Même les écoliers soutiennent Medvedev

Le tabloïd Express Gazeta a organisé un concours de dessin dans toute la Russie pour soutenir le successeur de Vladimir Poutine, Dmitri Medvedev. Ces dessins d’écoliers, publiés quelques jours avant l’élection présidentielle, rappellent étrangement le culte de la personnalité de l’ère soviétique.

Le thème du concours était : "Dessinez le prochain président". Le journal a reçu près de 1000 dessins, uniquement des portraits de Dmitri Medvedev... Ces dessins sont exposés à Moscou depuis le 26 février. Le premier prix du concours de dessin : un ordinateur portable. Le deuxième : un Smartphone. Le troisième : un ours en peluche.

 

Contributeurs

Medvedev, il est trop fort

 

Dmitri Medvedev a apporté le gaz naturel dans le village de Sinezerki. Alexander Skripin, 9 ans.

 

Medvedev lit la constitution aux enfants sur la place rouge. Vyacheslav Balmasov.

 

Dmitri Medvedev rend visite à des nouveaux nés. Alexander Pavlenko, 11 ans.

 

Dmitri Anatolyevich [Medvedev] est un digne successeur. Valeriya Emelchenkova, 10 ans. Sur les poids : "logement", "enfants", "école", "village", "nature", "sport".

 

Les amis Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev sont toujours ensemble. Stanislav Kulabukhov, 7 ans. Le texte : "Nous travaillons pour la Russie et nous en sommes fiers. J’espère que cette image vous rapprochera de votre futur".


Dmitri Medvedev devant une église avec un prêtre. Polina Starchenkova, 14 ans.

 

Poutine et Medvedev portent la Russie sur leurs épaules. Angelina Ryabova, 10 ans. Sur les rubans rouges : “Education, économie, culture”.


Dmitri Medvedev visite un orphelinat, Ekaterina Veselina, 15 ans.

 

Poutine et Medvedev ensemble en voyage à l’étranger, Andrei Buldin, 14 ans.

 

Le futur président en vacances. Lyuda Legkodymova, 10 ans.

 

Dmitri Medvedev avec la jeune génération. Angelina Solovyeva. Le texte : "Le slogan de Dmitry Medvedev : avec des enfants heureux, nous allons construire une Russie forte, puissante et unie".

 

Commentaires

C'est vrai que c'est pas

C'est vrai que c'est pas très subtil comme propagande. Mais ça n'est pas le seul pays où l'on joue le culte de la personnalité. Regardons ce qui s'est passé en France avec Sarkozy. A la Une de tous les journaux depuis des années. Certes, les raisons sont différentes. Les médias sont plus moutonniers que contrôlés. Mais le résultat est-il vraiment différent?

N'importe quoi cette

N'importe quoi cette comparaison. La Russie est en passe de redevenir une dictature pure et dure. Et pour s'en convaincre, il suffit de voir le sort des journalistes. Des meurtres en rafale, une vingtaine assassinés depuis l'arrivée de Poutine. Et d'autres tout simplement internés dans des hôpitaux psychiatriques parceque leurs enquêtes dérangaient. Nous a allons bientôt nous retrouver avec deux super puissances qui bafouent la démocratie, la Russie et la Chine. Et une Europe qui ne fera pas le poids. Ca augure mal des relations internationales dans les 20 prochaines années.

Il faut raison garder dans

Il faut raison garder dans vos jugements.
Après 10 ans de chaos qui a vu le niveau de vie s'effondrer, l'espérance de vie chuter de 15 ans et les oligarques piller les richesses du pays pour placer l'argent en suisse, Poutine est arrivé pour instaurer l'ordre et la stabilité.
Et que cela plaise ou non, les russes soutiennent la ligne Poutine.
Et ne croyez pas que ce soutien soit aveugle. Il y a des critiques mêmes chez les partisans de Poutine.
Mais entendre des critiques provenant des pays occidentaux qui ne voyaient rien à redire pendant la période Eltsine que tous les russes ont en horreur, c'est quelque peu déplacé.
Car nous aimerions bien entendre les donneurs de leçons au sujet de la politique d'apartheid contre la population russe (qui reprédente tout de même un très gros tiers de la population) pratiquée dans les pays baltes et tout particulièrement en Estonie.
Nous aimerions bien entendre les protestations de nos grands démocrates sur le fait qu'à Talinn comme à Riga, on célèbre les "combattants de la liberté", veuillez traduire par Waffen SS estoniens et baltes.
Et les exemples de cette nostalgie nauseabonde ne manquent pas.
Alors oui Poutine a indiqué aux Russes qui ils voulaient voir lui succéder. Et les Russes l'ont suivis bien volontier.



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