C’est une promesse de campagne déjà fortement controversée à l’époque que Donald Trump a tenue : le président des États-Unis a reconnu, mercredi 6 décembre, Jérusalem comme capitale d’Israël. Une déclaration qui a déclenché une vague d’indignation non seulement dans les Territoires palestiniens, mais également dans certaines villes du monde arabe et musulman. Si les villes palestiniennes connaissent depuis mercredi des manifestations, les rues de Tunis, du Caire, d’Amman, de Tripoli et d’Istanbul ne sont pas en reste.

Manifestants sur l'avenue principale de Tunis, où l'on a entre autres appelé au renvoi de l'ambassadeur états-unien. D'autres manifestations ont eu lieu un peu partout dans le pays, organisées principalement par des élèves et des étudiants.


Mobilisation à l'Université américaine du Caire, en Egypte. Ci-dessous la tête du cortège :



En Jordanie aussi, les étudiants se mobilisent, comme ici à l'Université d'Amman, la capitale.

D'autres manifestants ont choisi de protester devant l'ambassade américaine, à Amman.


Les Palestiniens de la diaspora ont également manifesté suite aux déclarations de Donald Trump, comme ici dans le camp de réfugiés d'al-Baddawi, dans la région de Tripoli, au nord de Beyrouth.


Manifestation organisée par l'Association de la jeunesse anatolinienne (jeunesse du parti islamiste) devant le consulat américain à istanbul.

Donald Trump a également ordonné la préparation du transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. Cette décision a été dénoncée par nombre de dirigeants à travers le monde, y compris européens, tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a salué "un jour historique". Ce dernier a également appelé les dirigeants des autres pays à transférer à leur tour leurs ambassades à Jérusalem.


À la suite de ces déclarations, les pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont décidé de se réunir en urgence vendredi matin, tandis que les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Ligue arabe se réuniront samedi.

Côté palestinien, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a dénoncé des "choix déplorables", tandis que le Hamas a appelé, depuis Gaza, à une "nouvelle Intifada".