"Ne nous déportez pas." Photo de Mya Guarnieri. Mya Guarnieri est journaliste freelance et blogueuse. Elle habite à Tel Aviv.

La plupart des enfants qui doivent être expulsés sont nés en Israël, parlent l'hébreu et célèbrent les fêtes juives. Ils ne sont jamais allés dans les pays d'où viennent leurs parents. Le ministre de l'Intérieur, Eli Yishai, l'homme du gouvernement qui est derrière ce plan, a qualifié ces enfants de "menace pour l'identité  juive de l'Etat". L'expulsion est prévue pour juin.

La manifestation de mardi soir était un dernier effort pour tenter de sauver ces enfants avant la fin de l'année scolaire. A chaque fois que le nom de Yishai était évoqué, la foule le huait. Parmi les manifestants, il y avait des députés israéliens. L'un d'eux, Nitzan Horowitz, a déclaré à une foule enthousiaste: 'Nous n'allons pas laisser quiconque les expulser.' Il a ajouté que cela ne suffisait pas et qu'il fallait que ces enfants soient régularisés.

A cette manifestation, j'ai rencontré Teresa, une travailleuse migrante venant des Philippines qui est menacée d'expulsion avec son mari et son fils de 5 ans. Elle a été profondément émue de voir autant de soutien. Ayant du mal à trouver ses mots, elle a juste mis la main sur le cœur avant de s'exclamer dans un excellent hébreu: 'Je suis très heureuse de savoir que beaucoup d'Israéliens nous aiment.'"

 

 
 
"Nous n'avons nulle part ailleurs où aller." Photo de Mya Guarnieri.

 

 
"Israël est ma maison. C'est ici que j'ai appris à parler hébreu. Tous mes amis sont ici. Je suis un enfant israélien." Photo de Mya Guarnieri.