Je suis
arrivée à Gori le 8 août vers 17h, au début du bombardement de la ville (photo 1). Je n'ai pas compris tout de suite ce qui se passait. J'ai demandé à des
journalistes à qui appartenaient ces avions. Ils m'ont répondu qu'ils étaient
russes. Avec d'autres photo journalistes, nous avons pris une voiture et conduit
jusqu'à un des endroits où tombaient les bombes. On était très proche de là où
les troupes russes de maintien de la paix s'étaient positionnées.
(p. 2)A l'entrée de la route vers Tskinvali, un des photographes nous a conseillé de nous arrêter. La route devenait trop dangereuse. C'était la zone des tireurs d'élite. Après 5 minutes, j'ai vu trois bombes tomber sur la montagne (p. 3), puis une autre, une minute après dans une autre vallée. (p. 4). Il était impossible d'y accéder. On ne connaissait pas les routes et, surtout, on n'était pas certain de revenir vivant. Sur le retour, on a croisé des personnes qui quittaient la zone en voiture. Je leur ai demandé où elles allaient. Elles ne savaient pas. J'ai compris qu'elles venaient des villages géorgiens d'Eredvi et de Tamarasheni (p. 5, 6, 7, 8, 9), situés sur la route entre Tskinvali et Gori. Après une heure sur place, nous sommes retournés vers Gori.
On a croisé des centaines de voitures sur le chemin. (p. 10, 11, 12, 13). Tout le monde disait qu'il était probable que la ville soit bombardée dans la soirée. On a passé la nuit dans la peur, à attendre les avions russes qui ne sont finalement pas venus.
En marchant dans les rues, le lendemain matin, j'ai vu que les réservistes géorgiens venaient d'arriver. (p. 14,15). A 7 heures, un avion russe a été aperçu et la première explosion a retenti. (p. 16). Alors qu'on courait vers cet endroit pour prendre des photos, il y a eu une seconde explosion. Puis une troisième, et une quatrième. La dernière se rapprochait sérieusement du centre de la ville. En prenant la voiture, j'ai vu des immeubles aux vitres cassées, un autre qui était en feu (p. 17,18). J'ai couru vers le coin le plus habité, des corps morts jonchaient le sol. Ceux qui vivaient encore demandaient de l'aide (p. 19, 20). Il m'était physiquement impossible de les aider. Mais je voulais montrer ce qui se passait. Puis j'ai entendu des tirs. J'ai compris que je devais quitter les lieux si je ne voulais pas mourir. Je n'étais absolument pas équipée (gilet pare-balle, etc.) pour travailler dans une telle zone à risque."
Photo 1
Photo 2
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Commentaires
Ou est le véritable bourreau ?
Soumis par Utilisateur non inscrit (non vérifié) le ven, 22/08/2008 - 09:55.Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs, dit l'adage. Saakachvilli avait tort d'avoir fait le pari, sur le conseil de la clique de dégénérés Bush and C°, de massacrer aussi sauvagement ses propres ressortissants d'Ossétie, de nuit de surcroît. Que pouvait-il récolter d'autre que la haine de ces derniers, d'abord, et la réaction brutale et méritée de Moscou, ensuite ? Même si ce petit peuple d'Ossétie ne se reconnaît plus dans les valeurs géorgiennes, était-ce une raison de l'exterminer, de la façon la plus ignoble que les caméras nous ont montrée ? Lui aussi a le droit de vivre en paix et de choisir son propre destin. C'est dans la nature des choses, aujourd'hui, qu'il réclame son indépendance que nombre d'autres peuples épris de paix et de justice sont prêts à lui reconnaître, malgré les rodomontades de Washington et de ses alliés.
Utilisateur non inscrit
Tout à fait d'accord, bush
Soumis par Utilisateur non inscrit (non vérifié) le ven, 29/08/2008 - 10:55.Tout à fait d'accord, bush essaye de déstabiliser la russie, mais la cia a beaucoup de souci à se faire car la russie n'est pas l'irak ni l'iran et les russes ont les moyens logistique d'atteindre les états unis et ca serait dommage d'en arrivé là, bush occupe toi de ton pays tant que tu es encore le président et prépare ta retraite pas du tout mérité et j'espere que tu paieras un jour ou l'autre tout les méfaits que tu as commis sur notre belle planete bleue.
Utilisateur non inscrit
Je ne suis pas d'accord: 1
Soumis par Vince (non vérifié) le dim, 24/08/2008 - 12:22.Je ne suis pas d'accord:
1 Si il y avait eu des massacres, pourquoi les russes n'ont-ils pas laissé les reporters passer pour montrer les ossètes tués par les géorgiens?
2 Depuis l'accord de 1992, 3 forces étaient sur place: les russes, les géorgiens et... les forces d'Ossétie. Donc ceux-ci avaient des armes; le massacre est déjà moins plausible.
Moi je crois que les Ossètes se sont mis d'accord avec les russes depuis des mois, depuis que la Géorgie risquait d'entrer dans l'Otan.
Les ossètes ont ouvert le feu sur les forces Géorgiennes, celles-ci comptaient sur le soutient américain et ont répondu.
Hors l'administration Bush est à bout de force et n'a pas souhaité intervenir. La Russie le savait et en a profité pour écraser la Géorgie pour montrer sa présence dans le Caucase, et aussi pour avoir l'avantage sur les extractions de pétrole ou autres.
Hors nous européens, ce conflit peut se révéler utile, la Russie pousse la Géorgie dans nos bras, avec l'Arménie par la même occasion.
Etait-ce prévu? Peut-être la France a-t-elle su les intentions de la Russie?
Maintenant il faut sortir du conflit, et accepter le fait que régler le problème c'est intégrer la Géorgie dans l'UE.
Quand à l'indépendance de l'Ossétie, comme le Kosovo, je suis contre: je me suis informé sur son histoire:
quand on met les gens dehors et qu'on demande l'indépendance, c'est à condamner.
Utilisateur non inscrit
c'est triste
Soumis par Vince (non vérifié) le jeu, 21/08/2008 - 05:03.Les russes sont les spécialistes des dommages collatéraux.
Mais vraiment le plus dément est le traité caduque conclu avec Sarkozy. Je ne sais pas quel est le but de cette mascarade mais ça devient inquiétant.
Utilisateur non inscrit