Observateurs

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes tentent de ternir l’image positive dont jouit l’Organisation de la défense civile syrienne, plus connue sous le nom de “casques blancs”. Plusieurs vidéos amateur sont utilisées pour illustrer des théories d’ordre conspirationniste, selon lesquelles les casques blancs fabriqueraient de fausses images et mettraient en scène de fausses attaques chimiques.

Retrouvez la partie précédente de cette enquête en suivant ce lien.

Les casques blancs sont des secouristes syriens établis dans les zones contrôlées par les rebelles. Ils participent à plusieurs types d’opération de secours, notamment après les bombardements, et affirment avoir sauvé depuis le début de la guerre plus de 100 000 personnes. Ils sont connus pour leur documentation quotidienne du conflit à travers des photos et des vidéos partagées sur les réseaux sociaux.

LIRE SUR LES OBSERVATEURS >> Les "casques blancs", ces Syriens qui défient la guerre pour sauver des vies

À ses débuts indépendante et fonctionnant sur la base du volontariat, l’organisation est aujourd’hui financée par plusieurs gouvernements étrangers, dont les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Japon ainsi que par des fonds privés. Elle affirme fonctionner avec un budget opérationnel de 26 millions de dollars, environ 21,5 millions d’euros. Par ailleurs, les secouristes sont désormais rémunérés 150 dollars, environ 120 euros par mois s’ils travaillent à plein temps, rapporte le magazine américain Newsweek.

Cible depuis plusieurs mois de campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux, notamment du fait d’internautes soutenant les gouvernements de Bachar al-Assad et de Vladimir Poutine, ils sont accusés d’être alliés aux groupes rebelles jihadistes et de mener une guerre de communication contre le régime syrien.

Pour appuyer ces allégations, leurs détracteurs s'appuient sur un nombre important de photos et vidéos amateurs.
D’après notre enquête, les articles et vidéos suivants sont les plus cités et les plus utilisés par les internautes qui souhaitent remettre en cause l’image positive dont bénéficient les casques blancs. Nous avons choisi d’exclure les différents témoignages obtenus notamment par RT et Anna News auprès d’habitants d’Alep, parce qu’ils sont par nature invérifiables.

Dans les publications de Clarity of signal figurent par ailleurs de très nombreuses captures d’écran de profils Facebook de casques blancs présumés. Avec celles-ci, le site prétend montrer que plusieurs d’entre eux auraient, à un moment donné, pris les armes aux côtés de groupes rebelles. Ces profils ayant été depuis supprimés, nous n’avons pas pu nous pencher sur le sujet.

En tenant compte de ces critères et contraintes, nous avons sélectionné 21 photos, vidéos et documents présentés par certains comme des preuves d’une collusion entre les casques blancs, le terrorisme et la mise en scène de faux sauvetages.

Notre enquête sur ces images est divisée en trois parties :
- Les casques blancs collaborent avec les jihadistes ? Le vrai du faux (1/2)
- Les casques blancs collaborent avec les jihadistes ? Le vrai du faux (2/2)
- Les casques blancs syriens, imposteurs et metteurs en scène ? Le vrai du faux



10) “Les casques blancs ont mis en scène et filmé de fausses opérations de secours”

Trois vidéos entendent prouver que les casques blancs ont pratiqué la mise en scène d’opérations de secours, en utilisant des acteurs.


>> “Regardez, il commence à crier pour la caméra !”


Capture d’écran de la vidéo originale, publiée le 22 novembre 2016 sur RFS, un média de l’opposition syrienne.

C’est sans doute l’exemple de “preuve de mise en scène” le plus populaire dans les réseaux conspirationnistes. On voit dans cette vidéo deux casques blancs et une supposée victime inerte pendant plusieurs secondes. La victime a les jambes ensevelies sous des morceaux de béton, le visage recouvert de poussière, un peu de sang sur le front. À 0’25, la scène “s’anime”, la victime commence à crier et les secouristes s’agitent pour la dégager des gravats.

Un flagrant délit de fabrication de fausses images et de trucages, comme l’affirment certains internautes ? Pas du tout ! Cette vidéo est une version, certes maladroite, du “Mannequin challenge” auquel les casques blancs ont souhaité participer. Ce phénomène de mode venu des lycées américains consiste à filmer une scène “figée” pendant plusieurs secondes, avant que la vie ne reprenne son cours.

Les casques blancs et un média de l’opposition RFS se sont excusés dans deux communiqués publiés le lendemain.
 
“Cette vidéo et les publications associées ont été enregistrés par RFS média avec des volontaires de l’Organisation de la défense civile syrienne, qui espéraient créer une connexion entre l’horreur syrienne et le monde extérieur en utilisant le phénomène viral ‘Mannequin challenge’. C’était une erreur de jugement, et nous présentons nos excuses au nom des volontaires impliqués.

Cette vidéo n’a pas été publiée sur nos canaux officiels et nous avons immédiatement pris des mesures disciplinaires à l'encontre des personnes impliquées et prévenir l’apparition d’autres incidents similaires à l’avenir”, expliquent les casques blancs.

Conclusion
Cette vidéo n'est donc pas la mise en scène d’une opération de secours et elle n'a jamais prétendu vouloir en montrer une "vraie". Reste qu’elle continue d’être utilisée par les détracteurs de l’organisation.

“Cette vidéo soulève des questions sur l’authenticité des autres vidéos publiées fréquemment par les casques blancs”, affirme Vanessa Beeley - bloggeuse conspirationniste très influente sur la question des casques blancs - dans un article publié sur le site de la télévision russe Russia Today. Elle est par exemple montrée dans le “documentaire” d’Anna News quand un ancien membre des casques blancs affirme avoir été payé par l’organisation pour être acteur.

 
>> “J’ai vu une mise en scène de rescousse où des enfants étaient utilisés et maquillés”


Dans ce segment de la vidéo publiée par l’agence abkhaze Anna News, un homme identifié comme Abdulhadi Kamel, un ancien membre des casques blancs, déclare avoir été payé comme acteur par l’organisation et avoir été témoin de mises en scène.


Dans un lieu et à une date non identifiés, cet homme reprend à son compte une théorie conspirationniste populaire visant les casques blancs : ces derniers seraient forcés par les pays occidentaux et les monarchies du Golfe, via un chantage financier, à fabriquer de fausses preuves que la Syrie et son allié russe bombardent et ciblent les civils.

Il dit avoir assisté à une mise en scène dans une localité nommée Salah ad-Din où un bus brûlait et des enfants près d’une maison. “Les enfants attendaient d’être secourus mais ils n’étaient pas blessés, leurs mains et leurs visages étaient recouverts de maquillage”, détaille-t-il.

Comme le remarque un article d’analyse publié sur le site Middle East Eye, le jeune homme manque visiblement de sommeil et semble lire un texte à plusieurs moments. En effet, ses yeux font régulièrement un mouvement de droite à gauche.

Membre des casques blancs depuis 2013 à Alep, il a été fait prisonnier par les forces pro-gouvernementales en décembre 2016 quand elles ont repris la ville. Ses collègues ont affirmé dans un communiqué qu’il s’agissait d’une “confession forcée”.
 
Un regard sur son visage suffit pour comprendre que cet homme ne dit pas ce qu’il pense mais qu’il parle par crainte pour sa vie. Le régime d’Assad diffuse de longue date de fausses confessions de ceux qu’il considère comme des “terroristes”.

Par ailleurs, la rédaction des Observateurs de France 24 a pu vérifier que la vidéo présentée en illustration de son "témoignage" comme une deuxième “preuve” de la fabrication de mise en scène n’a en fait rien à voir avec la guerre civile syrienne.


Cette vidéo est disponible sur Internet depuis 2011 au moins. Elle a été notamment publiée sur YouTube le 17 décembre 2011 et présentée comme une scène s’étant déroulée au Bahreïn, dans la localité d’Abu Saiba (nord), lors d’une vague de manifestations de l’opposition.

On y voit plusieurs jeunes hommes au sol, sur ce qui ressemble à un toit. Ils sont recouverts de sang. Après une coupe vidéo, certains se relèvent et l’un d’eux fait un signe de la victoire.

Une vidéo humoristique s’amuse de cette scène et la présente comme une mise en scène grotesque des manifestants souhaitant dénoncer des violences qu’ils auraient subies. Un internaute ajoute en légende d’une autre version de cette vidéo que des “chiites truquent des blessures et l’envoient à Alalam News Network [média iranien, NDLR] pour tromper le monde sur ce qui se passe vraiment au Bahreïn”.

Conclusion 
La rédaction des Observateurs de France 24 n’a pas été en mesure de vérifier avec précision ces allégations, mais il demeure certain que cette vidéo n’a rien à voir avec une mise en scène des casques blancs en Syrie. Toutes nos recherches nous amènent à penser qu’elle a bien été tournée au Bahrein en 2011, compte tenu du fait que nous n’avons trouvé aucune occurrence de ces images avant cette date.


>> “Une fillette ‘trop propre’ utilisée comme accessoire de film”



Sur le site 21st Century wire, un article dédié analyse cette vidéo et prétend qu’il s’agit d’une mise en scène orchestrée par les casques blancs.

“Les deux enfants [un garçon est également visible dans la vidéo, NDLR] semblent n’avoir aucune blessure, coupure ou contusions visibles, et pas de poussière. Pas mal, après avoir été enseveli sous des tonnes de béton, de gravats et de poussière. C’est incroyable, mais ça n’a rien d’inhabituel dans l’émission de télé-réalité secouriste improbable que sont les casques blancs”, peut-on lire sur ce site.

La vidéo a été publiée sur la page YouTube officielle des casques blancs le 25 mai 2016, qui indiquent qu’elle a été tournée à Haritan (banlieue nord d’Alep).

Les casques blancs ayant refusé de commenter les allégations étudiées ici, la rédaction des observateurs de France 24 a demandé l’avis de deux spécialistes français des opérations de sauvetage-déblaiement, qui consistent à sauver des personnes prisonnières de bâtiments écroulés, ensevelies sous les décombres.

Le lieutenant-colonel Philippe Besson, président de l’association Pompiers de l’urgence internationale, a effectué de nombreuses opérations de ce type, notamment dans le cadre de catastrophes naturelles. Pour lui, cette scène ressemble effectivement à une mise en scène.
 
“Ce qui me surprend c’est l’utilisation de ce matériel, destiné à soulever des plaques de béton sous lesquelles sont coincées les personnes, par rapport à une situation où la fillette n’était visiblement coincée nulle part vu son apparence. Je n’ai jamais vu quelqu’un sortir propre comme ça”.

Mais un deuxième expert, conseiller technique en sauvetage-déblaiement qui a souhaité garder l’anonymat, ne partage pas son avis.
 
“Le fait que les enfants ne soient pas pleins de poussière ne prouve pas qu’il y a eu mise en scène. Il est possible qu’une poche d’air se soit formée, sans souffle ni fumée. Je ne serai pas formel sur le plan technique quant à affirmer qu’il s’agit d’une mise en scène”, précise-t-il.

Conclusion
Dès lors, il est difficile de dire si cette vidéo est ou non mise en scène, d’autant que le secouriste, identifié par le média en ligne Zaiton magazine comme Fares Muhammad Ali, serait décédé le 3 juillet 2016, soit quelques semaines après la publication de cette vidéo, après avoir été touché par un missile en mission.



11- “Les casques blancs, une industrie cinématographique”

Après qu’un film à leur honneur a remporté l’Oscar du meilleur film documentaire en 2017, les cercles conspirationnistes ne cessent d’ironiser sur les “talents d’acteur” des volontaires et leur capacité à produire des images “hollywoodiennes”. L’idée étant d’accuser l’organisation de mettre en scène des sauvetages, des bombardements et des attaques chimiques fictionnels, destinés à alimenter “la propagande anti-Assad et anti-russe”.


>> “Une fillette figurante recyclée dans plusieurs fausses rescousses”



Sur le site Globalresearch.ca, un site conspirationniste qui copie régulièrement les articles de 21st Century wire et de Clarity of signal, un article publié le 19 avril 2018 intitulé “Tordre de le cou à dix mensonges sur la Syrie et Assad”, un photomontage montre une même petite fille secourue par trois hommes différents.

Ces trois photos ont été prises par un journaliste de l’AFP le 27 août 2016 dans le quartier de Maadi, près de Bab al-Nairab, à Alep. Selon l’AFP, elles ont été prises à 1’12 d’intervalle et montrent une fillette sauvée d’abord par un casque blanc, puis confiée à deux autres hommes.

Conclusion
Il est donc faux d’affirmer que cette fillette est une figurante “sauvée trois fois par les casques blancs”.
 

>> “Un studio de cinéma pour mettre en scène de fausses attaques chimiques”


La télévision publique russe Russia 1 a diffusé dans son journal de 20 h du 9 avril 2018 une série de photos supposées montrer la “fabrication de fausses preuves d’attaque chimique en Syrie”. Le présentateur affirme qu’elles montrent un studio de cinéma des casques blancs.


Mais, comme l’explique le site de vérification Bellingcat, ces images sont en fait issues d’un film syrien intitulé "Revolution Man ". Elles ont été publiées sur la page Facebook du long-métrage le 24 février dernier.


Conclusion
Ici, la prétendue preuve que les casques blancs pratiquent la mise en scène est en fait une série d’images sorties de leur contexte.



12-  “Les casques blancs pratiquent de fausses et dangereuses procédures médicales”


>> “Les électrodes sont mal positionnées, c’est un faux !”


Le 13 avril 2018, un internaute se présentant comme un cardiologue a affirmé sur Twitter que les casques blancs avaient mis en scène une intervention médicale sur des enfants.


“En tant que cardiologue je peux dire que ces électrodes de l'électrocardiogramme sont complètement mal positionnées. Elles ne peuvent recevoir aucun signal. Cette image est un faux !”, écrit-t-il en mentionnant deux bloggeuses influentes qui diffusent de nombreuses théories conspirationnistes sur les casques blancs : Vanessa Beeley et Eva Bartlett. Son message a été retweeté plus de 12 500 fois.

La photo qu’il publie est une capture d’écran d’une vidéo publiée sur Twitter par les casques blancs le 8 avril 2018. L’organisation explique montrer des victimes de crises d’étouffement à la suite de “l’attaque chimique par les avions de guerre du gouvernement syrien contre les civils dans la ville de Douma, Ghouta-Est”.

Deux jours après son tweet, l’homme qui se dit cardiologue a admis avoir fait une erreur de jugement dans son “analyse” de la vidéo. “D’abord j’ai seulement vu les électrodes au centre. Sur le téléphone je vois qu’elles sont positionnées plutôt correctement. Je n’ai pas menti. J’ai fait une erreur ! Je m’excuse. Les casques blancs et les autres vont-ils aussi (s’excuser) ?”


Conclusion
Rien ne prouve donc que cette vidéo soit une mise en scène, puisque le dispositif médical est cohérent, comme l’ont reconnu cet internaute et plusieurs spécialistes lui ayant fait la remarque sur Twitter.


>> “Les casques blancs font croire à une attaque chimique avec une injection intracardiaque sur un enfant déjà mort”

Une obscure association de “Docteurs suédois pour les droits de l’Homme” a publié en mars 2017 sur son site The Indicter une “analyse” des pratiques médicales des casques blancs à la suite d’une attaque chimique au chlore en mars 2015. Elle a par ailleurs compilé ses allégations dans une vidéo, largement reprise et relayée sur les sites et blogs conspirationnistes comme 21st Centure wire et Globalreserach.

Capture d’écran du site The Indicter, floutage (en haut à droite) réalisé par France 24, montage et flèches rouge d’origine.

Comme l’explique le média d’investigation américain Coda, elle a été massivement utilisée dans les médias russes comme RT, Sputnik, Rossiskaya Gazeta et d’autres, mentionnée par le représentant de la Syrie aux Nations unies lors d’une réunion du Conseil de sécurité le 12 avril 2017 et présentée par la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, comme une preuve que les casques blancs “sont des réalisateurs et acteurs talentueux” qui réalisent des vidéos où des enfants “sont littéralement assassinés sous des lampes chirurgicales”.

L’association des "docteurs suédois" a donc prétendu, en mars 2017, que dans une vidéo publiée par les casques blancs le 16 mars 2015, les secouristes pratiquaient une fausse opération de secours dans le but de faire croire qu’une attaque chimique venait de se produire. Ces mêmes images, et les mêmes allégations en découlant, ont été formulées par des officiels et des médias russes concernant une attaque du 4 avril 2017. Une manière de semer le doute sur ladite attaque, sans préciser que les images utilisée pour la "démonstration" sont anciennes.

Dans le détail, l’association affirme démontrer que “la procédure principale” a été “truquée”. Selon elle, “aucune substance (par exemple de l'adrénaline) n’a été injectée dans l’enfant quand le ‘médecin’ ou docteur a introduit la seringue”. Elle suppose par ailleurs que l’enfant était “déjà mort” au moment de l’intervention et que ces “découvertes soulèvent de sérieuses questions sur l’intégrité éthique” des casques blancs.

Le média d’investigation Coda a montré cette vidéo à cinq docteurs basés aux États-Unis et au Royaume-Uni, pédiatres et spécialistes des soins intensifs.

“Tous les spécialistes s’accordent à dire que les individus dans la vidéo ne semblent pas conduire une tentative de réanimation conformément aux indications généralement admises et que la vidéo où l’enfant syrien a subi une injection montre une méthode de réanimation inhabituelle”, rapporte Coda, avant de préciser que tous affirment qu’il est “impossible de conclure à partir de cette courte vidéo qu’il s’agit d’une mise en scène”. “Il semble s’agir davantage d’une [procédure] désespérée ou mal réalisée”, conclut le Dr. Melissa Hersh du centre médical new-yorkais NYC Langone.

Conclusion
S’il semble donc clair que cette vidéo n’est pas une “preuve” de mise en scène, la procédure médicale conduite par les casques blancs reste inhabituelle aux yeux de plusieurs médecins réputés.


 
Pour les casques blancs, "l’objectif est de discréditer notre documentation des crimes de guerre russes en Syrie"

Nous republions la réponse, incomplète, des casques blancs à nos questions. La rédaction des Observateurs de France 24 a sollicité une réaction détaillée, image par image, auprès des casques blancs, qui ont répondu “ne pas pouvoir répondre directement à tous les liens que vous avez envoyé, parce qu’un grand nombre d’entre eux n’ont aucun ancrage dans la réalité”.
 
"Ils sont le résultat d’une campagne de désinformation intense dans laquelle, tous les jours, de nouvelles allégations sont publiées. L’objectif est de discréditer notre documentation des crimes de guerre russes en Syrie, ce que nous faisons en sauvant les vies de nos compatriotes. L’objectif est aussi de permettre au régime d’Assad et à ses alliés de qualifier nos volontaires de terroristes et les viser mortellement en violation de toutes les conventions internationales.

Nous reconnaissons qu’il y a eu de rares incidents isolés pendant nos cinq ans d’activité, concernant un pourcentage négligeable de nos 4 300 volontaires, concernant des violations de notre Code de conduite et de nos valeurs. Nous avons toujours pris des mesures rapides et appropriées pour gérer ces incidents, incluant l’expulsion de volontaires et la coopération avec des institutions judiciaires crédibles en Syrie”, a précisé le service de communication de l’Organisation de la défense civile syrienne.