Des machines à voter qui se trompent de candidat

091031 vote T.jpg

Des témoignages de personnes ayant voté en avance - c'est possible dans certains Etats américains - font planer le doute sur la fiabilité des machines à écran tactiles qui seront utilisées par un quart des électeurs.

Après le fiasco du décompte des voix en Floride lors de l'élection présidentielle de 2000, les bureaux de vote ont été sommés de se moderniser. Une "loi pour aider les Américains à voter" a même été passée en 2002. Mais, six ans et 3 milliards de dollars plus tard, les machines à écran tactiles, censées garantir l'intégrité des élections, sont encore plus critiquées que les anciens systèmes basés sur des cartes perforées.

Cette année, la polémique sur les machines à écran tactile vient d'être relancée par une association, Filmez  l'élection, qui explique que le système commet des erreurs. Elle appuie son affirmation sur les témoignages de personnes ayant voté en avance ("early voters") et qui affirment que les machines n'ont pas enregistré le candidat pour lequel elles souhaitaient voter, mais l'autre. Est-ce un défaut de paramétrage de certaines machines, ou une volonté de tricher de la part d'un des deux camps ? Un spécialiste américain des nouvelles technologies de vote nous donne son avis.

Contributeurs

"Pourquoi cette machine ne m’a pas laissée voter pour mon candidat ?"

Cette électrice, Virginia Methaney, est interviewée le 23 octobre à Jackson County par l'association Filmez l'élection. Elle affirme qu'elle souhaitait voter démocrate, mais que la machine à écran tactile enregistrait automatiquement un vote républicain. Elle a déposé une plainte auprès du "Secretary of State" (chargé de superviser les élections dans chaque Etat), dont un assistant lui aurait répondu que les machines pouvaient en effet se déprogrammer lors du transport et que celle qu'elle avait utilisée allait être reparamétrée.

"Cette machine n’a pas été correctement paramétrée"

"Filmez le vote" s'est rendue dans le bureau de vote que mentionne Virginia Methaney. Sur cette vidéo (en anglais), un des responsables du bureau explique ce qui se passe si une machine à écran tactile n'a pas été correctement paramétrée. L'association a été accusée d'avoir éditée, voire bidonnée cette vidéo. En réponse, elle a donc publié le 29 octobre l'intégralité de l'interview.

"Ce serait une manière trop voyante de manipuler l’élection"

Lawrence Norden est directeur de projet pour le "Voting Technology Project". Il est spécialiste des procédures de vote, en particulier du vote électronique. Il écrit pour le blog "ReformNY" et collabore également avec le "Brennan Center for Justice", l'école de droit de l'université de New York. 

Cette vidéo aborde ce qu'on appelle le "vote flipping" (rejet de vote), qui a pour origine un défaut de paramétrage. Les machines à écran tactile sont paramétrées à l'avance pour que le nom pressé par le candidat soit enregistré comme un vote pour ce candidat. Mais ce paramétrage, en particulier après quelques heures d'usage, peut se modifier de lui-même. Et il est possible aussi que des machines soient mal paramétrées dès le départ. La vraie question, c'est la fréquence de ces dysfonctionnements. Et pour moi, il n'y pas de doute, ça arrive beaucoup trop souvent.

En 2002, il a été demandé à tous les bureaux de vote de moderniser leurs procédures avant 2006. Beaucoup d'argent a été dépensé, mais on a pas vraiment eu le temps de tester les machines. A l'époque, l'écran tactile semblait le vote du futur.  Mais à partir de 2004, les rapports sur les dysfonctionnements se sont multipliés et des associations de citoyens ont commencé à protester.

Depuis 2006, beaucoup d'Etats se sont débarrassés des écrans tactiles et sont revenus aux bulletins papiers, qu'ils trient maintenant à l'aide de scanners. Aujourd'hui, uniquement 25 à 30% des Américains votent sur ces machines à écran tactile.  La plupart des électeurs votent à l'aide de bulletins en papier.

Là où les écrans tactiles sont encore utilisés, ils impriment ensuite les bulletins sur  un rouleau de papier pour qu'on puisse vérifier les résultats après coup. Je ne pense pas que le système soit si mauvais. Notamment parce que les gens s'aperçoivent des erreurs lorsque s'affiche l'écran récapitulatif de leur vote. Mais c'est un système qui déconcerte et les gens sont méfiants.

Je ne pense pas en tout cas que les erreurs commises par ces machines soient la conséquence d'une volonté délibérée de tricher. Ce serait une manière trop voyante de manipuler l'élection."

Portrait de Lawrence Norden

Lawrence Norden

  • United States
  • Voting technology expert

Commentaires

Anomalies visibles et invisibles

Les écrans présentés dans le reportage ressemblent beaucoup à certains utilisés en France dont à Issy-les-Moulineaux. ; pourquoi ne pas en tirer les conclusions qui s’imposent ? Les anomalies et dysfonctionnements sont repris par la presse lorsqu'ils sont visibles ou aberrants (exemple : lorsque le nombre de voix issu des décomptes informatisés est supérieur au nombre d'inscrits dans le bureau de vote) ; mais si le dysfonctionnement n'est qu'interne, basculement des voix entre deux candidats par exemple, et que le "visible" semble normal, comment prouver la fraude ou l'erreur ? Nos hommes politiques feraient bien de réfléchir à deux fois avant de jouer aux apprentis sorciers :

Utilisateur non inscrit

Et en France, que fait on ?

En France, 220 députés se sont mobilisés pour le numéro des départements sur les plaques des voitures. Mais combien pour protéger notre droit à des élections transparentes et contrôlées par les citoyens ? Les Pays-Bas comme l'Irlande ou d'autres pays démocratiques ont renoncé aux ordinateurs de vote en particulier pour des problèmes de fiabilité et de coût. En France, toujours pas de débat sur le sujet, et pas de recul notable de la part des pouvoirs publics. A quand un prise de conscience générale et un débat pubic et transparent ?

Utilisateur non inscrit

Réponse à Pierre, Isséen entre autres

Il est toujours intéressant de constater cette faculté d'autodénigrement si typique de l'esprit Français. Sans être à la pointe, la France s'est dotée tres tôt de mécanismes et d'organismes de réflexion sur l'utilisation des systèmes d'information électroniques. Il semble que mon lien sur le site de la CNIL soit passe inaperçu. Je le rappelle donc http://www.cnil.fr/index.php?id=1356 et mentionne que cet article date de 2003, cinq ans déjà. A voir aussi Le vote électronique: Etat des Lieux sur le site de l'Association Européenne des Administrateurs d’Elections http://www.election-expert.org/spip.php?article18&var_recherche=vote%20e...
Il existe un rapport 2008 sur la "Fiabilité des opérations électorales des communes équipées d'ordinateurs de vote", malheureusment payant http://www.ethique-citoyenne.org/5.html. Il y a surement d'autres sources. A nous de chercher.

L'esprit est comme un parachute: Il fonctionne seulement quant il est ouvert

Portrait de gautier

gautier

  • Singapore
  • Informatique

Réponse à Gautier

Je ne vois pas en quoi demander un débat public et transparent sur les conditions d’exercice de la démocratie soit de l’auto( ?)dénigrement ! J’ai eu l’occasion d’écouter la CNIL sur le sujet, et force est de constater que son représentant regrettait souvent de voir les recommandations de son institution non respectées en matière de vote électronique.
Il me paraît important d’être pragmatique et de se poser des questions simples, du genre : quels sont les avantages de remplacer un système qui a fait ses preuves par un système non contrôlable ni compréhensible par l’ensemble de la population.
Les bataillons d’informaticiens, d’universitaires ou de scientifiques qui nous mettent en garde contre le vote électronique me font penser que je ne suis pas dans le camp du refus du progrès.
Les avantages les plus « vendeurs » mis en avant par les municipalités concernées, principalement en 2007, n’ont globalement pas été prouvés. Ainsi qui a vu un vrai compte d’exploitation financier justifiant les économies annoncées ? Qui a vu le bilan écologique des bulletins en papier recyclé versus le vote électronique (construction d’appareils polluants difficiles à recycler, envois des copies écrans en papier luxueux par enveloppes affranchies à des centaines de milliers de votants…). Très simplement, en quoi le « jeu en vaudrait la chandelle ».
Le rapport dont il est question (http://www.ethique-citoyenne.org/5.html) et que j’ai consulté, mets en avant plutôt la prédominance des anomalies dans les bureaux de vote utilisant les ordinateurs.

L’esprit doit certes être ouvert pour fonctionner, mais il a besoin d’être nourri d’arguments étayés et non d’affirmations péremptoires ; d’où l’importance d’un débat public.

Utilisateur non inscrit

Halte à l’irrationnelle

La nécessite d’un débat public et transparent est bien entendu incontestable. Mais la France n’est pas spécialement le mauvais élève du vote électronique. Le fait que les Pays-bas ou l’Irlande y aient renoncé est une mesure de précaution pas de progrès. Je souscris à cette prudence, mais bannir le vote électronique sous le prétexte qu’il peut y avoir des erreurs revient à bannir le principe du vote lui-même, qui, quelque soit la méthode, n’est pas infaillible : destruction accidentel de bulletin, pertes, erreur de comptage, fraude, erreur administrative et… erreurs informatiques. Oui, erreur informatique car dans le système (pseudo) manuel d’aujourd’hui, seul le vote et le comptage sont manuels, tout les restes est déjà informatisé (saisie de données, transmission des données, comptage et calcule au niveau national, affichage et impression des résultats…), mais il semble que ceci ne pause problème à personne. Installer un terminal de vote électronique correctement sécurise est difficile mais possible : Depuis des années nous utilisons des automates bancaires assurant une bonne sécurité bien que technologiquement très obsolètes. Comme avec toutes les nouvelles inventions il y a une part d’irrationnelle dans le rejet qu’elles provoquent. Dire qu’une machine génère plus d’erreurs de saisie ou de tri qu’un homme est irrationnel. Prenez un operateur humain et une machine et faite leurs trier 100'000 bulletins: Statistiquement l’operateur humain fera plus d’erreur de tri que la machine à trier, la routine affectant la concentration. Un des effets intéressant d’une machine de vote et de tri c’est quelle peut recompter et retrier à l’ infini la même pile de bulletins électronique ou non, détectant des erreurs qu’un comptage manuel aurait ignoré. Je pense que cet aspect là, rendre le vote plus sur par l’utilisation de machines, est aussi important que de rendre ces machines aussi fiable que possible.
Controller de manière stricte le développement et l’utilisation des machines de vote, oui ! Porter le débat sur le place publique, oui encore. Renoncer à ce progrès sous des prétextes qui fleurent l’irrationnel, non.

L'esprit est comme un parachute: Il fonctionne seulement quant il est ouvert

Portrait de gautier

gautier

  • Singapore
  • Informatique

Des arguments plutôt que des affirmations !

Pourquoi utiliser des termes négatifs (irrationnel) alors que justement il n’est question que de demande de transparence et de preuves. Le progrès ne se mesure pas à la quantité d’électronique introduite dans une procédure.
L’exemple des distributeurs des billets, souvent repris par les partisans du vote électronique pour repousser les opposants dans le camps des passéistes est bien mal choisi ; en effet lorsque vous retirez des fonds, vous avez trois moyens de vérifier que tout s’est bien passé : les billets en poche, le ticket de retrait et le relevé de votre compte bancaire. Qui accepterait de ne recevoir de sa banque qu’un document annuel ne reprenant que le solde du compte sans possibilité de vérification ? C’est ce qu’on nous propose avec les ordinateurs de vote.

Il existe une différence fondamentale entre les tâches informatisables et le vote ; il s’agit du secret intrinsèque du choix de l’électeur, ce qui nécessite davantage d’avoir foi au système que d’être convaincu par les faits. Les quelques extraits des rapports des sociétés de vérification chargées de la conformité des machines, obtenus devant la justice, ont montré les libertés prises par les techniciens spécialistes pour déclarer aptes des machines qui ne répondaient pas à 100 % aux préconisations du législateur.
L’affirmation qu’une machine serait forcement plus fiable est justement remise en cause par l’étude de l’universitaire nantaise que vous citiez et qui a décelé un nombre d’anomalies plus important dans les bureaux de vote français informatisés. Les tests faits aux USA montrent également des traitements techniques pour le moins aléatoires.
Est il irrationnel de montrer que contrairement à ce qui est annoncé et non prouvé, le vote électronique est plus coûteux en fonds publics que le vote papier, et certainement moins écologique. La question reste très simple, quels sont réellement les avantages JUSTIFIES des ordinateurs de vote et, mis à part le désir de « faire moderne », quel est le bilan avantages/inconvénients. Je citerai juste une phrase édifiante du 1ER maire adjoint de la ville d’Issy les Moulineaux reprise sur son blog :
http://blogsubrini.blogs.com/vivre_issy/2007/02/vote_lectroniqu.html
« nous avons opté pour le vote électronique, pour plusieurs raisons, souligne Paul Subrini, des raisons financières, même si l'économie exacte est aujourd'hui difficile à chiffrer ».
En clair, nous sommes sûrs que c’est moins cher mais nous n’avons pas fait d’étude ; et c’est le cas pour l’ensemble des communes concernées si j’en crois le rapport du Forum des Droits sur Internet sur le sujet.

Les français sont cartésiens, ils ne se contentent pas d’arguments marketing non prouvés.

Utilisateur non inscrit

Incontestable

Vos arguments sont incontestables. Mais je vous renverrai au Sujet de mon premier message: Il faut contester la méthode pas la machine. Rien n'empêche de calculer les couts, rien n'empêche de sécurisé la machine tout en préservant l'anonymat. Pour vivre en société nous assumons que beaucoup de choses sont vraies sans en avoir la preuve: Les billets de banques sont vrais, le ticket du distributeur est juste et nos relevés bancaires reflètent la réalité (vu l'état de finances mondiales on peut en douter...). Dans le cas du vote manuel nous assumons que notre vote est pris en compte et correctement, nous n'en n'avons aucune preuve mais nous assumons que les mécanismes de vérifications sont honnête et efficaces. Notre attitude mental vis-à-vis des machines de vote (et plus généralement des ordinateurs) est différente, probablement car nous ne comprenons pas intimement comment les machines se trompent.
Le vote électronique est peut être une erreur, mais il conviendrait d'examiner ce qui nous effraye dans la version électronique mais pas dans la version manuel, alors que dans une large part les problèmes de fonds sont les mêmes.

L'esprit est comme un parachute: Il fonctionne seulement quant il est ouvert

Portrait de gautier

gautier

  • Singapore
  • Informatique

Alors blâmons !

Alors blâmons la méthode des élus qui jouent avec la démocratie en imposant à leur population un outil de scrutin qui n’a pas fait ses preuves et qui ailleurs montre ses dysfonctionnements :
http://blog.grandesvilles.org/285/non-classe/les-machines-a-voter-passen...
Et exigeons un arrêt immédiat du vote électronique tant que la fiabilité, la transparence, l’acceptation et un bilan favorable tant financier qu’écologique ne seront pas démontrés.
Sachant que les billets de banque sont parfois faux, que lorsque nous constatons une erreur sur notre relevé de compte ou que le distributeur n’a pas délivré les billets attendus nous pouvons réclamer auprès de la banque, sachant que les comptes bancaires des français parfois du premier d’entre eux sont quelquefois piratés, et que certains poliques sont parfois sans scrupules en tant qu'humain, la tâche est immense pour les promoteurs du vote électronique, et la lutte des informaticiens, ingénieurs, universitaires (que l’on ne peut pas taxer de technophobes) et de nombreux citoyens a encore de beaux jours devant elle.
Cordialement

Utilisateur non inscrit

Blamer la méthode pas la machine

Le problème technique des machines à voter est connu et très largement documenté, y compris par les administrations et politiques, n’en déplaise aux technophobes et autres adeptes de la théorie du complot dont nous avons ici quelques exemples archétypique : Pour les curieux et les anglophones voir http://www.sos.ca.gov/elections/elections_vsr.htm
Le problème a une base technique bien sur, mais là n’est pas l’essentiel. La question qui se pose, et qui dans les milieux spécialisés fait couler beaucoup d’encre, est la suivante : Peut-on laisser des entreprises privées contrôler un processus électoral et appliquer l’entier du droit à la propriété intellectuel (c’est à dire le secret de fabrication) des matériels et logiciels qui sont utilisés dans les machines à voter ? Car le danger c’est que personne ne sait comment fonctionne ces machines mis à part ceux qui le développent, les vendent et les maintiennent. En mars 2008, l’Etat du New Jersey, ayant constaté des incohérences dans les résultats, a demandé à une université d’examiner les machines. Cette demande fut abandonnée après que Sequoia, le fournisseur des machines, ai menacé de porter plainte prétextant que ceci violerait son droit de licence. http://www.computerworld.com/action/article.do?command=viewArticleBasic&...
Les fournisseurs dans un logique commercial, vont bien sur minimiser les problèmes voir les dissimuler pour protéger leur business. Sur les multiples idées qui ont été soumises afin de régler cet aspect là, deux semblent suffisamment radicales pour avoir un effet réel :

  • 1. Publier les spécifications des machines ainsi que les codes sources de leur logiciel, afin que chacun puisse comprendre et analyser comment fonctionne la machine, détecter d’éventuelles problèmes et proposer des améliorations. C’est une idée très répandues dans la notion d’« Open Source » et les logiciels de sécurités sous licence Open Source sont souvent considérés comme plus sur que leurs équivalents commerciaux. C’est aussi une idée défendue par le Commission Informatique et Liberté (CNIL), un organisme gouvernemental français. Voir:[ … recommandation relative à la sécurité des systèmes de vote électronique.] http://www.cnil.fr/index.php?id=1356, qui aborde aussi bien d’autres difficultés
  • 2. Charger un organisme international de gérer les standards d’utilisation et d’effectuer les investigations, l’ONU fut proposé, ayant déjà des observateurs électoraux
  • .

    Comme on le voit, le problème est plus social et politique, voir commercial, que technique. Mais c'est aussi une question fondamentale de nos démocraties électroniques.

    L’histoire de Skype est un exemple de fonctions cachées à des fins politico/business dans un logiciel commercial. Voir Les Observateurs http://observers.france24.com/fr/content/20081003-skype-enregistre-conve...

    L'esprit est comme un parachute: Il fonctionne seulement quant il est ouvert

    Portrait de gautier

    gautier

    • Singapore
    • Informatique

    C'est une chance pour les russes

    Apres une mise en place d’un nouveau système informatique pour les élections présidentielles aux USA, les hackers russes vont aussi pouvoir participer !

    Utilisateur non inscrit

    ATTENTION À TOUS !!!!!! A

    ATTENTION À TOUS !!!!!! A VOIR ABSOLUMENT ET A FAIRE CIRCULER LE PLUS POSSIBLE, CAR AUJOURD'HUI DÉJA NOUS SOMMES DANS DES PSEUDO DÉMOCRATIES.

    Allez voir cette vidéo à cette adresse:
    http://www.reopen911.info/video/hacking-democracy.html

    Il s'agit d'un reportage sur les problèmes avec les machines automatique de votes, c'est édifiant. Il est en anglais sous-titré. Et s'il vous plait si vous avez des amis aux états-unis envoyer leur ce lien pour que tous le monde soit vigilant. Car malheureusement les gens oublie trop.

    Il est dommage que cette citation soit de Hitler mais elle est tellement vrai: '' Quelle chance pour les gouvernements que les hommes ne pensent pas''.

    Utilisateur non inscrit

    En France aussi

    En France aussi le vote électronique s'étend dangereusement : le vote par internet sera utilisé pour les prud'hommes à Paris, il a été imposé pour l'élection des membres du conseil de l'ordre des infirmiers, il est autorisé pour les élections des représentants des CE dans les entreprises.

    Restons vigilants.

    Signer la pétition nationale pour le maintien du vote papier (déjà plus de cent mille signatures), c'est important !

    Utilisateur non inscrit

    Il faut les commercialiser

    Il faut les commercialiser en Europe, ça rééquilibrera les décisions arbitraires fédéralistes.

    Utilisateur non inscrit