Paul Otlet, sorte de professeur Tournesol belge, imaginait déjà, au début du siècle dernier, un système d’échange de connaissances qui ressemble étrangement à Internet.
Extraits d'un documentaire sur Paul Otlet
Christophe Tricot a écrit une thèse sur la cartographie des connaissances (knowledge mapping) au cours de laquelle il a découvert le travail de Paul Otlet.

Il voulait créer un référentiel commun à toutes les cultures pour que l'on puisse échanger facilement les savoirs. Concrètement, il avait le projet de mettre toutes les connaissances de l'humanité sur des fiches indexées de façon extrêmement fine afin qu'elles soient facilement exploitables. Il paraît que les inventeurs des liens hypertextes se sont d'ailleurs inspirés de ses écrits.
Otlet voulait également centraliser toutes ces fiches dans une grande bibliothèque. Un sorte de wikipedia, mais où tous les contenus seraient validés par des experts. Il imaginait que l'on pourrait consulter ces données (audio, vidéo, texte, etc.) de n'importe où dans le monde en se les faisant envoyer sur un écran équipé d'un microphone. Ca a l'air évident aujourd'hui, mais c'était en 1934 !
Otlet était un utopiste. Pour lui, si tous les peuples partageaient leur savoir, il n'y aurait plus de guerre. Il a d'abord proposé à la SDN [l'ancêtre de l'ONU] d'héberger sa bibliothèque, mais ça n'a pas abouti. Il disposait d'une petite fortune de famille, mais à la fin de sa vie, il était complètement ruiné et seul. Alors il a démarché tous les Etats pour leur proposer de financer son projet. Même Hitler..."
Commentaires
PARFAITEMENT GENIAL!
Submitted by Nonyme (non vérifié) on mar, 30/09/2008 - 10:22.c'est fantastique, il faut faire un monument à cet homme.
dans la lignée de jules verne.
Submitted by whralouf (non vérifié) on dim, 05/10/2008 - 05:14.ben,des idées comme celle là on peut bien étre sure qu'il y en a d'autres dans de vieux cartons oubliés ou dans de jeunes tétes blondes qui n'ose pas encore,internet les y aidera.Ca vaux un site mondial de l'imaginaire ingénieuring comme il y en a pour la pensée pure.