Manifestation anticapitaliste à Wall Street, le 25 septembre. Image postée par "Christy Thornton".
La crise financière remet-elle en cause le modèle économique capitaliste, qui ne semblait jusque-là contesté que par une minorité ? C'est ce que nous expliquent des militants "alters" des quatre coins du monde. De Paris à Buenos Aires, il semble que les nouveaux membres affluent aux portes des partis et mouvements anticapitalistes.
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John Mullen est un militant du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) du sud-ouest de la France. Il tient ce blog.
Depuis plus de vingt ans, on nous répète que le profit
privé est une garantie de stabilité et de prospérité. Les grandes banques et
les compagnies d'assurance ont fait campagne pour contrôler nos fonds de
retraites, les gouvernements de droite ou de gauche ont privatisé les
industries auparavant nationalisées et les services publics.Et là, tout d'un coup, on voit qu'on nous a menti. Leur système est complètement pourri : la dictature du profit n'amène pas la stabilité, mais la panique de la récession. Pourtant, au lieu de réduire le pouvoir des grands capitalistes, on propose de nationaliser les dettes tout en laissant les profits aux riches ! Et cette fois, on trouve des milliards d'euros ! Alors que les caisses étaient vides pour les retraites, pour l'éducation, pour la santé, elles débordent aujourd'hui pour sauver la peau des criminels qui dominent notre société.
Les gens ordinaires sont furieux et ne croient plus ces clowns prétentieux déguisés en "experts économiques". Le travail du NPA et de la gauche radicale est de redonner de l'espoir, d'encourager les résistances - contre la privatisation de la Poste, contre les suppressions de postes dans l'enseignement, pour une augmentation forte du Smic, etc.
Sarkozy a dit récemment que l'anticapitalisme n'est pas une solution. Pour lui et ses amis en Mercedes et en yacht, c'est vrai. Pour les gens ordinaires, c'est la seule solution. Le NPA suscite énormément d'intérêt. A nous d'accueillir les nouveaux combattants à bras ouverts. Dans d'autres pays aussi, nos amis se mobilisent contre le capitalisme. Une manifestation au sein de la City et une autre à Wall Street ont eu lieu ces dernières semaines. Mais il reste énormément de travail si nous voulons remplacer la dictature de l'argent par une société humaine."
Nora Morales de Cortiñas est membre des Madres de Plaza de Mayo (Les mères de la place de Mai), un mouvement composé de mères argentines dont les enfants ont "disparu" sous la dictature militaire (1976-1983).
Cette crise est due essentiellement à la gourmandise du système libéral qui pille depuis des dizaines d'années les ressources des pays les plus faibles et exploite autant les travailleurs des pays émergents que les siens. Ce sont ces mêmes travailleurs, et ces mêmes pays, qui finiront par payer la facture. La globalisation de l'économie néolibérale sans contrôle n'est ni plus ni moins qu'un autre plan Condor. Je pense que l'incidence de la crise sur l'Argentine, pays riche en ressources, aurait dû être mineur, car nous avons actuellement près de 50 milliards de dollars de réserves. Mais la dictature militaire et les gouvernements démocratiques qui ont suivi ont tellement mal géré le pays, le laissant sans plan de développement et sans réelle politique sociale, tout en s'endettant à tort et à travers, qu'il y a fort à parier que les politiciens vont se servir de cette crise pour justifier leur mauvaise gestion. Le paiement de la dette au Club de Paris est une insulte faite à tous ceux qui ont disparu pendant la dictature militaire et qui rêvaient d'un pays solidaire et social."Sergey Rodionov est le spécialiste économique du Parti national bolchévique (NBP), communiste et nationaliste, interdit en Russie.
Cette crise n'a rien de
surprenant pour nous. Depuis Marx, nous savons que le capitalisme s'accompagne
toujours de crises de surproduction : la concurrence nécessite de réduire les
dépenses, donc les salaires baissent, entraînant avec eux la demande. Cette
spirale déflationniste ne s'interrompt qu'avec l'intervention d'un acteur
extérieur au marché.Le capitalisme a une réponse toute faite à ce problème : on soigne la baisse de la demande par l'augmentation du crédit. Mais les capitalistes devraient se rappeler l'avertissement d'un de leurs prophètes, Ludvig von Mises, qui expliquait que ce traitement est pire que la maladie. Il sert juste à espacer les intervalles entre les crises. C'est ce qu'avait fait l'administration Reagan et le système paie aujourd'hui l'addition.
Pour la Russie, cette bulle de crédit va entrainer un vrai désastre. Notre pays a trop tiré sur la pompe à dollars depuis 2004. Les prix du pétrole, du gaz et des métaux avaient explosé et la Russie a profité de rentrées d'argent facile. Nous ne produisons rien d'autre et notre prospérité est basée sur l'exportation de produits payés par des pays endettés. Maintenant que le temps de la prospérité est terminé, la Russie va souffrir encore plus que les autres pays. Et cela va entraîner des changements politiques. Alors que le monde va rechercher de nouveaux modèles idéologiques pour sortir de cette crise, notre pays pourrait montrer la voie."
Charlie Kimber milite au sein du Parti des travailleurs britannique au Royaume-Uni (extrême-gauche).
Depuis une trentaine d'années, tous les partis
politiques qui se sont succédés au pouvoir nous ont dit que tout irait bien
tant que le marché serait libre de s'autogérer. Cette affirmation a vécu, plus
rien ne sera comme avant pour les gens, qui vont se poser des questions.
Pourquoi l'Etat, qui a trouvé de l'argent pour se protéger des effets de la
crise, ne débloque-t-il pas plutôt des fonds pour créer des emplois, pour
lutter contre la misère, pour améliorer la protection sociale ou encore
soutenir les retraites ? Et dans le cas où c'est l'Etat qui vole au
secours du secteur bancaire, les banques ne devraient-elles pas agir dans
l'intérêt du plus grand nombre plutôt que dans celui d'une minorité ? Cette
crise pourrait remettre au goût du jour les nationalisations en Grande-Bretagne,
alors que ce terme était honni depuis des lustres.Gordon Brown a profité de la crise, parce qu'elle a rappelé à l'opinion à quel point pouvaient être néfastes les relations étroites qu'entretient le Parti conservateur avec le secteur bancaire et les élites.
J'aimerais qu'à la suite de cette crise toutes les forces à la gauche du Parti travailliste se rassemblent pour former une 'Ligue communiste révolutionnaire', telle qu'elle existe en France."
Zuangchen est un blogueur chinois. Originellement posté ici.
En quelques jours, tous les Etats sont intervenus pour
soutenir les marchés et empêcher que l'économie réelle ne soit touchée. Mais
leur intervention maintient aussi les prix élevés sur le marché immobilier. Et
ça, ce n'est pas uniquement dans l'intérêt du gouvernement, c'est pour protéger
les capitalistes. Cette intervention
leur sauve la peau et sacrifie le peuple. Car avec un tel marché
immobilier, il faut trente ans pour que le Chinois moyen rembourse son emprunt. Et
il empêche les jeunes d'accéder à la propriété. L'intervention du gouvernement
n'a pas été uniquement une mesure économique, ce fût aussi un geste
politique."Alex Foti est membre du syndicat italien Confederazione Unitaria di Base.
L'Italie va beaucoup souffrir de cette crise car les
politiques de Berlusconi ont rendu le pays vulnérable. Mais les gens se mobilisent : les étudiants, les conducteurs de
bus... Malheureusement, la
gauche italienne est trop peu nombreuse au Parlement, et trop faible
intellectuellement, pour profiter de cette opportunité. Par contre la société
se mobilise. Vendredi, les trois principaux syndicats ont organisé une
grève générale. Nous sommes parvenus à paralyser Milan et Rome. Nous sommes
sans illusion sur notre capacité à renverser le gouvernement dans le court
terme. Mais je pense que tout cela est très positif."Manifestation anticapitaliste à Wall Street, le 25 octobre:
Postée par "SAJU0" le 30 Septembre 2008.
Manifestation anticapitaliste à la City de Londres, le 10 octobre:
Postée par "leninology" le 10 Octobre 2008.
Commentaires
NON, il n'y a aucun commentaire réellement anti libéral!
Soumis par Vince (non vérifié) le lun, 27/10/2008 - 22:35.Voilà maintenant un an, j'avais posté des commentaires sur la crise. C'était évident déjà pour moi comme pour tant d'autres économistes peu écoutés.
Marginalisés, ces économistes sont pourtant des chefs de banques, des professionnels et on les a traité comme des gaullistes vieux jeu:
Aujourd'hui être anti libéral, être protectionniste et reconnaître un lien intime entre le politique et l'économique c'est être le dernier des marxistes.
Pourtant voilà la crise "nous frappe" en réalité certains le savaient depuis 1987, lorsque la FED intervient pour reporter à plus tard l'inévitable.
Cette crise c'est la saturation d'un système qui avait déjà du mal dans les pays du Nord et qu'on a aussi répandu dans le reste du monde:
"être libéral n'est pas une idéologie" selon Parisot, on voit pourtant des marchés communs qui appliquent des règles communes à des pays fondamentalement différents, on voit des échanges commerciaux entre démocraties et dictatures
sans gène, sans conscience tout allait plus vite et plus loin, trop loin.
Du haut de nos 2% de croissance la France, les français à partir de nos institutions financières ont prêté (notre épargne) aux banques étrangères (quand nous avions des projets):
aux US, à la Chine, à l'Espagne, notre épargne n'était là que pour alimenter des croissances artificielles boostées par les prêts.
Par exemple le taux directeur réel de la Fed était négatif pendant une longue période, la Chine a joué sur ses réserves de $ pour maintenir (le dollar déjà faible) à une valeur suffisamment forte pour que leur devise soit plus faible (donc favorable à l'exportation)
quand je vois ça je me dis que les chinois ont des raisons de penser que le $, devise exceptionnellement favorisée, finisse un jour par subir une chute brutale de valeur:
un autre crack? celui de la monnaie, la crise inflationniste. Si les chinois se donnent se mal, c'est donc qu'il y a une possibilité que cela arrive et c'est même la suite logique.
Pendant ce temps nous sommes là à nous dire qu'on doit penser "ensemble", que l'UE doit agir, on parle d'actions coordonnées, etc...
Moi, je ne vois que des nations qui font leurs manoeuvres pour sauver leurs peau, nous français avons un avantage;
Nos banques ont beaucoup de créanciers étrangers, nous avons une devise or (fr nap) qui peut être utilisée en cas extrême.
Maintenant si on doit trouver une solution, elle est simple:
vous pensez au social, vous pensez à votre boite en difficulté, vous pensez à vos euros qui vont se dévaluer?
Dans ce cas reprenons les vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves: plus de marchés communs, plus d'échanges libres de produits ou de main d'oeuvres:
Nous avons l'épargne nécessaire pour nous autofinancer dans des projets dans lesquels nous sommes à la pointe, refaire nos villes, jouer sur une monnaie forte.
Stoppons l'immigration, quittons l'Euro pour un temps et pensons avant tout au citoyen (mais de manière intelligente).
En fait je dirais ceci: le système libéral n'est ni de droite ni de gauche (Ségolène R et Nicolas S le sont), et il a pour seul effet de ne pas respecter notre constitution.
On a des règles, nous ne sommes pas l'Angleterre:
droit au logement, au travail, Etat interventionniste qui investit dans la science.
C'est l'humanisme gaulliste, le consensus national que les libre-échanges nous empêchent de bénéficier.
Juste un constat: Avant Giscard nous avions une forte croissance, et ce n'était pas une période libérale.
Donc retour à la Nation, à l'Etat, à l'idéologie républicaine et à la solidarité.
Regardez dan l'histoire, la France s'en est toujours sortie avec ce système, les grands patrons ont juste voulu baisser leurs coûts.
Maintenant à la gauche et à la droite de trouver le moyen de relancer notre pays seul, avec tous nos atouts (dans la construction, la finance, dans le nucléaire et l'automobile par exemple),
ce ne sera pas difficile!
(mais une réduction des subventions inutiles serait la bienvenue pour la relance nationale par l'offre)
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lan crise les banques et nous
Soumis par aimé (non vérifié) le jeu, 06/11/2008 - 16:08.tout le monde sait que celà devait arriver un jour ,les banquiers eux memes savaient et préparés çà depuis des années sachant que l'état viendrait a leur secour ,l'argent du contribuables donné a des criminels(banquiers spéculateurs en tous genres et bien sur l'outil fatal les traiders ,tous ces magouilleurs de la finance,pour venir en aide aux profits de la junte banquière,car il s'agit d'une véritable mafia,instrumenté par nos propres banquiers a des fins d'énorme profits sans se soucier en cas d'échec qui aller payer les peaux cassés,ils se serves de la loi ,je dirais meme plus ils sont la loi...coluche avait raison là dessus tous des ripoux,tout cet argent que l'on réclame depuis des années ,pour réguler ,le chômage,la pauvreté,la vrais précarité ,et ces pauvres retraités qui ont tant travaillés ,qui n'ont même plus d'espoirs..sont ils juger ces gens ces assassins de la société,on découvre des milliards qu'on ne connaissait pas ...donnés a des vauriens ,alors que le peuple se meurt,tout ça me révolte au plus haut point,il faut réagir et faire payer les destructeurs,polueurs payeur..!les hauts fonctionnaires sont tellement impliqués que croyez moi rien ne transpirera,parole de scout'il faudrait vraiment que le citoyen se prenne par la main et agisse en conséquence en demandant qu'une loi soit votée ,pour prévenir ce genre de massacre ,car c'est nos vies que l'on fout en l'air et surtout quel monde allons nous laisser a nos enfants et quelle planete ,ceci est un autre sujet mais croyez moi tout est lier cordialement un simple citoyen français vive la france que dieu nous protege
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En finir avec le capitalisme: l'urgence sociale et démocratique
Soumis par John-Marko (non vérifié) le mer, 22/10/2008 - 12:53.Fillon nous disait il y a a peine un mois que la France était en faillite mais tout d'un coup il trouve des milliards pour leur amis banquiers milliardaires. Quand ceux-ci gagnent des profits faramineux il garde tout pour eux, mais en temps de crise quand ils font des pertes alors là c'est aux couillons de base, aux travailleurs de payer la note. On voit clairement que ce système capitaliste ne sert les intérêts que d'une minorité parasite qui vit sur le dos de l'immense majorité.
Il faut bien montrer que l'on produit aujourd'hui selon la FAO, 120% des besoins alimentaires mondiaux. Mais on ne donne rien aux population subissant la famine car cela ferait baisser les prix. C'est donc le capitalisme qui organise les famines dans le monde puisque l'on a les moyens d'en finir avec celles-ci. Selon la FAO toujours il suffirait de 80 milliards de $ pour en finir avec les famines. Le plan Paulson c'est 700 milliards de $ et le plan de Sarkozy c'est 360 milliard d'€. De qui se moque t-on?
On verse des milliards pour sauver des richissimes banquiers mais rien pour sauver les emplois de ceux qui subissent les restructurations et les délocalisations (qui pour beaucoup sont des changements de régions en France même afin de toucher les primes à l'emploi).
LA conclusion est qu'il est nécessaire de mettre tout ce qui touche à l'économie et au travail sous le contrôle démocratique de la population. La démocratie ne doit pas s'arrêter à la porte de l'entreprise. Les salariés doivent être au coeur des décisions de leur entreprise et voter pour leur direction. Tout ce que l'on produit, la manière dont on le produit devrait être décidé par la majorité de la population et les salariés et non pas par une minorité de riches et qui donne les résultats que l'on voit aujourd'hui.
Alors oui je pense que Besancenot esquisse un début de réponse intéressante avec son NPA. Car il est clair que les travailleurs doivent s'organiser pour changer cette société car les capitalistes ne vont pas le faire à notre place.
PS: Je ne voit pas ce que vient faire le Parti National Bolchevique ici. C'est une organisation d'extrême droite fascisante de type nazi qui strictement rien avoir avec la gauche anticapitaliste...
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La réponse de notre Observateur Russe
Soumis par Team Observers le jeu, 23/10/2008 - 14:23.D'après Ostap, l'Observateur russe qui nous a mis en contact avec ce membre du PNB, le PNB n'est pas un parti d'extrême droite. Sa réponse en anglais:
"They are certainly not traditional left, because they are a nationalist party, but they are not far right. They deny any links to fascism and claim to stay against any antisemitism, xenophobia, or racism. Russian far right are DPNI and RNE".
Team Observers
Tout nationalisme en tant
Soumis par Néness (non vérifié) le jeu, 06/11/2008 - 16:37.Tout nationalisme en tant que tel est de droite...
A voir ce qui s'est passé en Bretagne ou au Pays Basque : les mouvements de liberté, de prise en compte des différences culturelles (langue etc), sont la plupart du temps à la base, de gauche, mais finissent, avec la radicalisation et le nationalisme, par renier tout ce qui n'est pas eux, ce qui aboutit in fine à une droitisation ou extrême-droitisation du mouvement...
Parti National Bolchevik ou Parti National Socialiste sont à la base d'extrême-gauche, et pour ce dernier en tout cas, a été vidé de son sens avec son contrôle par un certain Hitler qui en a fait tout sauf un parti de gauche... un parti d'extrême-droite fasciste, raciste, idéologue, avec toutefois une vision d'un Etat tout-puissant, mais pour mieux imposer l'idéologie et tout contrôler, et tout ça au service des visées du parti.
Tout parti se revendiquant nationaliste ne peut être d'extrême-gauche : cette dernière est par définition internationaliste!
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El gran capital
Soumis par Jose Netto le mer, 22/10/2008 - 11:40.Cette crise est la conséquence inévitable du “ gran capital’, un système qui a pour unique but l’enrichissement d’une poignée de personnes. Le plus triste c’est que ce sont les plus pauvres qui seront le plus touchés par la crise. De toute façon, l’Espagne ne sera pas autant touchée que d’autres et cela pour deux raisons plutôt positives. Premièrement, on est moins dépendant des Etats-Unis que certains pays européens. Deuxièmement, les garde-fous mis en place par le parti socialiste de Zapatero ont permis de limiter la casse. Malgré cela, je pense que l’opposition de droite fera tout pour tirer profit de la situation en critiquant le pouvoir en place et pour influencer l’opinion. Mais d’ici aux élections, cette crise ne sera plus, je l’espère, qu’un mauvais souvenir.
Jose Netto
Pakistan
Soumis par Najma Sadeque le mer, 22/10/2008 - 11:39.Durant des années nos ressources nationales ont été dilapidées ou vendues pour rien à l’étranger. Il y a pourtant des services qu’il ne faut pas vendre : l’électricité, le gaz, etc. Musharraf a mis le pays entier en vente, ne laissant rien au peuple. Et notre nouveau Président (Asif Ali Zardari) met en œuvre les mêmes politiques.
Notre pays n’a pas investi dans des fonds de pension, mais la crise nous affecte quand même car nous sommes sous l’emprise d’Etats qui sont eux concernés par la crise. Je ne pense pas malheureusement que les gens ici réalisent à quel point le capitalisme est dangereux. Je ne suis pas vraiment anticapitaliste, mais je pense que ce système doit être régulé et rendu plus transparent.
Najma Sadeque