Observateurs
 
Un étudiant de 22 ans, touché mardi par des tirs policiers lors d’affrontements entre salafistes et forces de l’ordre dans la ville côtière de Sousse (à 140 kilomètres au sud de la capitale), n’a pas survécu à ses blessures. Selon le correspondant de France 24 en Tunisie, Abderrazek Tabib, qui cite des sources hospitalières, Fahmi Alouni a été atteint de deux balles dans la tête. Originaire de la ville Tataouine (530 km au sud-est de Tunis), il vivait à Sousse pour faire ses études en informatique.
 
Une vidéo postée sur Youtube montre comment le jeune homme a été évacué du lieu des échauffourées. Selon l’AFP, la police était en train de disperser un rassemblement d’une cinquantaine de salafistes et de casseurs qui tentaient d’incendier un poste de police. Sur les premières images, on voit des jeunes armés de pierres crier "Allah Akbar" [Dieu est grand] au milieu d’une route barrée par des bennes à ordures et divers objets incendiés. Puis un groupe de personnes transportant un homme, au visage ensanglanté, surgit dans un rideau de fumée. Une foule grossissante s’amasse derrière lui aux cris de "Amenez-le ! Amenez-le !". Le blessé est finalement posé à l’arrière d’une mobylette que le conducteur démarre aussitôt, suivie par un jeune qui tente de maintenir la victime en position assise.
 
 La Tunisie connaît depuis dimanche une vague de violences sans précédent depuis la chute du président Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011. À l’origine : une exposition d'art à La Marsa (banlieue nord de Tunis) dont certaines œuvres ont été jugées offensantes pour l'islam par des extrémistes religieux. Depuis dimanche, ces violences ont fait des centaines de blessé et désormais un mort.
 
Vidéo montrant l'étudiant tué à Sousse