Derrière les barreaux de la prison centrale de Yaoundé, au Cameroun, notre Observateur a filmé les différents quartiers de la prison, les toilettes et la cour, à l'insu des gardiens. Son objectif ? Dénoncer des conditions de vie jugées "abominables", comparées à celles de "camps de concentration".

La corruption et le marché noir rythment le quotidien des détenus et ont permis à certains d'entre eux d'obtenir des téléphones portables. Notre Observateur et quelques uns de ses codétenus ont alors décidé d'alerter le monde et de contacter la rédaction des Observateurs de France 24. 

>> À lire sur les Observateurs : La "vie abominable" d'un détenu de la prison centrale de Yaoundé


Depuis la diffusion des images, presque rien n'a changé

La vie des détenus de la prison centrale de Yaoundé n’a pas significativement changé depuis la publication de ces images, selon l’un d’entre eux contacté par France 24. Les portions de nourriture n’ont pas augmenté et les toilettes sont restées dans le même état.

Sur ordre du régisseur, les gardiens ont cependant saisi un grand nombre de téléphones portables et contrôlent davantage le marché noir. Aussi, les prisonniers n’ont plus besoin de payer un pot-de-vin pour prendre l’air dans la grande cour et les chaînes ont été retirées des pieds de plusieurs détenus.

Le ministère de la Justice n’a toujours pas répondu à notre demande d’interview envoyée le 30 janvier 2017, ni aux relances adressées ultérieurement.