Cette photo de l’ex-star de la pop libanaise Fadel Shaker circule depuis dimanche 23 juin sur les réseaux sociaux et ne cesse d’alimenter la polémique chez les internautes. L’ancien chanteur y apparaît une mitrailleuse à la main et affirme avoir participé aux combats qui ont fait rage ces derniers jours entre un groupe d’islamistes radicaux et l’armée libanaise dans la ville de Saïda, au sud du Liban.
 
Chanteur romantique, il était un habitué des hit-parades du Moyen-Orient et du Maghreb. En mars 2012, le chanteur surprend l’opinion libanaise en s’affichant aux côtés du très controversé imam sunnite Ahmad al-Assir lors d’une marche de soutien aux rebelles syriens à Saïda, sa ville natale. Le chanteur  "repenti" vient de franchir une étape dans son engagement lors du siège de la mosquée d’Ahmad al-Assir par l’armée libanaise dimanche et lundi. Il a en effet pris les armes aux côtés des partisans de l’imam al-Assir (qui a déclaré la guerre à l’armée libanaise et au Hezbollah) et s’est même vanté sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux d’avoir tué deux soldats et blessé quatre autres. La justice libanaise vient de délivrer un mandat d’arrêt à son encontre.
 
 
La conversion de Fadel Shaker au djihad armé divise les twittos. Certains parmi les sympathisants de l’opposition en Syrie le considèrent désormais comme un héros tandis que d’autres n’y voient qu’un vulgaire terroriste.  
 
"C’est ça le grand djihad, tu prends les armes contre l’armée de ton propre pays !"
   
"De roi de la sensibilité à terroriste recherché par la justice. Il finira en prison."
 
Fadel Shaker, quelques années plus tôt, dans le clip de sa chanson Ya Ghayeb.