Le slogan de Charal, "On n’a pas fini de vous faire aimer la viande", n’est pas vraiment du goût de L214. Cette association de protection des animaux accuse le numéro un français de la viande de ne pas respecter les normes d’abattage des bovins. Pour étayer leurs propos, l'un de ses membres a infiltré l’abattoir de Metz pour y filmer la chaîne de production.

Attention, ces images peuvent choquer



Selon l’association, Charal laisserait trop de temps entre le moment où les bêtes sont assommées et celui où elles sont saignées. Ainsi, les animaux se réveilleraient avant d’être égorgés et souffriraient inutilement.

Pourtant, les services vétérinaires de Moselle n’ont jamais trouvé rien à redire sur les pratiques d’abattage du géant de la viande. Mais leurs garanties n’ont pas convaincu L214. L’association les accuse en effet d’être à la fois juge et partie.

"Un égorgement, c’est un égorgement !"

Jean Le Joubioux était vétérinaire en charge de l'abattoir de Marvejols, en Lozère. Il est à la retraite depuis un an.

Je suis vraiment étonné qu’on puisse obtenir de telles images. Quand j’étais en exercice, il était interdit, de façon tacite, de prendre ne serait-ce qu’une photo. Les tueurs n’auraient jamais accepté. Ils savent que leur métier n’est pas bien ragoûtant. Ce sont des images très fortes évidemment, mais ces bêtes, il faut bien les tuer pour les manger. Un égorgement, c’est un égorgement. Sur les pratiques dans l’abattoir, je dois dire qu’elles n'ont rien de choquantes : c'est exactement le protocole à respecter. En plus, il n’y a pas de sang sur les bottes, ni sur les tabliers ni sur le sol, ce qui indique que l'abattoir est bien tenu. Ou alors les vidéos ont été tournées en début de journée. Mais si ces images sont volées, alors il n’y a vraiment rien à redire."