Marcin Smietana, notre Observateur en Pologne, a interviewé l'ancien international Grzegorz Lato. Il livre ses inquiétudes sur le match de ce soir contre la Croatie, mais aussi son soutien au sélectionneur polonais, Leo Beenhakker, contre qui il n'a aucune animosité contrairement à ce qui pu être dit dans les médias.
Marcin nous livre le sentiment d'impuissance qu'ont les Polonais depuis leur premier match joué à l'Euro.
Marcin Smietana est notre Observateur polonais, il demande à Grzegorz Lato, ancien international polonais, ces impressions sur le match de ce soir et de l'équipe dans son ensemble.
Marcin Smietana : Peut-on déjà revenir sur la performance de la Pologne ?
Il y a quelques scénarios très optimistes pour aujourd'hui. Oui, c'est bien de commencer votre soirée en rêvant. Quoi qu'il en soit, il est impensable que le pays organisateur puisse vaincre l'Allemagne. Et il serait d'autant plus incroyable de voir les Polonais gagner les Croates avec deux buts d'avance.
Est-il l'heure de s'inquiéter ?
Ici en Pologne, personne n'y croit. Pour l'instant, le constat est terne. Comme Tomasz Matlakiewicz, journaliste à la Gazeta Żywiecka (journal local de Żywiec), écrivait : "depuis 2002, toutes ces compétitions finissent avec un sentiment de rancœur chez les Polonais.
Les gens attendent de leur équipe qu'elle fasse un bon résultat et après dix minutes de jeu tous les espoirs s'évanouissent et les insultes fusent pour finir en frustration avec ses boucs émissaires.
La même chose s'est produite en 2006 et c'est pareil aujourd'hui, avec la seule différence que l'on sait qui est notre ennemi : l'arbitre. Mais le schéma se reproduit avec à chaque tournoi son ennemi, qu'il soit notre ancien entraîneur Pawel Janas ou quelqu'un d'autre. "
Des supporters polonais prês à supporter leur équipe
Je rêve seulement de voir la Pologne jouer un football décent. Je souhaite le meilleur au pays-hôte, quelque soit mon intérêt, et j'admire la qualité de jeu de l'Allemagne. Je serai satisfait au moment où j'aurai vu du bon football (avec, pourquoi pas, une victoire contre la Croatie).
Que le destin fasse le reste.
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