La mairie de Puteaux, ville de banlieue parisienne, vient de créer une nouvelle aire de jeu pour les enfants. Toutefois, l’espace de jeu a été séparé en deux zones bien distinctes, un univers de princesse pour les filles, et davantage guerrier pour les garçons. Un blogueur et homme politique a découvert cette séparation très genrée, et a décidé de la mettre en question sur son blog.

À Puteaux, l’aire de jeu a été repérée par Christophe Grébert, conseiller municipal d’opposition indépendant et blogueur. Séparé par un chemin, les deux aires de jeu présentent des différences bien marquée. D’un côté, un univers très rose, avec une couronne et une baguette magique. De l’autre, un univers bleu, avec des chevaliers et un bouclier.

Sur son blog "Mon Puteaux", Christophe Grébert a écrit un billet où il explique : "Heureusement, les enfants sont plus intelligents que les aménageurs de ce jardin sexiste : ils vont jouer indifféremment dans les 2 espaces ". À la fin de son article, il interpelle la municipalité en lui demandant de consulter les habitants avant de mettre en place de nouveaux jardins. Les résidents "auront sans doute de meilleures idées ", écrit-il.

Jeudi 3 mai, la mairie de Puteaux a répondu à Christophe Grébert par un communiqué en estimant qu’il s’agissait d’une "polémique montée de toutes pièces" et que les enfants étaient "libres de s’amuser dans l’univers qu’ils souhaitent".

Ce n’est pas la première fois que ce conseiller d’opposition critique la maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Il a même été poursuivi pour diffamation par la mairie en 2004, puis en 2011 pour avoir affirmé que 5  % des élus UMP de Puteaux étaient logés dans des HLM. En 2006, la maire de Puteaux a en outre dû lui payer des dommages et intérêts après avoir été condamnée pour des propos homophobes à son encontre.

"Bienvenue au Moyen Âge"

Le billet de blog a été publié le 26 avril, et a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.


La mairie de Puteaux a déjà été épinglée par le passé pour avoir véhiculé des stéréotypes. Lors de la rentrée 2014, elle avait par exemple offert des cartables rose bonbon pour les filles, et bleu pour les garçons. Ils étaient accompagnés par des cadeaux : un kit pour faire ses propres bijoux pour les filles, et un kit pour fabriquer son propre robot pour les garçons. Une dépense coûteuse décidée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud à l’époque, et vivement critiquée.

La maire avait alors répondu qu’elle "assumait totalement" cette décision et qu’elle ne "voyait pas le problème" estimant la polémique "stérile".