Le "jeu mortel" des drogués de Dhaka

Avec les progrès des trithérapies, le sida fait moins la une des journaux occidentaux. Mais la pandémie tue toujours, notamment au Bangladesh, où elle fait des ravages parmi les drogués. Notre Observateur à Dhaka nous a fait parvenir ce très beau reportage photo.

Le premier cas d'infection au Bangladesh date de 1989. L'ONU classe ce pays comme "peu risqué" en termes de contamination, pourtant la maladie ne cesse de progresser. En particulier à Dhaka, la capitale, où les chiffres explosent chez les drogués. D'après des statistiques de l'UNAIDS, le nombre de séropositifs dans cette communauté a doublé entre 2001 et 2005. Principalement parce que les accrocs à l'héroïne s'échangent les seringues, mais aussi parce que la plupart d'entre eux ont des rapports sexuels non protégés avec des prostituées (seuls 10% disent mettre systématiquement un préservatif). C'est ce que notre Observateur à Dhaka appelle "le jeu mortel" des drogués bangladeshis.
Contributeurs

"Quand tu leur parles, tu réalises qu'ils attendent juste la mort"

Monirul Alam est un photojournaliste réputé au Bangladesh. Il a collaboré au quotidien local "The Daily Prothom Alo", mais aussi à des publications étrangères comme "Time" et "Newsweek". Il tient ce blog

La plupart des drogués ont entre 18 à 30 ans, ils sont sans emploi et sans abri. Beaucoup ne savent rien de leur maladie. C'est leur frustration qui les a conduit à tomber dans la drogue. Quand tu leur parles, tu réalises qu'ils attendent juste la mort. La drogue est devenue un problème majeur au Bangladesh. Pourtant, le gouvernement et les ONG font très peu pour aider les victimes du sida."

Portrait de Monirul Alam

Monirul Alam

  • Bangladesh
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