Ces images d’une grande violence témoignent une nouvelle fois des abus dont sont régulièrement accusés les "chengguan", ces policiers municipaux chargés de veiller à la bonne gestion de la vie urbaine.
 
Vendredi 31 mai, ainsi que le raconte le site Sohu, plusieurs d’entre eux s’arrêtent devant un vendeur de vélos à Yan’an, dans la province du Shaanxi. Sans mot dire, ils commencent à embarquer les deux-roues rangés devant le magasin avant que les vendeurs ne s’interposent. Mais les explications, musclées, tournent rapidement au pugilat.
 
Attention, ces images peuvent choquer :
 
 
Les "chengguan" se sont justifiés en expliquant qu’à plusieurs reprises, ils avaient intimé l’ordre au propriétaire du magasin de ranger ses vélos sans que celui-ci n’obéisse. En guise d’excuse, ils ont argué que l’agent que l’on voit sauter à pieds joints sur la tête du vendeur n’était qu’un employé temporaire. Une forme d’échappatoire qui ne satisfait guère les internautes chinois, très nombreux à réagir à cette vidéo.
 
"La Chine aurait-elle mis en place la culture de l’employé temporaire ? Ce sont toujours des employés temporaires qui commettent des atrocités. L’alcoolémie et les violences ne concernent que les franges populaires de la société, elles n’atteignent jamais les officiels", ironise ainsi l’un d’eux sur Weibo, le Twitter chinois.
 
"Lorsque les employés temporaires remplissent leurs tâches, ils représentent, au même titre que les titulaires, les autorités policières. Employés temporaires ou titulaires, ils restent des 'chengguan'. Tabasser des gens et fuir ses responsabilités, quelle honte !", s’insurge un autre.
 
Cet incident s’ajoute à la longue liste de ceux qui ont fait la sinistre réputation des "chengguan". Depuis leur création en 1997, ils s’illustrent régulièrement par leur comportement abusif, ainsi que le rapportait l’année dernière l’ONG de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch.