 euros) en attendant de retrouver un chantier. Chacun raconte son histoire. A chaque moment-clé de leur parcours professionnel, ils viendront témoigner, parler de leur quotidien, de leurs difficultés financières et de leurs projets professionnels. Nous les suivrons tout au long de l’année 2009 pour observer leur évolution et, peut-être, leur retour dans le monde du travail.

Contributeurs

"Au moment où vous quittez cette salle, vous ne retournez pas à votre bureau"

Sophie D., 31 ans, travaillait à la Barclays depuis un an en tant que juriste pour négocier les contrats de marché. Quand elle a appris son licenciement, la direction ne l'a pas laissée retourner à son bureau. 

J'ai reçu un appel des Ressources humaines un vendredi après-midi pour me demander de descendre en salle de réunion. C'est là que j'ai compris... Il y a quelques semaines, la direction avait annoncé un plan de licenciement économique. Sept personnes étaient concernées sur les 150, mais on ne savait pas qui.

On a été convoqué un par un. J'ai rejoint le responsable du service juridique et la responsable des RH en salle de réunion. Ils m'ont rappelé la procédure, m'expliquant que je faisais partie des sept personnes 'redundant', ce qui veut dire que je suis dans la 'charrette', donc ils peuvent encore me reclasser dans les trois mois à venir s'il y a un remplacement ou un départ. Je sais que c'est arrivé à la BNP Paribas, beaucoup ont été rappelés dernièrement.

Quand j'ai quitté la salle, on m'a dit : 'Au moment où vous quittez cette salle, votre ordinateur sera verrouillé, vous ne pourrez plus y avoir accès, vous ne retournez pas à votre bureau. Pouvez-vous décrire les affaires personnelles que vous voulez emporter ?' J'ai dû décrire mon manteau, mon iPod, mon porte-monnaie... La secrétaire de la direction est allée me les chercher. Ils m'ont dit que le reste de mes effets personnels me seraient envoyés par coursier. C'est très courant ici dans le monde de la finance. Mais étant juriste, je ne pensais pas que ça m'arriverait. Je n'apprécie pas la méthode.

Je suis payée pendant les trois prochains mois. Je bénéficie aussi d'une indemnité en fonction de mon ancienneté. C'est pas trop mal comparé à d'autres. Mais j'ai entendu dire que les enveloppes de départ sont beaucoup moins intéressantes qu'il y a un an par exemple."

Commentaires

Si c'était pour des raisons

Si c'était pour des raisons fiscal,je trouve qu'elle à bien fait!!Nous sommes un des pays qui payons le plus d'impôts et pourtant toujours dans la merde

un conseil à tous les sans

un conseil à tous les sans emploi d'occident:
déportez-vous vers l'afrique.
nous avons les ressources suffisantes mais peu d'esprit pour les transformer.
fais passer le message.

Phénomène internationnal !

Ce mode de licenciement n'est pas exclusif à l'Angleterre.

Je vis actuellement au Canada, plus précisément à Montréal. Ici, il n'y a pas de préavis comme en France par exemple. Tu peux te faire licencié du jour au lendemain, et sans justificatif précis...
Ainsi, il arrive que dès que le personnel sait qu'il est licencié, il n'a alors plus le droit de retourner à son bureau afin d'éviter des "revanches" de l'employé. Ils veulent minimiser le risque et agissent ainsi pour éviter la copie de document d'entreprise, la suppression de fichier ou autre...

Deux de mes amis se sont déjà fait licencié de cette manière. Ce n'est certes pas une méthode très amicale mais elle est fréquemment utilisé au Québec...

UK

Il est clair que sur la methode, virer qqun comme ca n'a rien de tres classe mais n'oublions pas que si vous gardez une personne viree a son job pendant plusieurs mois/semaine come preavis, cette personne risque de nuire a l'interet de la compagnie. Il y a du bien et du mal partout, a nous de doser..
..quand a la 1ere reaction faite a Sophie par le commentateur je la trouve encore plus seche et inellegante que le fait meme d'avoir ete viree. Bon courage quand meme sophie.

Franchement Sophie, désolé

Franchement Sophie, désolé de te dire ça, mais t'as cherché du boulot en Angleterre parce qu'on t'a dit que tu serais mieux payé et que t'aurais moins d'impôts. Finalement tu fais les frais du système, faut pas pleurer.

hors sujet !

on ne te demande pas de plaindre ou de réprimer cette francaise ! le sujet est sur les méthodes de licenciement. Tes considérations bassement chauvines sont sans intérêt tu ne connais rien de la vie de cette femme ni des raisons pr laquelle est là bas.

On ne maitrise pas forcément son déstin. Cet article en est la preuve et comme cela est dit dans l'article ces pratiques ne sont pas exclusivement britaniques...

Non

Toi t'es un jaloux et ton niveau de QI est si bas que tu dois avoir un job de me*de pour parler comme ca. On te plaint...
Vive la France qui se bat, pas celle des trou du c*l!!!

un conseil à tous les sans

un conseil à tous les sans emploi d'occident:
déportez-vous vers l'afrique.
nous avons les ressources suffisantes mais peu d'esprit pour les transformer.
fais passer le message.

triste réaction

Triste réaction que je te renverai bien...
"faut pas pleurer" non plus de vivre dans un pays avec un taux de chômage affreux, et un cout de la vie impossible à concilier avec un salaire moyen.
Faut pas pleurer de son président, faut pas pleurer de sa police, faut pas pleurer!
Ce type de réaction est est franchement dommageable à la France que tu penses défendre, en augmentant encore plus la perception par nos voisins, proches ou lointains, du bidochon passablement xénophobe, outrencièrement arogant, adepte du "en France... , et c'est mieux" Ce qui est décrié ici c'est la méthode, pas le reste, et d'ailleurs tu aurais lu l'article jusqu'au bout, tu aurais vu qu'elle ne se trouve pas brimée par rapport à d'autre personnes licenciées.
Allé! sur ce je crois que tu as mérité qu'on enterre ton char sous la neige!

Sébastien, Matane, Qc
CANADA

N'en déplaise à certains

N'en déplaise à certains Québécois toujours prêts à critiquer complaisamment certains Français qui ne se privent pas effectivement d'être trop souvent cocardiers et stupidement anti-anglais à la moindre occasion, ce type de Québécois est malheureusement aveuglé par la paille dans l'oeil du voisin et la poutre dans le leur car je vis au Québec depuis plus de 20 ans et de l'arrogance du genre...tout est mieux au Québec qu'ailleurs et les Québécois sont...tolérants, acceillants, chaleureux, etc...bref...les poncifs et mensonges que certains de leurs compatriotes adorent entendre pour se donner une bonne conscience, ça fait plus de 20 ans que je les entends, la vérité est plutôt...beaucoup de Québécois, et je dis bien beaucoup, sont tout aussi racistes, fanatiquement nationalistes ou tout aussi étroits d'esprits que vous me paraissez l'être Monsieur Sébastien de Matane qui vous livrez au sport favori de beaucoup de Québécois...casser du Français tant qu'ils le peuvent. La vérité est que beaucoup de Québécois peuvent se montrer tout aussi racistes que certains Français et même parfois pires. Vous en êtes un exemple!

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