Lundi 23 novembre 2009

Bâle : au cœur de la "fanzone"

La "fanzone" de Bâle

Nous, Mark Owen le présentateur, Willy Bracciano le JRI et Khalil Bechir le présentateur pour la chaîne arabe, partons vivre la fièvre du football en Suisse.

Beaucoup de choses à dire sur cet Euro...Les sujets tant sur les terrains qu'en dehors ne manquent pas. L’UEFA a signé un nombre record de contrats de sponsoring. Ce volume est en hausse de 50% par rapport à l’Euro 2004 au Portugal. Les droits de diffusion ont également atteint des sommets.

Les joueurs sont donc plus exposés – et plus riches. Leurs agents les observent en réfléchissant au prochain transfert du siècle. Tout le monde est content ? Pas tout à fait.

A petits stades, petites affluences. 42 500 places ont été vendues pour le match d’ouverture au Sankt Jakob Stadion. Nous avons rencontrés de nombreux supporters qui n’ont pas voulu débourser entre 160 et 700 euros au marché noir pour le précieux sésame et qui suivront le match sur les écrans géants mis en place par l’UEFA.

Conséquence du boom commercial, les invitations délivrées par les sponsors ont réduit le contingent de places à vendre.

Si vous vous demandez ce qu’il en est du cas d’un journaliste travaillant pour un média non partenaire, je dois vous préciser que je suis interdit de stade les jours de match ! Et ça ne rigole pas avec la sécurité en Suisse. Je me suis même fait jeter du centre de presse alors que je cherchais désespérément des toilettes. Pourtant, les accréditations sont payantes !

Le président de l’UEFA Michel Platini a défendu le choix des petits stades en expliquant qu’il était inutile de construire des stades gigantesques pour un évènement d’un mois. Il se satisfait néanmoins du volume des investissements publicitaires.

Je pensais à un truc : tous les billets sont numérotés. Pourquoi ne pas les tracer pour voir qui se fait de l’argent sur le dos de l’UEFA en les revendant à un prix exorbitant ?

La France débute son Euro lundi contre la Roumanie. J’ai perdu à la courte paille. Je conduis.

Bâle est une ville très sympathique. Les gens sont adorables et jonglent entre l’allemand, le français, l’anglais et l’italien quand ils parlent. Si seulement ils pouvaient arrêter cinq minutes avec leurs cloches à vache !

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