Friday 09 January 2009

Le Portugal honore son statut de favori

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Les hommes de Scolari ont dominé leur sujet. Après leur victoire 2 à 0 face à la Turquie, ils se sont emparés de la première place de leur groupe et ont confirmé leur intention de laver l’affront de cette finale perdue devant leur public il y a 4 ans.

Ce 2-0 – auquel il faut ajouter trois poteaux - est la marque d’une équipe qui assume son statut et ne tremble pas face à l’enjeu.

L’attaque a buté sur la défense turque pendant une mi-temps, avant de trouver la faille, quitte à ce que la défense vienne en renfort, à l’image du but du défenseur d’origine brésilienne Pepe.

Maîtres d’eux-mêmes, les Portugais n’ont pas pris le moindre carton. Leur star Cristiano Ronaldo n’a pas marqué, mais ses coéquipiers ont répondu présent.

L’Euro sera une course de fond et les Portugais ont montré qu’ils pouvaient aller au bout. Prochaine étape : la Suisse.

« Nous pouvons aller au bout »

A mon avis, une équipe doit avoir confiance pour gagner, mais ne pas tomber dans l’excès de confiance face à des équipes réputées plus « petites » qu’elle. Les équipes non favorites ont tendance à surprendre. C’est ce qui s’est produit en 2004.

Le Portugal avait disputé son premier match à domicile face à la Grèce, et ils ont perdu à cause de ce trop-plein de confiance. Même si on a fait mieux dans le reste du tournoi, la Grèce était au-dessus.

Nous sommes conscients des risques cette année. C’est pourquoi le Portugal a si bien joué face à la Turquie.

Ce match était le nôtre, nous avons dominé sur l’ensemble de la rencontre. Nous avons manqué de chance en première mi-temps : le but – justement – refusé, ces frappes sur la barre de Nuno Gomes et de Ronaldo…

Les Turcs se sont contentés de défendre, profitant de quelques occasions en contre pour se montrer dangereux.

Et puis il y a le but de Pepe. La délivrance. Et cette agréable sensation de le voir ne pas baisser la tête après un but refusé, et devenir l’homme du match.

Les Turcs ont ensuite réagi. Ils ont ralenti notre jeu. Mais sans succès…

Solide, notre équipe est parvenue à se procurer de nouvelles occasions, dont la dernière qui a abouti au but de Raul Meireles. Tout le monde a bondi de joie. Non seulement on a marqué les trois points mais aussi on a pris la tête du Groupe A.

La soirée s’est donc mieux déroulée que prévue. A la grande surprise de certains d’ailleurs…Ce succès nous permet d’aborder sereinement les prochains matchs.

Les Portugais y croient. Nous pouvons aller au bout et remporter l’Euro 2008. Allez, le Portugal !

« La Turquie jouait une équipe de classe mondiale »

J’avais le sentiment que ce serait difficile. La Turquie jouait une équipe de classe mondiale.

Nous sommes mal partis. J’ai l’impression que l’équipe a mieux géré sa deuxième mi-temps jusqu’au premier but portugais. La Turquie s’est ensuite écroulée, leur offrant le deuxième but. Leur victoire était amplement méritée.

Je pense que nos tactiques sont approximatives et nos joueurs trop nerveux. C’était inévitable : l’équipe est jeune, avec peu d’expérience. Peut-être qu’il faudrait laisser Tuncay Sanli de côté…

Au moins, l’entraîneur turc Fatih Terim aura tiré quelques leçons pour les prochains matchs, que j’attends avec impatience. On devrait battre la Suisse, et retrouver notre confiance.

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Mehmet Anik

  • Denmark
  • Business school

Comments

éternels loosers

Comme toujours favori avec l'Espagne, mais comme toujours éliminé dans le dernier carré ou en finale.

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