"Nour", le feuilleton briseur de couple

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Le phénomène de l'été dans les pays arabes, c'est "Nour", une série turque doublée en arabe syrien. Un feuilleton qu'on dit responsable de divorces et même de suicides.

Les anecdotes les plus incroyables courent sur la popularité de cette série. Des femmes quitteraient leur mari parce qu'ils ne sont pas aussi romantiques que les héros du feuilleton. Une femme aurait vendu son troupeau pour pouvoir le regarder tranquillement. Les convives déserteraient les mariages prévus à l'heure de sa diffusion. Une fatwa aurait même été lancée, en Arabie saoudite, contre les chaînes qui diffuseraient "Nour". Pourquoi un tel succès ? Peut-être parce que cette série turque est un savant mélange d'amour "libre" à l'occidental et de valeurs arabes et musulmanes.

Extrait

"Si je ratais un épisode, ce serait très grave !"

Fatima al-Zahra al-Alaoui, 24 ans, est aide-comptable à Fès au Maroc.

J'aime vraiment beaucoup cette série turque. Elle nous apprend beaucoup sur une société dont on ne connaît presque rien. Et puis elle relate des histoires romantiques d'une façon qui nous convient à nous. C'est un feuilleton qui montre un mode de vie occidental, mais où l'on retrouve également des valeurs arabes et musulmanes. Par exemple, le grand-père est très important dans la famille. Pas seulement au sein de l'entreprise ; il se mêle aussi de la vie privée de ses enfants qui le respectent d'ailleurs beaucoup.

Ici, au Maroc, tout le monde s'est entiché de ce feuilleton. Ils suivent la vie privée des acteurs. Les journaux ont même rapporté, il y a quelques jours, qu'un type s'était suicidé en expliquant, dans une lettre, que c'était parce que sa famille l'avait empêché de regarder "Nour" pendant deux semaines.

Franchement, si je ratais un épisode, ce serait très grave !"

Portrait de Fatima al Zahra al Alaoui

Fatima al Za...

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"On ne peut pas trouver de tels personnages dans la vie réelle"

Saud Kassouha, 25 ans, travaille pour une banque à Homs en Syrie.

Cette série parle d'une famille de l'aristocratie, très riche et exemplaire. Les personnages sont parfaits. Nour et Mohannad, les héros, sont presque des dieux. On ne peut pas trouver de tels personnes dans la vie réelle. Le héros n'a aucune limite ! Pour conquérir Nour, il fait des choses que personne ne pourrait faire [Mohannad change constamment de déguisement, paie des musiciens pour venir chanter devant la fenêtre de Nour, etc.].

Ce que je déteste le plus, c'est l'influence que cette série peut avoir sur la société. Il y a des gens qui divorcent à cause de "Nour" ! Des femmes reprochent à leur mari de ne pas être aussi romantique et merveilleux que Mohannad et des maris sont jaloux de l'admiration de leur femme pour Mohannad. Tout cela est exagéré !"

Portrait de Saud Kassouha

Saud Kassouha

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Florilège de caricatures sur la série

Une série à l'origine de problèmes familiaux...

Alriyadh.com

 

L'homme porte un portrait de Mohannad

Au-dessus de la porte "Clinique de chirurgie esthétique"

Alriyadh.com

 

La femme rêve de Mohannad, le mari de Nour

Tariqalbahhar

Commentaires

Phénomène de mode

Durant les années 90, il y avait l'invasion des télénovélas mexicaines (en arabe ou en français dans le cas marocain) avec des thèmes comme l'amour, la vengeance et la lutte des classes. C'était un tel succès que les personnages principaux ont été récupérés. Ainsi, on entendait "tissu Guadalupe" ou "T-shirt Alfredo" dans certains marchés populaires à l'époque. Je pense que cela risque de se reproduire avec les séries turques doublés en dialecte arabe syrien (et no classique comme le cas avec les télénovélas). En plus, la société turque est plus proche géographiquement et culturellement (Pas la peine de dire religieusement bien que la Turquie est clairement laïque) que la société brésilienne ou mexicaine qui ont une référence clairement chrétienne et aux moeurs plus ou moins libérale.

Personnellement, je pense que ce phénomène a été exagéré que ce soit par les fans ou les détracteurs. En plus, cette "Nooromania" (Je n'ai pas oublié aussi l'autre série dont le titre serait "Les années d'égarement")révèle un vrai manque de communication et de savoir-vivre entre les couples dans la plupart des sociétés arabophones. Quand la société "conservatrice" demande à l'homme de montrer sa virilité et de cacher ses sentiments alors que la femme est obligée de garder son opinion pour elle et de faire ce qu'on lui demande, je ne serai pas étonnée si les téléspectatrices vouent un culte au Sire Mohanad à faire rougir leurs hommes et messieurs les téléspectateurs charmés par la beauté et l'élégance de Noor, Lamis et consorts.

Portrait de medmouad

medmouad

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si les arabes suivent avec

si les arabes suivent avec un grand intérêt cette série turque c'est qu'ils approuvent par cela leur grand manque de sentiments. l'envie de vivre avec un modèle mouhannad ou un autre nour, prouve que chacun de nous n'est pas vraiment satisfait, car ni l'homme ni la femme arabe ne trouve ce qu'il veut en sa moitié, d'abord car la femme arabe n'est pas sentimentale et est plutôt matérialiste donc l'amour est rarement évoqué au sein de la famille, l'homme quand il voit sa femme lui impose quotidiennement un mode de vie plein de boulot et d'argent à apporter pour les besoins de la famille fuit le foyer et cherche l'amour ailleurs, donc la femme face à cette situation se trouve seule, l'homme vient fatigué et n'a plus de temps pour elle, ainsi elle se croit tomber dans un mauvais choix et après quoi? aprés avoir fait des enfants ... adolescence retardée, expliquez moi ce qui poueerrait une femme à mettre la photo de mouhanad dans sa chambre ou dans son portable comme s'il n'existe qu'elle dans cette terre pour que mouhannad s'intéresse à elle. c'est de la folie, comment voulez vous que l'homme ne réagisse pas?

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