Lundi 29 Janvier, une dizaine d’étudiants en médecine ont manifesté dans le centre-ville de Constantine contre une réforme, qui modifiait leurs conditions d’embauche en fin d’études. Les forces de l’ordre sont intervenues et la tension est montée au point qu’une policière a craché à la figure d’un des manifestants. La vidéo de la scène est devenue virale.

Les étudiants de l’École normale supérieure Assia Djebar de Constantine poursuivent leur troisième mois de grève. En cause : l’annulation d’une clause leur permettant de bénéficier directement d’un contrat d’embauche à la sortie de leur formation. Le ministère de l’Éducation souhaite désormais qu’ils s’inscrivent sur les sites de recrutement nationaux afin de concourir au même titre que les autres diplômés. Ces derniers ne pourront par ailleurs plus être affectés dans des zones proches de leurs "wilayas" (provinces).

Pour se faire entendre, des étudiants mènent depuis près de trois mois des actions pour mobiliser les autorités.
Lundi 29 Janvier, ils se sont rassemblés dans le centre-ville sur les rails du tramway de Constantine, afin de bloquer le trafic. Les forces de l'ordre se sont mobilisées et le rassemblement a vite dégénéré.

Le moment du crachat est très bref, la scène se passe à Constantine, lundi 29 Janvier.

Vidéo de la scène reprise par la page Facebook DZ reality.


La scène a été filmée et la vidéo a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux.


Réaction d'un internaute algérien à la vidéo. Capture Facebook.
"C’est de cette manière que le régime algérien et sa police se comportent avec des étudiants qui manifestent pacifiquement. Partagez mes concitoyens car celui qui garde le silence est aussi coupable. #pourdel’informationalternative", peut-on lire sur cette publication Facebook.


Le ministère de l'Éducation fait face depuis trois mois à la grève des "écoles normales des enseignants" qui entraîne le blocage de ces écoles. Les étudiants refusent toujours de reprendre les cours malgré les appels du ministère. Ces mobilisations s’ajoutent à une vague de contestation qui touche, en Algérie, plusieurs secteurs, dont l’éducation et la santé.