Observateurs
Une vidéo amateur montrant des gardes présidentiels camerounais arrêter et maltraiter un homme a été postée sur YouTube le 8 décembre.
 
La vidéo a été relayée par un site administré par des Camerounais basés en Belgique. Selon eux, la scène se serait déroulée le 30 novembre dernier et l’homme arrêté et maltraité par les gardes présidentiels pourrait être un protestataire qui aurait refusé de dégager la voie alors que devait passer le cortège présidentiel de Paul Biya. Les administrateurs du site affirment être en contact avec la personne qui a filmé ces images.
 
 
Grâce à des Observateurs au Cameroun, FRANCE 24 a pu vérifier que la scène a eu lieu sur le carrefour bordé par la Poste centrale, le bloc ministériel numéro 2 et la Société nationale d’investissement (SNI).  Le président Paul Biya est effectivement passé par cet endroit le 30 novembre, jour où il a reçu son homologue de Guinée équatoriale, Theodoro Obiang. Après l’avoir accueilli à l’aéroport, il devait s’entretenir avec lui à l’hôtel Hilton de Yaoundé, lequel est situé à quelques dizaines de mètres du carrefour où s’est déroulée la scène.
 
Contacté par FRANCE 24, un conseiller du ministre de la Communication affirme que, "quand le président se rend à cet hôtel, tout le rond-point et l’allée jusqu’au carrefour de la Poste centrale, qui est en aval, sont neutralisés pour des raisons de sécurité".
 
Les uniformes des hommes procédant à l’arrestation montrent sans conteste qu’il s’agit de membres de la Garde présidentielle, toujours vêtus en kaki et chaussés de bottes marron. Une information confirmée par le conseiller du ministre.
 
Il n’est néanmoins pour l’instant pas possible de savoir pourquoi cet homme a été dégagé par la Garde présidentielle. Des activistes des droits de l’Homme au Cameroun assurent mener leur enquête sur place. Nous avons par ailleurs contacté des officiels du gouvernement à Yaoundé qui n'ont pas donné suite à nos sollicitations.
 
Cet article sera actualisé à mesure que d’autres éléments nous parviennent. N’hésitez pas à nous contacter si vous disposez d’informations concernant cette scène.