Photo postée sur Flickr par Choque.
Les médias brésiliens se demandent si ces graffitis sont l’œuvre d’artistes ou de délinquants. Pour ces jeunes, peu importe : le "pichaçao" est un art de vivre, dangereusement. "Pichador" vient du verbe portugais pichar, qui signifie appliquer la "piche" (le goudron), mais aussi critiquer durement. Les pichadores, issus principalement des favelas de Sao Paulo, peignent, toujours en noir, des caractères issus de l’alphabet runique. Leurs messages sont toujours les même (leur prénom ou le nom de leur groupe), mais ils les conçoivent comme autant de défis à la société brésilienne.
Ils attaquent de préférence au petit matin, armés de bombe de peinture, et laissent leur "griffe" le plus haut possible sur la façade des bâtiments, maisons, ou de toute autre construction urbaine. Plus le "pichaçao"" est inaccessible, plus il a de la valeur. Les "pichadores" disent que s’ils risquent leur vie, c’est pour déranger la société qui les a marginalisés. La chaîne Télé Globe, la plus populaire et la plus conservatrice du Brésil, les qualifie tout simplement de vandales.
Sergio Massucci, écrivain et publicitaire né à Sao Paulo, est un ancien "pichador".
Le 'pichaçao' est un mouvement né dans les favelas de Sao Paulo au début des années 80. Très tôt, il s’est étendu aux jeunes des classes moyennes qui trouvaient dans le 'pichaçao' un moyen d’exprimer leur mécontentement en dégradant l’espace urbain.Au début, c’étaient des fans de heavy metal et de groupes comme Iron Maiden, Black Sabbath et Slayer. Les premiers logos des 'pichadores' étaient inspirés de la typographie de ces groupes. Ce qui intéresse le 'pichador', c’est l’acte rebelle, pas son contenu. 'Pichar' c’est une façon de dire : 'Société, regarde-moi, je suis là… J’existe !' Il veut choquer, déranger et il y arrive toujours. Savoir si ce qu’il fait est de l’art ou pas ne l’intéresse pas. Il laisse ce débat aux intellectuels enfermés dans leurs universités. Le concept de beauté, comme il est reconnu par la société, n’existe pas dans son quartier d’origine. C’est comme si, au moment de 'pichar', il pensait : maintenant, c’est à toi d’avaler tout ce que moi j’ai avalé pendant mon enfance."
En septembre 2008, les "pichadores" ont même fait la une des journaux brésiliens après avoir envahi et tagué les salons de la Biennale d’art contemporain de Sao Paulo. Ils ont expliqué protester, à leur façon, contre la commercialisation et l’assujettissement de l’art urbain. Ricardo Basbaum, artiste, critique et commissaire d’exprosition présent dans la salle au moment de l’action, avait déclaré au journal "O Estado" de Sao Paulo : "La Biennale doit apprendre à vivre avec cela. Il s’agit d’un mode d’expression à l’état brut. Personnellement, je le trouve laid, mais ça fait partie de la société. Et une Biennale doit être ouverte à la société."
Comments
Cela me rappelle les
Submitted by Ayachi (not verified) on Sat, 16/05/2009 - 22:21.Cela me rappelle les quartiers difficiles Français ou Américains! Ces jeunes s'expriment de leur manière ou plutot de la seule manière qui leur reste
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des delinquants et rien
Submitted by Utilisateur non inscrit (not verified) on Fri, 15/05/2009 - 17:55.des delinquants et rien d'autres
euh les vrais misereux n'ont pas de quoi se payer bombe peinture
je dirais en un mot se sont des cons des nuls et rien d'autres
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Oui misereux
Submitted by Utilisateur non inscrit (not verified) on Sun, 17/05/2009 - 21:30.Oui misereux!!!
Si ceci est un art qui vient des quartiers pauvres a l'origine cela ne veut pas dire que cela restera ds ces quartiers. Reconnaissez qu'a l'origine les grfitis ont ete aussi combatut en Europe et maintenant sont un art a part entiere. Donnez leur de l'espace pour continuer leur creation et ils abandonneront ces immeubles pour se conformer. Les enfants pauvres qui avaint creer cet art sont appartiennent maintenant peut etre a un niveau plus eleve mais n'ont pas oublie leur origines. Voila. C'esst la meme chose avec les grafitistes en Europe.
Merci.
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les graffitis ne sont pas de
Submitted by Utilisateur non inscrit (not verified) on Mon, 18/05/2009 - 15:07.les graffitis ne sont pas de l'art c'est le debut de la delinquance
un quartier sans graffitis est beaucoup plus vivable qu un quartier souiller par ces laideurs
maintenant il y en a qui trouve qu un rouleau de pq accrocher a un mur c'est de l'art alors....
ceci dit il y a aussi un laxisme des politiques a lutter contre cette prolifération
on peut dire que comme le trafic de drogue comme la délinquance l'enlaidissement est d'abord due aux laxismes des politicards
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C'est un peu facile de dire
Submitted by Z (not verified) on Sat, 16/05/2009 - 15:44.C'est un peu facile de dire ça. Ou plutôt, même si c'est vrai que ce sont des délinquants, ou plutôt des vandales, cela ne nous délivre pas de la nécessité d'analyser ce qu'ils font pour tenter de comprendre qu'est-ce qui les pousse à ces actions. Toute expression de soi est en général une tentative de se communiquer au monde.
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"cela ne nous délivre pas
Submitted by Utilisateur non inscrit (not verified) on Sat, 16/05/2009 - 17:52."cela ne nous délivre pas de la nécessité d'analyser ce qu'ils font pour tenter de comprendre qu'est-ce qui les pousse à ces actions."
si tu veux analyser toutes la bêtise humaine tu as du boulot jusqu'a la fin des temps
ceci dit le bresil est un pays "rotten" je plains les natifs indigenes d'amazonie de voir comment leur pays a ete abimes
le bresil un excellent exemple de tous ce qu il ne faut pas faire
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C'est vrai que c'est
Submitted by Unregistered user (not verified) on Fri, 15/05/2009 - 12:31.C'est vrai que c'est laid...probablement comme la misère qu'ils ont connus.
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si ils etaient si misereux
Submitted by Utilisateur non inscrit (not verified) on Sun, 17/05/2009 - 15:52.si ils etaient si misereux que ca ils n'auraient pas de quoi se payer bombe de peinture soit dit en passant lol
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Quand on fais du graffiti on
Submitted by Unregistered user (not verified) on Sat, 30/05/2009 - 21:03.Quand on fais du graffiti on n' achète pas de peinture... on se démerde d'en trouver la ou on peu, que ce soit au Brésil ou en Europe...
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si...
Submitted by mercide on Fri, 15/05/2009 - 11:54.si on est un jeune homme vivant dans un quartier d'un pays africain, je me demende comment on peut depenser beaucoup d'énrgie pour cette activité alorsqu'on est affamé et qu'on ne sait pas si on trouvera jamais à manger.
vos commentaires sur:
http://arteblog.over-blog.org
mercide
Pays africain
Submitted by Utilisateur non inscrit (not verified) on Sun, 17/05/2009 - 12:38.Le Brésil serait en Afrique? On m'aurait menti?
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je nai pas dis
Submitted by mercide on Mon, 18/05/2009 - 10:40.je n'ai pas dis que le Brésil était en Afrique.je connais quand même le géographie.je voulais seulement transposé cette affaire en afrique en me demandant si les jeunes africains pouvaient se permettre des telle vandalisme.j'espère que vous m'avez compris.
merci
vos commentaires sur:
http://arteblog.over-blog.org
mercide
Bonjour, Merci d'intervenir
Submitted by Team Observers on Fri, 15/05/2009 - 12:02.Bonjour,
Merci d'intervenir régulièrement sur les Observateurs. Vos commentaires sont les bienvenus. Par contre, s'il-vous-plaît ne mettez pas à chaque fois l'adresse de votre blog, cela donne l'impression que vous ne commentez ici que pour générer du trafic sur votre blog... Je vous rappelle que l'adresse de voter blog est présente sur votre fiche profil.
Team Observers