Observateurs
 
Chronologie en images amateur du mouvement de contestation qui est en train de changer la face de la Tunisie.
 
Vous avez des enregistrements marquants des évènements de ces dernières semaines en Tunisie ? N’hésitez pas à publier vos liens en commentaire sous ce billet.
 
Quand tout a commencé à Sidi Bouzid…
 
Le 17 décembre, la tentative d’immolation de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid déclenche une vague de protestation. Le jour-même, des manifestations ont eu lieu devant le siège du gouvernorat.
 
 
 
 La contestation atteint Tunis
 
Ce qu’on appelait jusque-là "les évènements de Sidi Bouzid" s’étendent sur tout le territoire. À l’appel de  l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), la première manifestation a lieu devant le siège du syndicat. Il s'agit du premier rassemblement d’une longue série.
 

 
 Les manifestants s’attaquent aux symboles du pouvoir
 
D’abord pacifiques, les manifestations se transforment en émeutes et font des dégâts. Dans de nombreuses villes, des bâtiments officiels sont saccagés. À Sfax, le 12 janvier, deuxième ville du pays, c’est le siège du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), parti au pouvoir, qui est incendié.
 
 
 
L’armée à Tunis
 
Mardi 11 janvier, les émeutes embrasent Tunis et l’armée sort des casernes pour se positionner dans les différents quartiers de la capitale. Notre Observateur nous envoie les premières images des militaires à Tunis, le 12 janvier.
 
 
 
Un professeur franco-tunisien tué par la police
 
Hatem Bettahar, 38 ans, professeur à l’université de Compiègne (nord de la France), est en vacances chez sa mère à Douz (sud-ouest de la Tunisie). Il manifeste le 12 janvier et est atteint par un tir de la police qui tente de disperser les manifestants.
 
 
 
L’armée contre la police ?
 
Des rumeurs circulent dans plusieurs régions de la Tunisie : l’armée aurait protégé la population contre la répression policière. Sur cette vidéo, filmée jeudi 13 janvier, des manifestants semblent avancer aux côtés des soldats et défient les policiers.
 
 
Le 14 janvier, la  foule envahit Tunis
 
L’appel avait été lancé au début de la semaine. Malgré une tentative d’apaisement du président Ben Ali, la mobilisation gagne en intensité. Des milliers de personnes défilent sur l’avenue principale de la capitale et appellent à la démission du président devant le siège du ministère de l’Intérieur.
 
 
Le 14 janvier à Tunis, après l'annonce de la fuite du président Ben Ali. Une vidéo qui illustre l'émotion des Tunisiens. Un homme dans la rue, après le couvre-feu, crie "Vive la Tunisie. Nous avons arraché notre liberté. Gloire à nos martyrs. Elles sont où les voitures qui klaxonnaient hier à la gloire de Ben Ali ?". On entend que la femme qui tourne ces images ne peut retenir ses sanglots.
 
 
Cet article a été rédigé en collaboration avec Sarra Grira, journaliste à France 24.