Dimanche 08 novembre 2009

Le "copain" terroriste d'Obama va-t-il ébranler la campagne ?

A quatre semaines de l'élection, la politique se transforme en sport de combat. Les deux candidats, John McCain et Barack Obama, ont lancé un nouveau style d'offensive. Chacun déterre les relations louches que son adversaire aurait entretenues par le passé.

Dans le domaine des sports de contact, le hockey est certainement le plus brutal. Alors rien d'étonnant à ce que la gouverneure d'Alaska, candidate à la vice-présidence, qui est aussi une maman férue de hockey ait été la première à jeter le gant [coutume en hockey qui marque le début d'une bagarre]. Le week-end dernier, Sarah Palin a évoqué une connaissance d'Obama, William Ayers, un des grands leaders du mouvement "Weather Underground" [organisation américaine d'extrême-gauche clandestine et terroriste créée en 1969 et liée aux Black Panthers] et accuse au passage le candidat démocrate de "traîner" avec des terroristes.



Ayers était l'un des personnages-clés du mouvement radical de la fin des années 1960 qui est à l'origine de deux attentats à la bombe au Pentagone et au Capitole. Installé à Chicago, Ayers s'est reconverti dans une autre sorte d'activisme, consacré aux problèmes d'éducation à Chicago. Ce qui n'empêche pas ses détracteurs de dire qu'il a été et qu'il restera un terroriste.

"Que le premier messager de cette offensive soit Sarah Palin me semble tout à fait approprié, cette femme dont la seule présence sur un ticket national est une insulte à votre intelligence", écrit l'éditorialiste Joe Klein sur son blog à lire sur le site du Time Magazine.

Palin se défend en affirmant qu'elle n'a fait que répéter ce qui est écrit dans le New York Times - un journal que le camp de McCain avait accusé de soutenir Obama.




Mais l'article du Times auquel elle se réfère avait mis plus qu'un peu de distance entre Obama et Ayers. Il précise que 'les deux hommes ne semblent pas avoir été proches. Obama, de son côté, n'a jamais exprimé de sympathie pour les opinions radicales et les actions de M. Ayers."

Ce qui n'empêche pas certains conservateurs de dire avoir attendu que le camp de McCain interpelle Obama sur ses relations et espèrent aujourd'hui d'autres infos.

"Si cette histoire ne fait pas de tort à Obama, je pourrais me convaincre qu'Ayers et ses acolytes ont gagné la guerre contre l'Amérique qu'ils ont déclenché dans les années 1970", écrit Bill Dupray dans le "Patriot Room"

Le blogueur du "Right Wing News", John Stephenson écrit que de compter Ayers parmi ses relations signifie qu'on ne peut pas avoir confiance dans le jugement d'Obama : "Comment faire confiance alors à Obama pour des choix aussi important que les postes de la Cour suprême ?" demande-t-il.

Dans le passé, Obama a qualifié ce genre d'attaque de "période creuse" de la politique.

Mais il n'est pas plus au-dessus de ça que les républicains. Cette semaine, son équipe de campagne a rappelé l'implication de John McCain dans un scandale de caisse d'épargne. Il était un des cinq "Keating Five", un groupe de sénateurs liés au personnage principal de l'affaire, Charles Keating.




A bon chat, bon rat. Certains libéraux applaudissent cette contre-attaque. 

"Evoquer Keating dans ce cocktail de personnalités révèle la superficialité des propos diffamatoires de McCain concernant Ayers et Rezko", écrit Ron Chusid sur le blog "Liberal Values". "McCain était beaucoup plus proche de Keating, qu'Obama ne l'était d'Ayers".

Tout comme la relation entre Obama et Ayers, la relation entre McCain et le scandale de "Keating Five" n'est peut-être pas aussi évidente que certains voudraient le laisser croire. Quand il a été condamné par le Sénat pour son rôle dans l'affaire, l'avocat démocrate en charge de l'enquête avait lui-même conseillé que McCain et le sénateur John Glenn soient écartés de l'enquête au motif qu'ils s'étaient avérés moins responsables que les trois autres sénateurs.

Riche Lawry, journaliste au magazine conservateur "National Review", écrit sur son blog que faire ressurgir la relation d'Obama avec Ayers est de bonne guerre. Mais il avertit aussi McCain que ce n'est pas ça qui va lui faire gagner la présidence.

"McCain doit viser plus haut, écrit-il. Ne pas avoir de message économique convaincant avant la crise financière était déjà une faute professionnelle, mais aujourd'hui c'est de la folie."

On peut s'attendre à plusieurs attaques de ce genre dans les prochaines semaines. Attendez-vous à une offensive républicaine sur les relations entre Obama et le collecteur de fonds tombé en disgrâce, Tony Rezko. Rezko a été condamné pour fraude et corruption (sans aucun lien avec Obama). Mais aussi à des références sur ses liens avec son ancien pasteur, le révérend Jérémiah Wright, dont certains commentaires sur la nation en avaient scandalisé plus d'un.

Attendez-vous aussi à entendre parler du rôle de McCain dans le groupe "Keating Five" et sur un lien probable avec un groupe qui soutenait des brigades criminelles de droite en Amérique centrale. Vous entendrez peut-être même parler de la participation de Todd Palin [le mari de Sarah Palin ] à un groupe d'indépendantistes d'Alaska soutenant la sécession de l'Etat contre les Etats-Unis.

Mais est-ce que tout ça va prendre? Sur le "Right Wing Nut House" le blogueur Rick Moran prédit que non.

"Le fait est que l'économie est un problème tellement prédominant qu'aucun autre sujet abordé dans la campagne ne tient la comparaison", écrit-il. L'électeur ne veut pas entendre parler d'Ayers, de Wright ou de Rezko ou de quelques amitiés, aussi problématiques soient-elles, qu'Obama aurait eues par le passé.

Je ne pense pas non plus qu'il ait envie de revivre le fiasco de "Keating Five" ou de lire des choses sur les associations douteuses de McCain dans la presse.

Contributeurs

Commentaires

sarah palin veut jouer la mechante mais c'est mal fait

la gouverneure de l'Alska veut jouer a la mechante et elle le fait tres mal car ou voulant assombrir la personnalite de BARACK OBAMA elle dit des betises.
le senateur OBAMA à eu des relations avec le professeur Ayers alors qu'il n'etait qu'un jeune homme en cela n'explique en rien qu'il flurte avec des terroristes car la professeur Ayers s'est reconverti dans l'education et je crois que s'il est toujours le terroriste dont madame la gouverneure veut montrer la camaraderie avec OBAMA, je crois que dans une grande democratie comme les ETAS UNIS D'AMERIQUE il serait dans les geoles de GUANTANAMO comme d'autres personnes considerees comme telles.
MADAME PALIN cherchez bien peut etre vous trouverez des choses consistantes sur Obama mais je doute fort que vous en trouvez car il n'y a rien a decouvrir.

Utilisateur non inscrit

l'igonrante americaine(sarah pallin)

si barack obama est un terrorite donc tous les americains sont des terroriste car un homme comme obama dans un pays c'est une grande chose car obama n'est qu'un simple exemple pour les americains pour sarah pallin il ne pas evident qu'un homme doué d'une telle politique comme maccain choisi une telle ignorante ala tete de la vice presidente des etats unies il faut que vous sachiez que obama est le symbole des etats unies.

Utilisateur non inscrit

OBAMA EST UN TRAITE

Il aurait fouettait des africains étant plus jeunes et ça on nous le cache !

Utilisateur non inscrit