Un cochon qui pourrait coûter cher à Obama

Lors d'un meeting organisé, ce mardi, en Virginie, Barack Obama a tenté un bon mot qui pourrait bien se retourner contre lui. En comparant la colistière de John McCain à un "cochon avec du rouge à lèvres", il s'est attiré un qualificatif de sexiste qui risque de lui coller à la peau.

"Tu peux mettre du rouge à lèvres à un cochon : ça reste un cochon. Tu peux mettre un vieux poisson dans un morceau de papier et appeler ça un changement : ça sentira toujours mauvais dans huit ans",  a déclamé Obama. Les analystes ont immédiatement comparé ce commentaire à celui de Sarah Palin, qui avait expliqué que la différence entre une bonne mère et un pitbull, c'était juste le rouge à lèvres. Les républicains ont, bien entendu, attaqué Obama pour ce commentaire qualifié de sexiste. Mais l'un de nos Observateurs pour la campagne présidentielle nous rappelle que McCain avait utilisé exactement la même expression pour se moquer du programme d'Hillary Clinton.

ACTUALISATION (11.09.08) : McCain a posté un clip, en réponse à l'attaque "sexiste" d'Obama, qui juxtapose le trait d'esprit de Sarah Palin sur la "bonne mère et son rouge à lèvres" et celui d'Obama sur "le cochon avec du rouge à lèvres". La vidéo se termine par quelques secondes d'une émission de CBS dans laquelle la présentatrice, Katie Couric, explique que "l'une des plus importantes leçons de cette campagne est qu'il existe toujours du sexisme aux Etats-Unis". La chaîne CBS a toutefois demandé à YouTube de supprimer ce clip, expliquant que le commentaire de sa présentatrice était bien antérieur à cette polémique et portait sur Hillary Clinton et non Sarah Palin. Le clip de McCain est toujours visible sur son site de campagne

"Tu peux mettre du rouge à lèvres à un cochon : ça reste un cochon"

"On appelle ça être 'incivil', et dans un contexte politique, on dit aussi 'stupide'"

Mick Stockinger supporte les républicains. Il écrit sur le blog Uncorrelated.   

C'est exactement ce que la base gauchiste [d'Obama] veut voir. C'est ce qui s'appelle "être un dur à cuire". Mais aux Etats-Unis, on appelle ça être "incivil", et dans un contexte politique, on dit aussi "stupide" [...]

Obama [...] s'abaisse à des attaques irrespectueuses et risquées au sujet du ticket McCain-Palin. Quelqu'un de son équipe de campagne devrait le prendre à part et lui rappeler qu'il est en course pour la présidence contre John McCain [...] Comment un homme, qui ne gère pas calmement les aléas de sa campagne, pourra-t il gérer les pressions du bureau ovale ? Pourra-t-il supporter, comme Georges Bush l'a fait, les critiques acharnées et continuer à gouverner ?"

Portrait de Mick Stockinger

Mick Stockinger

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"McCain est un habitué du sexisme"

John Aravosis est un blogueur démocrate.

Si la remarque d'Obama est sexiste, comme le dit McCain, alors, en toute logique, il en était de même de la remarque de McCain contre Hillary Clinton [McCain avait parlé de "rouge à lèvre sur un cochon" pour qualifier le programme de Clinton dans le domaine de la santé].

McCain est un habitué du sexisme. Un jour, il s'est moqué de Chelsea Clinton qu'il trouvait moche. Et puis, il y a cette fois où il a plaisanté sur une femme qui s'est fait violer et qui a tellement adoré ça qu'elle en a redemandé. Alors, OK, organisons un débat sur le sexisme entre Obama et McCain. Enfin, une dernière chose : est-ce que vous pouvez vous targuer d'être un défenseur de la cause féminine alors que vous avez trompé votre première femme et insulté la seconde ?"

Portrait de John Aravosis

John Aravosis

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La référence de McCain au "rouge à lèvre sur un cochon"

McCain parlait du programme d'Hillary Clinton dans le domaine.

Commentaires

Vu de l'afrique ,un

Vu de l'afrique ,un commentaire de ce genre n'est pas ce qui importe le plus ,dans un monde,ou il y a encore des bataille importante a gagne ,la vie ,le droit a l'eau ,a l'energie,la paix,la democratie ..,une phrase comme cela ne peut en aucune facon avoir de l'impact sur une election ,les USA ,je crois on besoin de changement ,si j'etais americaine ,j'aurai adherer au parti republicain avec qui je partage bien de point sur la vision du monde,mes conviction sontplus a droite qu'a gauche mais aujourd'hui c'est OBAMA que je choisi parcequ'il represente le changemment,non pas parceque je suis Africaine et noire mais pour une nouvelle amerique que le monde voudrait decouvrir loin des mensonge de l'administration Bush et son arrogance le monde change et le contexte en est different chaque jour qui passe et ce n'est pas en affirmant comme maccain le dit de maintenir une presence en IRAK que la victoire sera assure,contre qui se bat-il ,le sait-il au moins ? les irakiens ,les afgans ne veulent pas de vous sur leur territoire ,je crois qu'on devrait les ecouter pour reconcilier les americains ave les autre
peuple du monde pour lute contre le terrorisme c'est de donne des opportunites a tous ce jeune qui s'enrole pour un jihad pas souvent
comprehensibl

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le 11septembre et l'echeque de l 'Algerie

« Le 11 septembre et nous »

Par El Hachemi CHERIF.

Dans un essai publié en 1994 « Algérie, Modernité: enjeux en jeu », j'avais formulé l'idée suivant laquelle les mouvements intégristes, utilisant le terrorisme comme le moyen de leur réalisation à l'échelle de chaque nation, et compte tenu du fait qu'ils allaient se heurter inévitablement à la résistance des sociétés et des Etats, allait inévitablement parachever leur constitution en mouvement international avec la projection d'un Etat théocratique planétaire qui existe déjà virtuellement en prémisses depuis longtemps dans toute la littérature islamiste portant sur les questions de l'Etat...

C'est même leur raison d'être suprême puisqu'ils aspirent à l'universalité. Mais, jamais il n'était possible d'envisager cette thèse réalité, et à plus forte raison telle qu'elle s'est manifestée le 11 septembre. Entre une telle hypothèse d'évolution et les thèses développée par Samuel Huttington sur le « conflit des civilisations », il n'y a qu'une marge et un pas, celle et celui qui, à la fois, distingue et confond l'islam et l'islamisme. Et Samuel Huttington a beau tenter aujourd'hui de corriger le tir, sa thèse a, elle aussi, comme figure et posture idéologiques, favorisé à la fois l'arrogance de l'Amérique et la cristallisation d'attitudes de rejet sectaire de l'Amérique et de tout ce qu'elle incarne, en bloc, de mauvais comme de bon.

Quoique pertinente par le tracé du cours de l'évolution, nous nous efforcions, dans notre esprit et dans notre imaginaire, de repousser une telle possibilité d'évolution vers le pire. Par peur panique qui aveugle et inhibe, autant que par attachement à la paix, par humanisme et universalisme. Elle restait donc une thèse et on pouvait penser, ou espérer soi-même, secrètement ou explicitement, qu'elle ne se confirmât pas dans la pratique. Et puis, progressivement, il y a eu le premier World Trade Center, le Yémen, l'embarcation bourrée d'explosifs et lancée contre une frégate de la marine américaine, et les deux tours du World Trade Center avec en prime le Pentagone. Il faut se rendre à l'évidence : le pas est d'autant plus facile à faire que tous les ingrédients sont présents, aussi bien du point de vue des facteurs objectifs que du point de vue des facteurs subjectifs. Le monde arabe et musulman est à un carrefour. Il est dominé et sous développé sous tous les rapports. Il traverse une crise grave de passage à la modernité : d'un côté il frappe à ses portes et à celles du progrès, et de l'autre, il est empêché par un certain nombre de facteurs d'aborder résolument ce tournant le rendant inaccessible ou difficile, en particulier le retard accumulé dans tous le domaines et notamment l'inégalité des niveaux de développement et donc aussi des termes de l'échange, au niveau de la base matérielle comme au niveau de la base intellectuelle et civilisationnelle (au sens de son infrastructure comme au sens de sa superstructure).

Pour une surprise, le 11 septembre a été une surprise. Pourtant, nous étions, nous algériens, passés par là. Nous avons déjà éprouvé l'expérience de la menace intégriste, encore théorique jusqu'à 1992, puis le passage à l'acte. Et nous mêmes, qui parlions déjà dès 1990/91 des risques de dérapage vers une guerre civile dans notre pays, nous en imaginions difficilement le passage à l'acte et la dérive vers des formes aussi barbares, brutales, cyniques, inattendues, inimaginables, illimitées dans leur matérialisation comme dans leurs conséquences : assassinat des élites, génocide sur les populations quel qu'en soit la condition, l'âge même des bébés, le sexe, bombes de très forte puissance dans des lieux publics, empoisonnement des sources d'eau, destruction du patrimoine intellectuel et civilisationnel, et le pire est ce qui n'a pas pu se produire du fait de la vigilance de notre société et des services de sécurité, etc...

Non seulement les occidentaux, américains compris, avaient fermé l’œil sur ces actes terroristes barbares commis contre nos populations et nos élites, mais ils s'en sont fait, parfois, et quelque part complices. Par rancœur et hostilité à l'égard de l'Etat algérien refusant la soumission à la domination impérialiste et néo‑colonialiste et refusant le libéralisme sauvage, par choix stratégique, politique, ou par calcul politicien. Dans une intervention à Bari (Italie) à l'occasion d'une conférence organisée par « Il Laboratorio progetto poiesis », le 21 mars 1996, J'avais averti que « s'interdire la solidarité avec les pays qui souffrent du terrorisme intégriste, avec leurs forces patriotiques, démocratiques et progressistes, sous prétexte de s'interdire l'ingérence dans leurs affaires internes, c'est à coup sûr contribuer à les livrer, pieds et poings liés aux forces obscurantistes et totalitaires, c'est contribuer à aggraver les conditions de leur propre déstabilisation et mettre en danger à terme leur propre sécurité »... On notera bien d'ailleurs que la réaction au terrorisme s'est amorcée, comme c'est le cas de la France particulièrement, à partir du moment ou ces puissances ont considéré que l'intégrisme était aussi une menace pour eux et non seulement pour les pays concernés.

Le 11 septembre avait, entre autres pour objectif, de cristalliser le projet intégriste au plan mondial, de porter aide et assistance politique et morale aux troupes intégristes à l'intérieur de chacun des pays où il a pris racine. Il ne faut pas hâter pour conclure que cet objectif n'est pas entrain d'être atteint. En partie, il avance. Cela n'explique-t-il pas sa persistance et ses tentatives de reprise d'initiative dans notre pays ? Mais, attendons donc pour mieux voir.

Ce qui est certain, c'est qu'il a, à la fois conforté, mais aussi contrarié et dérangé la stratégie de Bouteflika, au plan national et au plan de ses alliances internationales. Comme tous les islamistes ou crypto islamistes qui sont dans la proximité du pouvoir (à l'exemple des islamistes dits légaux ou des barbe-FLN), Bouteflika adopte une attitude ambivalente, double, vis à vis du terrorisme. Par un côté, il sympathise avec le terrorisme et souhaite qu'il se maintienne tant que subsiste l'état actuel, précisément comme forme de pression contre un Etat qui a résisté à la déferlante intégriste et donc contre son noyau dur, en l'occurrence l'ANP et les patriotes et démocrates ; par un autre coté, il est embarrassé par cette agitation terroriste dans la mesure où en tant que chef de l'Etat cette pression s’exerce aussi sur lui.

Mais, le terrorisme, lui,y trouve son affaire. Dans la mesure même où il puise ses forces dans l'énergie que lui procure l'idéologie islamiste, ainsi que les approches, les discours et les pratiques réconciliatrices qui ont pour objectif d'attirer vers les rets de la compromission et de la forfaiture. Ainsi, autant nous pouvons affirmer que la stratégie de Bouteflika alimente le terrorisme par intérêt tant qu'il n'a pas réalisé son plan de « réconciliation nationale ». autant nous pouvons affirmer que le maintien de l'objectif de réconciliation nationale à un niveau aussi élevé du pouvoir donne à espérer à l'islamisme et par conséquent alimente le terrorisme. Car, la raison d'être de ce terrorisme systématique, systémique même dirions-nous, c'est l'islamisme, et la raison d'être de l'islamisme, c'est le projet théocratique opposé à la racine et sous tous les rapports au projet républicain, démocratique et moderne de progrès universel.

Bouteflika, rongé par ses ambitions, soucieux de sauver son pouvoir, empêtré dans des contradictions complexes an plan national et international dont il ne peut avoir la maîtrise, fait dans l'hypocrisie et le multiple langage. Il en est ainsi parce qu'il est tiraillé entre ses sympathies islamistes (c'est lui même qui les a affirmées en paroles et en actes) avec toutes les implications et conséquences et les faits têtus contrariants aux plans national et international : résistance de notre société et de notre armée au terrorisme et à la déferlante islamiste, action terroriste et réaction anti‑terroriste, etc... Aussi, il tient ; sur le terrorisme, aux américains et aux puissances occidentales ; un langage, et tient à l'intérieur du pays un tout autre langage. Il veut tromper les USA mêmes et gagner leurs faveurs en se montrant anti-terronste, et mettre leur compréhension ou leur soutien au service de l'intégrisme (et par conséquent du terrorisme). Il joue sur la nostalgie des temps anciens. Et les nostalgiques de la domination du nord y trouvent leur compte: montée des velléités néocolonialistes et des extrêmes droites revanchardes, en France tout particulièrement. Les alliés du terrorisme islamiste croient y trouver du « grain à moudre » pour un tour de passe-passe grossier en faisant passer l'islamisme pour l'interlocuteur obligé, en le confondant avec l'islam, et donc en culpabilisant par avance les européens sensibles à la nécessaire mobilisation contre le terrorisme intégriste. Et pour ce qui est des alliances, ils ne lésinent pas à exploiter les solidarités acquises, du fait des analogies et des filiations politico-idéologiques internationales. On se renvoie mutuellement l'ascenseur par une fidélité réciproque et sans faille entre les différents détachements nationaux des mêmes courants politiques: un exemple est celui que constitue le soutien qui paraît systématique, s'il n'est systémique, de la social démocratie internationale à Aït Ahmed, sans qu'elle paraisse se poser la question de la pertinence ou non de la ligne stratégique de ce dernier. A moins que ce soit le contraire, et qu'Aït Ahmed applique à la lettre la stratégie de l'internationale socialiste...

Domination extérieure, intégrisme, système, trouvent parfaitement leur compte dans le PAS (plan d'ajustement structurel) du FM qui vise précisément à réconcilier le deux branches du capitalisme archaïque (le système rentier bureaucratique qu'incarne le pouvoir et l'intégrisme) qui sévit.

C'est dire que dans les principales hypothèses d'évolution de la situation au plan international, positives ou négatives, le pouvoir restera sensible aux signaux et aux impulsions qui viendront de l'extérieur : dans le sens de l'endiguement du terrorisme comme dans le sens de la recherche de solutions de compromis. Et l'on sait maintenant que les américains sont tenus par la complexité des rapports de force de passer des compromis avec certaines puissances régionales en Asie (c'est le cas du Pakistan dont il ne faut pas oublier qu'il s'agit toujours d'un Etat islamiste) et donc de mettre entre parenthèse certaines contradictions, au service de leur confrontation avec l'ennemi le plus immédiat, à savoir El Qaïda, et de chercher, dans le même mouvement, à se libérer de la proximité des Saoudiens en lesquels ils n'ont plus la même confiance qu'avant le 11 septembre, y compris en se frayant un chemin par la voie du contrôle de l'Irak, fusse au prix d'une agression inadmissible dont toutes les retombées sont difficilement maîtrisables. Retombées d'autant plus dangereuses que les Américains, après avoir laissé entendre leur disponibilité à favoriser une solution dans le sens de la satisfaction des revendications légitimes du peuple palestinien à un Etat indépendant et souverain, semblent se raviser et soutenir Israël de façon unilatérale et partisane, probablement parce qu'ils en ont besoin aussi comme base arrière et tête de pont dans leur agression contre l'Irak. On en revient à la politique des « deux poids, deux mesures ».

Quand Amr Moussa avertit qu'une « attaque contre l'Irak ouvrira les portes de l'enfer », il a raison de le dire, c'est de bonne guerre, mais les américains eux, savent que ce sont des paroles en l'air, et que les Etats arabes actuels sont incapables de la moindre réaction sérieuse. Ceci dit, on doit rappeler aux américains leurs responsabilités, à savoir que les seuls adversaires qu'ils pourraient rencontrer, à défaut d'une réaction peu probable des Etats et des forces démocratiques, ce sont les islamistes ascendants qu'ils ont contribué eux-mêmes à faire croître, et non des démocrates descendants qu'ils ont grandement contribué à fragiliser et détruire. Ici, et au delà de la traversée de la conjoncture, l'arrogance américaine qu'exprime bien d'ailleurs son président actuel traduit la griserie qui affecte le grand capitalisme libéral au terme d'une phase de l'histoire qu'il prend pour la fin de l'histoire, mais qui n'est rien d'autre au fond que l'échec du socialisme réel.

Les pays arabes et les autres pays sous développés et nouvellement libérés, se sentent d'un coup orphelins du socialisme qu'ils ont d'ailleurs contribué eux-mêmes à isoler et à mettre en échec. C'est l'arrogance d'une puissance qui n'a plus en face d'elle de contradicteur à son échelle, en mesure de freiner ses appétits. Tous les hommes de bon sens auraient bien aimé qu'il se comporte autrement. Mais ainsi va sa nature. Et cela pose des problèmes graves pour l'avenir de l'humanité qui aura à trouver les réponses en mesure de lui assurer la paix durable et le progrès illimité.

Aussi, la menace contre l'Irak est une véritable provocation et, au delà, risque d'entraîner vers un embrasement dont il est difficile d'imaginer les conséquences. C'et vrai que le régime de Baghdad est indéfendable du point de vue de la démocratie et de droits de l'homme. Mais, n'est-ce pas que la répression violente des démocrates et progressistes Irakiens par Saddam, après tout, fait l'affaire des américains, et que Saddam même a fait l'affaire des américains en leur offrant de manière régulière l'opportunité d'écrémer le potentiel économique, scientifique et militaire Irakien ? Il aurait été beaucoup plus facile de faire entendre raison à Saddam, s'il y a matière à lui faire entendre raison, si les américains le voulaient réellement, et s'ils ne couvaient pas Israël comme ils le font, s'ils ne couvraient pas le fait qu'avec moins de cinq millions d'habitants, Israël possède l'une des premières armées du monde avec le soutien des américains et des occidentaux.

En vertu de quoi Israël aurait droit à constituer un arsenal nucléaire et pas un autre pays et que l'autorité Palestinienne ne puisse pas constituer une armée régulière et est traitée d'armée de terroristes ? Et en vertu de quel droit surhumain les américains feraient-ils les gendarmes d'un monde qu'ils ont divisé en agissant en dehors et parfois même contre les institutions internationales ? Et comment pourraient-ils réclamer des autres, demain, le respect des règles et du droit international ? Et comment voudrait-on que les peuples arabes et musulmans perçoivent l'attitude des américains autrement que comme l'agression d'une sphère de civilisation contre la leur et que certains détachements ne réagissent pas en conséquence, soit dans le cadre démocratique moderne et avec des moyens pacifiques ‑ mais ces détachements là ont été isolés et minorisés par leurs propres Etats et par les Etats occidentaux, soit en s'engouffrant dans le recours à l'islamisme qui leur est plus accessibles ? Et quant bien même on concéderait que ces mouvements sont déterminés par les enjeux pétroliers et stratégiques, ces enjeux recouvrent les mêmes espaces que les sphères de civilisation citées.

On voit bien que le mouvement de mondialisation entraîne une mondialisation des problèmes et des problématiques en même temps qu'une mondialisation des tentatives de solutions, tout au moins des démarches. Et il n'est pas évident que les grandes puissances dites démocratiques ne se comportent pas vis à vis du terrorisme et de l'islamisme exactement de la même manière avec laquelle le pouvoir algérien a procédé dans le traitement de la question terroriste: résister au terrorisme islamiste et l'empêcher de prendre le pouvoir tout en tentant un compromis avec lui pour chercher à l'amener à résipiscence dans le cadre du système, et en même temps exercer des pressions sur les forces démocratiques les plus conséquentes pour maintenir l'état d'équilibre des forces antérieur, plus propice au maintien de l'ordre international actuel avec ses rapports de dépendance et d'échange inégal, Et, dans ce cas, la question de la rupture, de sa maturation, continuera à se poser.

Mais, direz-vous, pourquoi tout ce détour ? C'est, au fond, une situation qui nous concerne de près, que nous le voulions ou non, au plan symbolique comme au plan pratique. De la réponse à ces questions, de la manière dont sera gérée la suite des événements à ce niveau, va dépendre en grande partie l'issue de la crise de modernité qui affecte notre pays et qui s'exprime par la poursuite de la déferlante intégriste du fait d'un pouvoir d'Etat rendu incapable par les intérêts étroits du système de mettre fin au calvaire que vit le peuple algérien, C'est vrai que le 11 septembre a contrarié les plans de Bouteflika et des réconciliateurs. Mais on voit bien à travers toutes les manœuvres en cours qu'aussi bien les islamistes, Bouteflika, les réconciliateurs ne désarment pas. Ils cherchent à s'accrocher par tous les moyens et ils en disposent encore de beaucoup en raison de l'affaissement en leur faveur du rapport de forces politique dans le pays à contrario des conditions plus favorables à une issue anti-intégriste au niveau international. Le facteur international ne fait et ne fera que créer des conditions plus ou moins favorables ou défavorables, mais ce qui est déterminant en dernière instance c'est le facteur national.

Il eu pu en aller autrement si pendant des années, au lieu de porter la parole de notre résistance contre l'intégrisme au plan international, nous ne nous étions pas placés sur la défensive en nous contentant de transmettre aux pays tiers un message absurde et sans contenu suivant lequel « le terrorisme est un phénomène international ». C'est à dire, incolore, inodore, sans connotation politique et idéologique. Non, ce phénomène là n'est pas international, même s'il menace gravement le monde et la paix et la sécurité mondiales. Toutes ses racines, économiques, sociales, culturelles, idéologiques, civilisationnelles, sont dans les pays arabes musulmans, même si la responsabilité de l'occident est énorme, et parfois même déterminante.

Le pouvoir actuel n'a tiré de leçons que dans les limites étroites de ses intérêts. Ce sont ces confusions, et on voit qu'elles sont lointaines, qu'elles remontent au dialogue avec les islamistes, à leur association à un processus formellement démocratique, à la gestion de l'Etat et de la société, etc,.. En somme, aux tentatives renouvelées de compromis. Et cela recommence quand des officiers supérieurs de l'ANP ou des personnalités proches du pouvoir se sentent obligés de verser dans l'apologie fantaisiste de la concorde civile, etc... y compris à posteriori en tentant de façon impossible de la détacher de la démarche qui conduit Bouteflika à la réconciliation nationale, c'est à dire à la réhabilitation du FIS, c'est à dire des MEI, AIS, GIA, etc... c'est à dire à la livraison du pouvoir au FIS, à l'islamisme assassin. Le rapport entre dialogue, participation des islamistes à un processus formellement démocratique, rahma de Zéroual, concorde civile, grâce amnistiante, ne sont que des phases, des figures, de la même démarche qui conduit à la réconciliation nationale. Ce qui permet au ministre des affaires religieuses de s'enorgueillir d'avoir réintégré 600 imam repentis, c'est à dire les réintégrer dans la société pour la faire imploser de l'intérieur. Ceux qui veulent découpler la logique de la concorde civile de celle de la réconciliation nationale commettent une grave erreur; même à posteriori.

Certains ne voient que des procédures juridiques là où il n'y a que des préparatifs politiques dotés d'un habillage juridique, qu'il était prévu de contourner, de détourner et tentent de nous entraîner dans les dédales de la casuistique juridique. Si on n'intervenait que dans la sphère juridique pour elle même, il n'y aurait aucun problème à qualifier un état donné de barbarisme juridique. Mais, quand on se trouve dans la sphère du politique, même si le prétexte d'introduction est un prétexte juridique, pourquoi ne pas traiter tel acte de forfaiture politique à habillage Juridique ? II y a lieu de craindre que ceux qui poursuivent dans cette vole seraient prêts à commettre la même erreur si les mêmes conditions se présentaient, et qu'ils demeurent, malgré toutes les leçons de l'expérience, incapables d'anticiper un processus à son point de départ.

Est‑ce de la naïveté de leur part, ou tout simplement de l'opportunisme étant entendu que la concorde civile a échoué et qu'elle est dans la société, fortement décriée?

Utilisateur non inscrit

Pour monsieur Mick Stockinger

Vous vous inquiétez pour Obama et sa capacité à garder son calme ?
Moi en tant que Français et à mon avis comme beaucoup d'habitants de cette Terre je suis inquiet à l'idée que les Etats Unis aient à leur tête un MC CAIN pour qui la politique extérieure se résume à "BOMB BOMB IRAN" .....
Je déteste au plus haut point la dictature islamisque d'IRAN mais plaisanter avec des bombes qui peuvent tuer des militaires et des civils , je trouve ça ignoble !
Et que dire de l'homophobe sarah Palin , l'hystérique des armes à feu ...

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