Nosy Be : derrière les hôtels de luxe, la misère

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Bienvenue à Nosy Be ! Situé dans le canal du Mozambique, au Nord de la Grande Ile, cet îlot de 320 km² est un véritable petit trésor de mère nature.

Décrite dans les prospectus comme la "Côte d'azur malgache", l'île aux mille parfums est parsemée d'une multitude de petites structures hôtelière, montées la plupart par des investisseurs occidentaux, aux prestations et conforts souvent médiocres pour un prix généralement excessif. Le salaire mensuel moyen d'un fonctionnaire malgache est de 75 euros, alors qu'une nuit d'hôtel dans un établissement décent coute entre 50 et 100 euros.

Pas de surprises donc à ce qu'une certaine tension sociale s'installe entre des locaux démunis et des Vazaha (Occidentaux), qui étalent leur richesses, bien souvent dérisoires selon nos critères européens.

Même l'ambassade de France conseille d'éviter l'île : "Compte tenu de la recrudescence d’agressions violentes à Nosy Be, la fréquentation de l’île n’est pas conseillée, sinon avec une extrême prudence."

Pourtant réputés moins "chauds" que leurs voisins d'Afrique continentale, plusieurs incidents entre Malgaches et Vazahas ont ajouté de l'huile sur le feu sur les relations inter-raciales.

En 2001, "l'affaire Tabbagh" voit l'expropriation forcé d'une exploitation hotelière, la Résidence Boabab, laissant Henri et Mireille Tabbagh sur le carreau. Malgré de multiples procédures et requêtes, l'affaire est restée sans suite.

Plus récemment, dans la nuit du 28 décembre 2008, un jeune Malgache de 25 ans a été découvert décapité et mutilé. Les soupçons se portent sur son ancien employeur, Fred, un Vazaha, que la presse locale n'a pas hésité à désigner comme l'auteur présumé.

Le 2 janvier dernier, Hervé, un Métropolitain qui a vécu 20 ans à la Réunion, a eu le bras sectionné au niveau de l'épaule par un cambrioleur armé d'une lance, qui avait tenté de cambrioler son bungalow.

Bien qu'il n'y ait aucune correlation entre ces faits, Nosy Be est-elle en train de basculer dans une violence inter-raciale ou est-ce qu'une lutte entre miséreux et riches Blancs est en train de se mettre en place ?

Pour répondre à cette question, deux Observateurs qui ont vécu et travaillé à Nosy Be, un Malgache et un Vazaha, donnent leur vision des faits.

Plage de Sakatia. Photo : Jacques Ulrich Andriantiana

Contributeurs

"Cette tension est due à la précarité des habitants face à la croissance des activités touristiques"

Jacques Ulrich Andriantiana est Malgache et a vécu à Nosy Be. Pendant cinq ans, il fut agent diplomatique au Ministère des Affaires Étrangères de Madagascar en charge de l'attraction des investissements.

"Les Malgaches sont de nature pacifique et acceuillante. Ce sentiment se retrouve dans toute l'étendue de l'île, à quelques exceptions près. Mais les Malgaches peuvent aussi développer une réaction rapide et ponctuelle contre toute forme d'oppression et d'injustice de la part de qui que ce soit se trouvant sur le territoire, ça peut être des Vazaha (Occidentaux), des Karana (Indo-Pakistanais), des Chinois et même des nationaux.

Cette réaction est souvent violente et non contenancée et s'apparente dans la plupart des cas à des mouvements de groupe solidaires, preuve de l'esprit de fraternité des Malgaches et de l'entraide - en malgache, le "Fihavanana".

Aussi n'est-il pas rare de voir la justice populaire se mettre en œuvre quand les autorités ne prennent pas des mesures contre une quelconque injustice. Cet état d'esprit fait des Malgaches un peuple facilement manipulable et perméable aux rumeurs.

Voilà un début d'explication quant aux faits qui se sont produits à Nosy Be. Mais connaissant particulièrement bien cette partie de l'île, je doute fort que la recrudescence des actes d'agression contre les étrangers soit liée à de quelconque actes répréhensibles commis par certains Vazaha.

Sinon, la correction aurait été ponctuelle et massive - comme je l'ai mentionné ci-dessus. Je crois que cette tension est plus animée par la situation de précarité des habitants, face à une montée croissante des bénéfices économiques des activités touristiques en faveur justement de ces Vazahas, souvent opérateurs dans le secteur.

Cette insécurité ambiante est due à la pauvreté et pas une réponse générale aux crimes que vous aviez indiqués. C'est du pur banditisme et le crime en question est un prétexte, sinon un alibi politique, face à la démission ou à une certaine incapacité à assurer la sécurité.

Marché de la ville principale de Nosy Be (Hell-Ville). Photo d'Aurélie Hakimbay-Marchand

Littoral de Nosy Be. Photo Jacques Ulrich Andriantiana

Portrait de Jacques Ulrich Andriantiana

Jacques Ulri...

  • Madagascar

"Le Vazaha a tendance à être arrogant quand il arrive à Nosy Be"

Philippe (notre Observateur a voulu rester anonyme) est installé à Madagascar depuis quarante ans et travaille dans l'exploitation de minerai. Il a habité à Nosy Be et d'autres villes malgaches. Il vit désormais à Antananarivo.

Ce genre d'information est en général filtré par la presse locale et nationale, et on entend que très rarement parler de ces actes. Mais ce sont, en général, des cas isolés.

Une fois, lorsque je travaillais dans une carrière à côté de l'aéroport de Tana (Antananarivo), une bande m'a attaqué, attaché, pris de l'argent, passé à tabac puis a pris la fuite en courant. Ça reste pourtant un cas exceptionnel, qui aurait pu arriver n'importe où. Des "connards", il y en a partout.

Pendant les quarante années où j'ai vécu à Madagascar, jamais je n'ai vu un Malgache s'attaquer à un Vazaha gratuitement. Même maintenant, alors que la situation est extrêmement tendue, jamais je n'ai été inquiété parce que je suis Occidental.

En règle général, le Vazaha qui s'installe à Nosy Be a tendance à être arrogant. Le "monsieur tout le monde", qui débarque de son village du Nord avec son RMI en poche, lorqu'il arrive à Mada, il se rend compte qu'il est le roi! Les uns se mettent à genoux pour lui rendre service, les filles lui courent après. Il se la pète vraiment !

La réputation du tourisme sexuel à Nosy Be est fondée, mais encore un fois il faut nuancer cette réputation.

A Nosy Be, contrairement à Tana où les gens sont plus conservateurs, voir une fille entre 16 et 25 ans au bras d'un Vazaha âgé de 40 à 60 ans ne choque pas. Ici, tout le monde vit ensemble dans la même chambre et les enfants voient leur parents au lit, dès le plus jeune âge.

Ici, le sexe est quelque chose de normal. Il n'y a pas de réseaux avec toutes les horreurs qu'on peut entendre - comme en Europe. Ici, c'est à la charge de chacun, ce n'est pas la même culture.

Mais malheureusement, il y a toujours des salopards qui profitent des plus jeunes et des plus faibles. 

L'ilot de Nosy Iranja au large de Nosy Be. Photo: Louise Bacquet

 

Village d'Ambatoulouk à Nosy Be. Photo de patmoorea

Portrait de Philippe

Philippe

  • Madagascar

Commentaires

apprends !

mais c'est un blanc ou un malgui qui a ecrit ce post un peu plus bas ? putain mais ça fout la honte de te lire mon vieux ! au faite tu as écrit le langage de Molière à ta "sauce" quoi !!!!
si t'es un blanc, il n'est pas trop tard d'apprendre à bien écrire, ta langue, et si t'es un malgui (malgache), mieux vaut que tu parles ta langue maternelle, parce que là à écrire "n'est potre quoi" à la place de "n'importe quoi" etc..... c'est irrécupérable. heureusement que le ridicule ne tue pas !!!!!!!!!!!

Utilisateur non inscrit

apprends

Si tu n'es pas d'accord avec ce qu'il a ecrit, passe au prochain commentaire, c'est facile de critiquer quand on sait que "au fait" ne prendra jamais un "e" quoiqu'il arrive et un Malgache est un nom propre donc se fera toujours avec un majuscule et un malgui n'existe nulle part ailleurs sauf dans ta tête. Et comme tu disais tu n'es pas mort, puisque tu es ridicule!! PS: Et on dit "si t'es" mais on ecrit "si tu es" à bon moralisateur salut!!!

Utilisateur non inscrit

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Emmanuel F24

  • France
  • Journalist

merci à vous français de

merci à vous français de l'etranger, je retrouve encore avec vos commentaire,ce que je pense encore de mon pays.

Utilisateur non inscrit

Dire n'est potre?

Je suis malagasy et je vis à Madagascar.
Je sais ce qui se passe ici dans notre pays mais avec France 24 je suis encore plus informé et je la remercie.
Tandis que toi, mon Cher, avec 10 ans de séjour en France, et tu as cette manière de parler et d'écrire en français... Vaut mieux se taire!
Quelle grand boulot veux-tu avoir avec ton "bagage" que ça soit intello. ou spirito? Désolé!
C'est quoi "EN KO ETAT"? Et tu oses écrire tout ça en majuscule, en plus!
Malheureux que tu es, vas voir un Docteur. Pas d'assurance médicale? Grrr!

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avant de dire n'est potre

avant de dire n'est potre quoi regardez ton pays comme la france sur tout a paris ou les riche fuit cause des charge trop eleves et les pauvres rentrent pour avoir L"RMI la sutiation est desatre je suis en france depuit 10ans la situation degrade les investisseure fuit la delocalisation augmente la plupart des gent ne vie qu"avec de petit boulot la gouvernement ne dit pas la verite parce que LA FRANCE EST TROP GENEREUX RMI AIDE SOCIALE AIDE LOGEMENT SI CA CONTINUE COMME CA CA VA METRE EN KO ETAT

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Salut cher

Salut cher compatriote,

Certainement que le France a beaucoup à faire pour améliorer la vie de ses habitants ? Certainement que le monde a toujours besoin de s'amèliorer mais ce qui se passe dans notre cher pays est désastreux depuis des années et probablement toujours dans les années à venir. Tous nos dirigeants sont des malhonnêtes, incompétents et le plus grave est que personne ne pense à l'avenir des ses enfants ! Je suis révolté mais je suis convaincu qu'il n'y a que les Malgaches qui sortiront Madagascar de ce désatre. Il n'est pas encore trop tard. Yes, we can. Arrêter de nous plaindre et au travail. Votons le meilleur dans l'avenir.

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Oui vous les malgaches, vous

Oui vous les malgaches, vous pouvez!! Allez-y!! Force!! Pouvoir c'est vouloir et si on met les mains au travail, ne serons pas les malhonnêtes incompétents qui vont vous empêcher de réussir! Allez-y force; confiez en vous-mêmes

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Merci pour cet article de

Merci pour cet article de fond qui donne de la profondeur et du sens à l'actualité Malgache. Les internautes de France 24 appriécieront les recherches effectuées pour ce papier, et l'équilibre du ton offert grâce aux différents points de vue des contributeurs.

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Et oui,malheureusement il y

Et oui,malheureusement il y a encore ces vazaha qui foutent leur merde là ou ils passent, c'est immonde.

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Vous dites CES vazahas.Il

Vous dites CES vazahas.Il aurait fallu dire QUELQUES vazahas.On pense à croire que tous les vazahas foutent leur merde la ou ils passent.

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