Dans les années soixante, tous les étudiants chinois voulaient des tennis « White Warrior ». Aujourd'hui tombées dans l'oubli, elles ne sont plus portées que par des vielles dames sur les marchés. Shumeng Ye, une étudiante chinoise à Helsinki, s'est prise d'une passion pour ces chaussures, qu'elle tente de remettre à la mode.
* La jeune femme est retournée en Chine, en 2007, pour photographier tous les porteurs de White Warrior qu'elle rencontrerait. Nous publions quelque unes de ses photos, qui constituent une plongée originale dans le quotidien des Chinois. Elle a aujourd'hui réuni ses clichés dans un livre, vendu sur Internet... assorti d'une paire de Warriors.
Shumeng Ye est né en Chine et a émigré en Europe en 1996.
En Chine, les gens
s'arrachent les marques étrangères, qui inondent le marché. Les tennis
chinoises sont considérées comme « has been ». Mais les Warrior sont vraiment spéciales. Elles sont un emblème pour
une génération de chinois. Et pourtant elles sont très dures à trouver
aujourd'hui dans le pays.Mon projet photo a commencé en 2006, alors que je revenais en Chine pour la première fois en douze ans. Des membres de ma famille m'ont raconté que, le week-end, ils nettoyaient toujours leurs White Warrior pour les garder intactes. C'était leurs chaussures favorites et ils n'en trouvaient plus. Ca m'a ému et j'ai décidé qu'il fallait que je fasse quelque chose. J'ai appelé l'entreprise qui les confectionne et j'ai commandé 420 paires que j'ai fait expédier à Helsinki. Et maintenant je vois partout des jeunes qui en portent. Ca fait drôle !"
Commentaires
enfin on parle d'un objet qui n'est pas copier
Soumis par max (non vérifié) le lun, 23/06/2008 - 15:53.c soulagant de voire que les chinois peuvent créer quelque chose d'unique meme s'ils y a un peu d'inspiration de modele occidental si je peux le dire komme ca j'espere que cela vas continuer et que la chine va creer son propre style et ce lancer dans l'innovation au lieu de la contrefacon
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