Depuis le mois de janvier, l’université Omar-Bongo-Ondimba (UOB), à Libreville, au Gabon, connaît une révolte étudiante qui n'en finit plus de durer. Les étudiants réclament notamment le paiement des bourses d’études et l'annulation du critère de l’âge pour leur attribution. Depuis cinq mois, plusieurs manifestations ont été organisées sur le campus universitaire et dans la capitale gabonaise. Des débordements entre forces de l'ordre et contestataires ont incité les autorités à déployer des forces anti-émeutes autour de l’université. Leur retrait constitue désormais un grief supplémentaire pour les étudiants qui entendent poursuivre leur "mouvement d'humeur" tant qu'ils ne seront pas entendus par le gouvernement. 
 
 
Pour empêcher les professeurs de faire cours, les jeunes ont à plusieurs reprises érigé des barrages, n’hésitant pas à y mettre le feu pour dissuader le personnel de l'université de forcer les blocus. Des enseignants avaient arrêté de faire cours pendant plusieurs jours pour dénoncer ce climat "d’insécurité" avant d’appeler à la reprise des activités pour le 14 mai. Aujourd’hui, les cours sont toujours perturbés, comme l’a constaté notre Observateur, étudiant en première année de sociologie à l’UOB, qui a photographié ce barrage ce mardi 15 mai (photo ci-dessus).
 
Heurts entre étudiants et forces de l'ordre, le 18 avril, devant l'UOB. Photo de notre Observateur Armel. 
 
Des forces anti-émeutes devant l'université, le 19 mars. Photo de notre Observateur Armel.